Musiques Actuelles à Sédières (19)

Mes quelques jours de vacances sont bien chargés, ça a commencé d’emblée avec deux soirées au festival de musiques actuelles de Sédières.

Le vendredi: St Augustine, Camélia Jordana, et Emilie Simon ; le samedi: Benoît Dorémus, Micky Green, et Renan Luce.

Un imprévu a fait que j’ai dû prendre le volant, moi qui l’évite toujours autant que possible parce que je ne me sens vraiment pas à l’aise de nuit… Mais ça s’est très bien passé, même mieux que je pensais, pourtant les routes étaient pas des plus aisées ^^ Avec une co-pilote bien efficace et surtout un papotage sur absolument tout et rien pour rester bien éveillée, je m’en suis ma foi bien sortie (il y a juste un bled où on se souviendra à vie que si tu te notes pas de repères, t’es bon pour tourner dedans pendant des heures, vu qu’y’a jamais les panneaux que tu cherches).


(pour la petite anecdote, j’ai mis la radio pour les derniers kilomètres après avoir laissé ze potesse chez elle, le premier soir je suis tombée sur une rediff’ de Café Crime sur Europe 1 que j’aime bien, c’était intéressant mais j’ai commencé à me demander si c’était vraiment une bonne idée quand j’ai encore loupé un embranchement alors qu’ils parlaient d’affaires de femmes disparues ^^)

Bref, donc le vendredi, découverte du site: pas fléché contrairement à ce qui est annoncé sur le site web, on a trouvé quand même. Le parking est très bien aménagé, beaucoup de place, goudrnné, bien foutu.

La salle est magnifique, une ancienne grange retapée, ça a de la gueule!
Et au fin fond de la cambrousse limousine comme ça, c’est un très chouette cadre.
Avec ça l’accoustique est absolument parfaite, ça en est bluffant. Un vrai régal pour les oreilles!

On a donc démarré avec St Augustine, en provenance de Clermont-Ferrand, ce qu’on a du mal à croire quand il chante: un anglais parfait et une voix… incredibeul.

J’avais déjà écouté un peu son premier album, j’aimais bien mais sans accrocher plus que ça, c’est plus de la musique d’ambiance, ou, comme disait Elicec, « le genre de truc que si tu l’écoutes alors que tu déprimes déjà, tu te pends ».

Eh ben là il nous a servis quelques chansons inédites plus punchy que j’ai beaucoup aimé, et j’espère bien qu’il arrivera à les enregistrer sur un deuxième album!
Et même dans celles du 1er, c’est quand même magnifique, notamment « Let it go » et « Rainy country ».

Ensuite, Camélia Jordana. Moui, je l’aime bien, mais pas tout, elle fait un peu trop de ballades à l’eau de rose, je trouve. Mais j’aime quand même beaucoup son « Calamity Jane », ou « Moi c’est », évidemment « Non non non », des trucs comme ça…
Et elle nous a fait une reprise de « walk like an egyptian » qui était vraiment sympa.

Je ne l’ai pas beaucoup vue à proprement parler, surtout par intermittence, l’inconvénient d’être petite… (mais on a toujours l’impression que les grands gars du genre asperge ou armoire à glace conspirent pour toujours se trouver pile devant toi, ou les frisés pile dans l’axe, etc etc…)

Mais c’était sympa.


Et enfin, celle qui m’avait vraiment attirée: Emilie Simon.

Gaah. Rien que de voir l’installation des instruments, avec le piano tout joli et sa petite méduse, ça annonce la couleur… Et quand elle arrive, avec son petit chapeau tout coquet, son engin steampunk sur l’avant-bras, et les jeux de lumières, effets sur écran, etc, eh ben wouah, quoi.
J’avais beau savoir un peu à quoi m’attendre, ça m’a vraiment fait des frissons.
Sa voix est tout aussi pure et forte que dans les albums, et si belle, si juste…
Avec surtout des chansons du dernier album, que j’adore tout particulièrement, tout dans l’électronique et le mélange des sons, dix fois plus que dans les précédents… C’était vraiment génial.

Arrivée sur « The devil at my door », puis, en vrac, quasiment tout l’album: « Chinatown » , « Dreamland » , « Rocket to the moon » , « The cycle », « Closer », « Rainbow », « Ballad of the Big Machine » , « Fools like us » , « The way I see you », « This is your world »

Et trois vieilles chansons à l’appui: « Opium », « Fleur de saison » (avec un gros bug larsen mais si joliment rattrapé), « Désert », et « Flowers ».

Il y a eu aussi uen reprise mais je n’arrive plus à me souvenir quoi…

M’enfin « Dreamland », « Chinatown » ou « This is your world » en direct comme ça, c’est des purs bijoux, énorme!

Ca va rester dans mes annales, sûr!

Puis, le lendemain, on commençait par Benoît Dorémus, qu’on avait découvert par son « J’écris faux je chante de la main gauche » , il nous a aussi offert un florilège de chansons toutes plus sympas les unes que les autres: « De l’autre côté de l’ordi », « J’apprend le métier », « Comment vont les autres », « Je sors avec une étudiante », « Tu dors à contre-jour », « Rien à te mettre », « Deux pieds dedans », « Je me reappelle pas », « Bilan carbone » , « T’as la loose! », etc…

On a vraiment adoré et qu’on aurait bien voulu prolonger un peu, ça sera à guetter pour le revoir à d’autres occasions.


Ensuite, Micky Green, c’est quand même pas rien d’avoir une star internationale pareille au fond de notre cambrousse!

J’avais déjà découvert grâce à Jown, et j’ai pas du tout regretté, ni de l’avoir découverte, ni de l’avoir vue en live.

Elle est géniale, plantureuse sous sa tignasse platine presque blanche, sensuelle, très cool, super à l’aise, à jouer un peu de tout, d’ailleurs vraiment classe à la batterie et rockstar avec une guitare dans les mains, bref: gé-niale.

Tout plein de ses chansons envoûtantes: « True Love », « No line », « Oh », « The game », « Remember », « Scared Cat » (« le chat qui… a peur? hmm… it doesn’t seem the same in french » – c’est sûr que déjà effrayé ça lui aurait mieux rendu justice), et une reprise de « Love me love me » des Cardigans qui rendait super bien…
(il n’a manqué que Aim low que j’aurais bien aimé, mais bon.)


Et pour finir, Renan Luce, qu’on avait bien envie de revoir depuis la première fois au théâtre de Limoges, et on n’a pas été déçue, oh que non!

Un très bon équilibre entre chansons du premier album et du deuxième, une aisance encore accrue sur scène où il se défonce totalement, avec plus de musiciens, des ré-arrangements super sympas qui plantent une ambiance très forte – un thème western sur le début du « Clan des miros », une trompette de cirque avec éclairage rouge sur « Lacrymal Circus », des petites polyphonies pour boucler certaines chansons…

En vrac et non-exhaustivement: « Les gens sont fous », « Le clan des miros », « Rue de l’oiseau lyre », « Aux timides anonymes », « Ridicule », « Le Lacrymal Circus », « Monsieur Marcel », « Chien mouillé » (très très fort!), « La fille de la bande », « On n’est pas à une bêtise près », « Nantes », « Nuit blanche »,  « Les voisines », « Repenti » (« ah, la bolognaise! » s’est exclamée une fille derrière moi – bah oui, « des spaghettis de la sauce tomate », c’est vrai que c’est logique ^^, ça m’a bien fait marrer, j’ai adoré ^^), « La lettre », et une reprise de « Laisse tomber les filles » qui lui allait comme un gant.

C’était vraiment, vraiment bien.

En bref: ça valait le coup!
(même si crevant)

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