Twilight, 1: Fascination (Stephenie Meyer)

Quand un livre devient un gros phénomène de mode dont tout le monde parle, je suis toujours méfiante. Je met toujours du temps à me décider à le lire, et surtout motivée par la décision de juger par moi-même. Je n’aime pas trop faire comme tout le monde et me précipiter dessus quand le buzz commence à se faire. Je ne sais pas, j’ai l’impression que je n’aurai pas assez de recul pour l’apprécier vraiment à sa juste valeur et à mon propre goût, que je serai trop prise dans l’engouement général et trop influencée par ça.
Ca m’empêche pas de regretter de ne pas avoir découvert Harry Potter plus tôt, par exemple.

Brefle, ça faisait donc plus d’un an que j’étais résolue à jeter un oeil à la nouvelle idole des ados: Twilight, la saga des vampires modernes. Enfin, j’étais surtout intriguée par les discussions des Fondus qui l’avaient lus et en particulier la fanficqueuse du magnifique « Le Prince de Sang-Mêlé ou La véritable histoire de Severus Snape »

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Pour laisser à sa mère la liberté d’accompagner son compagnon dans ses déplacements, Bella, seize ans, décide de quitter l’Arizona ensoleillé et s’installe chez son père, chef de la police de Forks, petite bourgade de l’état de Washington. Elle croit renoncer à tout ce qu’elle aime, certaine qu’elle ne s’habituera jamais ni à la pluie ni à Forks où l’anonymat est interdit. Mais elle rencontre Edward, lycéen de son âge, d’une beauté inquiétante. Quels mystères et quels dangers cache cet être insaisissable, aux humeurs si changeantes ? A la fois attirant et hors d’atteinte, au regard tantôt noir et terrifiant comme l’Enfer, tantôt doré et chaud comme le miel, Edward Cullen n’est pas humain. Il est plus que ça. Bella en est certaine.

Bon alors, d’après ce que j’en avais entendu dire, je m’attendais au pire, et à devoir être indulgente envers le style et la guimauve.

Eh bien finalement je l’ai trouvé pas si mal que ça! Bon, d’accord, c’est de la bit-lit, c’est effectivement très fleur bleue, mais ça se lit très bien.

J’aime bien le côté « quotidien d’une fille normale voire même pas très douée ». Ca me fait juste un peu bizarre que tous ces lycéens conduisent seuls à leurs âges (dès 16 ans aux USA, apparement), parfois sur de bien longues distances. Dans mon petit lycée de petite ville rurale, il n’y avait qu’une poignée de terminales qui avaient déjà leur permis et leur voiture, alors je ne suis vraiment pas accoutumée à ce phénomène.

Mais en-dehors de ces petites différences culturelles, j’ai bien aimé cette ambiance de lycée très réaliste qui m’a même rappelé des souvenirs… C’est pas si souvent de voir ce monde-là décrit avec autant de justesse et de « vécu ».

La maladresse chronique de Bella me la rend proche et attachante, et elle a de bonnes lectures . D’ailleurs, Les Hauts de Hurlevent, Shakespeare… C’est une romantique dans l’âme, en fait. Très approprié à la fascination pour les créatures de la nuit, ça ^^

Bon, le coup récurrent du Edward qui lui coupe littéralement le souffle commence à être un peu lourd, donc je sens que ça risque de me gaver par la suite, et j’ai bien trouvé quelques trucs un peu gros, mais pour la plupart je m’y attendais déjà après les allusions des discussions Fondues alors ça aide à faire passer sans s’y arrêter!

J’ai bien aimé aussi les quelques pages où Bella fait des recherches sur les vampires, parce que peu de gens savent que ce mythe est beaucoup plus diversifié que le cliché qu’on connaît. Et ça appuie d’autant plus la créativité de Stephenie Meyer pour ses vampires à elle. Elle reprend les mythes pour créer le sien, c’est intéressant.

Cela dit, je vous conseille vraiment fortement la fanfic du Prince si vous aussi vous aimez cet aspect-là (et Severus Snape par la même occasion).

Voilà, je compte lire la suite bientôt, après une petite pause quand même


Et c’était donc enfin ma première lecture du Dark Side Challenge!

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« Je songeais que j’aurais aimé croire en ta réalité. Et ne pas avoir peur. »

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