Pirates des Caraïbes, 4: La fontaine de jouvence

 
 
Ca faisait bien longtemps que j’avais pas eu l’occasion de retourner au petit ciné de campagne que j’aime bien, pas loin de chez mes parents, mais pour une fois il y avait une séance à laquelle je pouvais aller samedi dernier, pour un des films qui me font aller au ciné sans réfléchir: le 4° volet de Pirates des Caraïbes.

La Fontaine de Jouvence, titre français qui s’éloigne du « On stranger tides » original, véritable reconnaissance de l’influence du livre de Tim Powers (« Sur des mers plus ignorées » en français) sur l’univers des films Pirates des Caraïbes.

Pour autant, il ne faut pas s’attendre à ce que ce 4° film soit particulièrement fidèle au livre de Tim Powers: à part certains détails anecdotiques (la poupée vaudou, vaguement la fontaine elle-même, et de loin), l’influence se retrouve encore une fois essentiellement dans l’univers de la piraterie.

Moi ça me convient très bien: si j’affectionne cette série de films c’est justement pour cet univers, cette ambiance, l’utilisation des réels pirates historiques et/ou légendaires (Le Hollandais Volant, Barbe Noire…), bien évidemment le personnage du capitaine Jack Sparrow, et rien d’autre.
Tant pis pour ceux qui y trouvent à redire

Donc donc donc: cette fois nous mettons le cap pour de bon sur la fontaine de jouvence, vieux rêve du cap’tain Sparrow.

Dès le début on retrouve le Sparrow qu’on aime, capitaine sans navire ni équipage, roublard et manipulateur opportuniste, dandy à sa façon mais guère gentleman, toujours plein de ressources et d’un charisme désinvolte.

Après avoir filouté un brin au procès accusant le second Guibbs (auquel on apprend à s’attacher pendant ce film) à sa place (« Vous êtes coupable de ne pas être coupable d’être Jack Sparrow » ^^), ça ne tourne pas comme prévu et il nous offre ce qu’il sait faire de mieux: une improvisation, et plus particulièrement une impro d’escapade rocambolesque

Avec juste un bref intermède pour se faire traîner devant le roi ^^

Il fait aussi des retrouvailles inattendues avec Angelica, une ancienne moniale espagnole qu’il avait sorti de son couvent (« j’étais persuadé que c’était une maison close ») et qui est devenue une aventurière de son acabit, allant jusqu’à devenir le second estimé de Barbe Noire, le pirate le plus redouté…

 

 


Pénélope Cruz tient bien le rôle, et j’aime bien la relation entre ces deux-là, même si ça devrait faire hurler la fangirl qui est en moi 

 

Il y a aussi les sirènes, autre classique de la piraterie, très bien rendu ici, pour finir sur une bataille épique

     

…qui leur permettra de capturer une prisonnière pour receuillir ses larmes lors du rituel païen nécessaire à la fontaine de jouvence.

C’est là que le missionnaire au coeur pur également capturé bien avant s’en émeut et que se noue une belle rencontre, entre le puritain convaincu et la belle créature humiliée.

    

  

Pendant ce temps-là, Barbossa et Jack crapahutent de concert comme de joyeux lurons en souvenir du bon vieux temps et de l’époque du Black Pearl.

  

Bien sûr tout ce petit monde finit par accéder à la fontaine de jouvence, où tout se déchaîne pour le plus grand malheur de ce haut lieu du patrimoine païen ^^

 

« Attendez! Pourquoi on se battrait? Vous êtes de son côté à lui et vous de son côté à lui. Ca se passe juste entre eux deux, pourquoi on ne se contenterait pas de les regarder faire en buvant un verre? »

Héhé, mais ça c’est sans compter le goût des pirates pour la bagarre – ça m’a beaucoup fait penser aux Feegles pratchettiens, ça ^^

Et enfin, on a un nouvel espoir pour le Black Pearl

…et ma foi ça peut augurer encore un bon nouveau film des Pirates, de mon côté le rendez-vous est pris. 



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