Petite Musique et Monsieur Melon à Chasseneuil (16), 01/10/11

Ils nous ont apportés leurs mains, leurs ventres et leurs coeurs, nos crevards de la route préférés.
Le fond de cet ailleurs était cette fois Chasseneuil-sur-Bonnieure, en Charente, qui organisait sa « Soirée Notes d’Espoir », une belle initiative au profit d’une association qui vient en aide aux personnes handicapées et à leur famille – prendre son ticket était donc aussi pour la bonne cause.



On est arrivées pas mal en avance, après un trajet finalement plutôt rapide (beaucoup plus que ce que j’avais vu vite fait en estimant depuis la Creuse, mais c’est pas si étonnant). Au début on se demandait si on attendait bien devant la bonne porte, vu la foule qui entrait dans le cinéma juste à côté, mais avec le fléchage ça ne pouvait être que là et c’était effectivement bien là. Un peu dommage, tout ce monde au ciné plutôt qu’aux concerts, mais bon.

Une fois la salle des fêtes ouverte, on a pris nos chaises et on s’est installées, comme à Chanteix, dans une convivialité toute bon enfant – d’ailleurs y’en avait, des n’enfants, des p’tits bouts d’choux tout rigolos qui se démenaient guillerettement devant la scène, c’était marrant ^^ Et j’aime bien ce genre d’ambiance en toute simplicité.

D’ailleurs, juste avant le concert Marilou a soudain croisé le regard de Cédric (le chanteur/guitariste de Petite Musique) qui est carrément venu nous taper la bise et s’est souvenu spontanément de notre première rencontre à Doyet, et de la deuxième dans le Nord sans moi.
C’est vrai que trois fois en deux ans c’est pas mal, mais vu la floppée de concerts qu’ils enchaînent c’est quand même un peu fou et ça fait plaisir.

Et donc voilà, les lumières baissent, et les deux frangins entrent en scène avec leur soleil dans la voix et leurs jolis mots dans la bouche…

Petite mise en train en douceur avec Adjectif (« pour préciser ma pauvre place, ce rien qui me suit comme un point dans l’espace »), qui s’enchaîne sur On veut moins (« et toujours pro, toujours la frite »)



Et à nouveau je suis épatée par la dextérité de Seb, qui gère à la fois la batterie au pied, le violon du bout de ses p’tits bras musclés, et le chant au micro sans jamais rien louper, ça m’impressionne toujours autant.

  

  

Petite pause plus calme avec le très beau Lune idéale (« parce que ses rêves ont les yeux pâles »)





   


On se ré-enflamme avec Moi j’ai froid (« quand le froid est dans le coeur ») et La vie qui vient (« j’avais des fourmillières sous les pieds »), et Val (« c’est un sacré boxon là devant les portes de l’Arsenal (…) Toulon dort… »)



On reçoit un joli cadeau avec une belle chanson inédite, Retenez-moi, et puis une intro un peu plus développée sur leurs « influences » de jeunesse  (Enrico Macias, Joe Dassin… « avec ta robe à pois tu ressemblais à rien, je me souviens encore de ce que je t’ai bavé dans l’oreille ») pour passer à Je t’aime adieu (« rendez-vous dans une éternité, un siècle, un an… »)



Et si au final j’avais pour ce billet plus de photos potables de Seb que de Ced, il n’en manque pas moins de classe et de charisme, bien campé sur ses grandes jambes, le pass pendouillant à la ceinture et même pas l’air con, et ma foi beau comme un dieu.
(pas que le frérot ne le soit pas non plus, d’ailleurs, surtout avec son regard lumineux…)

On continue en beauté avec Les cailloux (« au commencement étaient les parois de shiste de la jeunesse »)

et une de mes grandes préférées, En lumière (« et tu changes l’or en argent, et puis l’argent en fer, et puis le fer en étain, et l’étain… en lumière! »)

  

Dommage que la participation du public ait été légèrement poussive, mais ça a été le cas pour pratiquement toute la soirée…

Bon, je dois encore me planter dans l’ordre de la setlist parce qu’il me semblait que ce n’était pas l’avant-dernière chanson, mais j’ai épuisé mes notes et j’en arrive donc à la dernière, le petit bouquet final beau comme tout qui résume très bien la chaleur, la simplicité, la profonde humanité et la générosité de Petite Musique:

Les belles heures (« garde-les bien ces belles heures, et dans ton ventre et dans ton coeur, elles nourriront une autre vie ailleurs, ne te poses pas de questions, choisir c’est dire à la vie « non » »)

Et voilà, c’était déjà fini… L’avantage qu’ils soient passés en première partie, c’est qu’on les avait tout de suite, mais ça avait aussi l’inconvénient de réduire leur temps de scène à juste une heure, bien trop court à notre goût!

Mais bon, une heure de bonheur, malgré tout, ça aurait été dommage de passer à côté (« faut pas le laisser filer, cet instant sous ton nez »).

On voulait se (ré)approvisionner en CD et affiches et si possible passer un peu de temps à papoter avec eux (et au passage demander des gribouillis sur nos affiches et CD), mais le deuxième concert était annoncé pour incessament sous peu, alors on a mis ça de côté pour plus tard…

Bon, Monsieur Melon c’était pas mal non plus, mais la chaleur et la fatigue (+ la méconnaissance) aidant, on a eu quelques décrochages

Et puis wala, le p’tit melon (huhu, pitit lapsus à garder dans les annales) a salué, avec un Seb a lunettes fugacement réapparu, mais on n’a pas réussi ensuite à leur remettre le grappin sur eux tous les deux.

Tant pis, ça sera pour une prochaine fois… Dans pas trop longtemps j’espère!
En attendant ça fait toujours des bons moments emmagasinés

* et merci encore les coupines, pour le volant et les photos entre autres *

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