Le Monde de Narnia, 2: Le Prince Caspian (film)

Ca faisait longtemps que je voulais me remettre dans Narnia, ne serait-ce que pour finir de lire les quelques tomes de la série que je n’ai pas encore lu et relire les autres.
J’avais vu le premier film, mais zappé le deuxième.
En ce moment il y a une opération demi-tarif à mes cinés habituels, et la seule affiche qui m’intéresse est le Narnia 3, ça m’a suffi comme prétexte ^^ (et si ça ne suffisait pas, l’article de Vert m’achevait)

Donc dans la semaine j’ai fini d’acheter mes tomes manquants et hier soir, je me suis regardé chez moi le deuxième film:


Ca reprend très bien les éléments du livre, qui était le dernier de la série que j’avais lu à l’époque où je découvrais Narnia (à la fin du lycée, je crois).

Nous retrouvons nos quatre héros fils d’Eve et d’Adam devenus jadis les rois et reines du monde de Narnia après avoir vaincu la Reine Blanche et son hiver perpétuel en s’alliant avec Aslan, le majestueux lion seigneur.

Cela fait un an qu’ils sont revenus vivre dans notre monde, à Londres. Et voilà que dans le métro, le passage de la rame dévoile un autre paysage, celui du monde merveilleux où ils avaient vécu tant d’aventures…
Mais à Narnia, le temps s’écoulme différemment, et ce sont mille ans qui les séparent de l’époque de leur royauté.

Et les choses ne se produisent jamais deux fois de la même façon…

C’est donc un Cair Paravel en ruines que les quatre enfants retrouvent, et tout le peuple fantastique a disparu, chassé par les humains Telmarins, à la tête desquels le roi Miraz oeuvre d’une main de fer  et avec la fêlonie d’un serpent.

Le prince Caspian, héritier légitime tant que Miraz n’a pas de descendant, devient un obstacle quand la reine donne naissance au fils de Miraz, et se voit donc contraint de fuir et se cacher lui aussi.

Comme on s’en doute, tout ce petit monde se rencontre et s’organise pour reconquérir Narnia et le rendre aux Narniens, pour que tout ce qui a été relégué au rang de légendes et racontars – y compris l’existence d’Aslan – regagne sa réalité.



Tout comme le livre, c’est assez classique et les parallèles de morale chrétienne sont bien présents, je le res remarque d’ailleurs beaucoup mieux dans les films que dans les livres, mais pour moi ça garde toujours cette incroyable force de merveilleux, ce côté poétique, et cette magie de l’enfance… C’est ça que j’aime dans Narnia, depuis la première fois que j’en ai attrapé un bouquin, et ça ne change pas, malgré toutes les critiques que ça a pu recevoir.
Je suis la première à reconnaître que c’est très « gentillet », pourtant, mais ça reste un incroyable panorama fantasy cher à mon coeur.

Dans le détail, j’aime toujours autant la petite Lucy, merveilleusement incarnée par Georgie Henley, la plus enfantine, celle qui a la plus grande foi inébranlable en Aslan et la magie de Narnia. La première à voir les arbres danser, à s’émerveiller de tout…

Ben Barnes est aussi très bien dans le rôle du prince Caspian, qu’il me semble avoir apprécié beaucoup que dans le livre, où l’amertume et la désillusion restaient plus marquantes.
On comprend que Susan s’en entiche un brin, elle qui a déjà presque tourné le dos à cette part d’enfance qui fait Narnia…



Comme Lucy, je suis toujours très nostalgique de Mr Tumnus (prononcé à l’anglaise, « Teumneus », rah! Comme les « narniens » qu’ils prononcent « narnians ». Alors qu’ils se sont corrigés et ne disent plus « Aslent » mais bien « Aslann »…), l’image de leur première rencontre sous le réverbère au milieu de la forêt enneigée est pour moi une véritable icône de l’univers de Narnia.

Heureusement il y a d’autres faunes, et c’est bel et bien mon espèce préférée du peuple narnien!

Les minotaures sont supers, aussi.

Et puis il y a ces petits traits de drôlerie, surtout avec Ripitchip, la souris mousquetaire sans queue et sans reproches ^^

  

Et donc oui, la crise de foi des mecs face à la tentation de la Reine Blanche, et l’obstination payante de Lucy pour le retour Aslan évoquent on ne peut plus clairement la religion chrétienne, le Malin, Dieu, et les égarements de la raison et de la foi…

Ca me saute aux yeux maintenant que je l’ai entendu répéter sur tous les tons.

Mais peu importe, c’est beau quand même.



Voilà, je m’attendais plutôt à du raté avec tous les avis négatifs que j’en avais entendu dire, mais j’aurais dû me souvenir que ça m’avait fait pareil pour le premier film et que j’en étais sortie tout aussi enchantée. C’est vraiment très fidèle aux livres et j’apprécie hautement.
J’aime y retrouver cette évasion naïve, et même si c’est bisounours, je conserve toute mon affection pour ces grandes bouffées d’émerveillement que nous offre cet univers magnifique.

(avec ça, la B.O., encore signée Harry Gregson-Williams, est particulièrement chouette)

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