Ma triade du 14 juillet: St Chartier-Londres, Joanne McIver & Christophe Saunière / Dr Who Proms / Malicorne

Bon, alors: à la base, je n’avais prévu que d’aller à Londres, le 14 juillet, pour réaliser mon vieux rêve d’assister aux Doctor Who at the Proms du Royal Albert Hall. 

Mais: finalement on n’a pas réussi à acheter de ticket pour les Proms, mais Adele la Warrior Princess a réussi à en dégoter des libérés  ils étaient juste pour la 2° séance, le samedi soir, plutôt que la 3° et dernière le dimanche matin.

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D’un autre côté, j’ai découvert par hasard le festival des Rencontres Internationales de Luthiers et Maîtres Sonneurs (ou « festival de St Chartier », du nom de la première ville où il était organisé initialement), qui se déroulait le même week-end pas loin de chez moi, et offrait notamment la possibilité de revoir le duo McIver & Saunière que j’affectionne le vendredi 12, et de voir Malicorne en vrai de vrai le dimanche 14…

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C’était pas infaisable. Donc je l’ai fait.

Comme d’habitude, j’avais essayé de rameuter des companions, avec plus ou moins de succès… Mais aussi une bonne surprise: Cryssilda, la blogueuse scotophile, a rejoint l’aventure du vendredi sans faire ni une ni deux, et j’étais toute contente d’avoir l’occasion de la rencontrer!

D’autant plus pour aller voir un concert de Joanne McIver & Christophe Saunière, qu’elle connaît assez bien et dont on est aussi fan l’une que l’autre!
Et c’était notre 3° fois pour chacune – ma 2° étant la St Patrick à Toulouse que je n’ai toujours pas chroniquée, mais un jour, un jour, je le ferai



Le matin du vendredi 13, donc, j’ai été chercher Cryssilda à la gare et l’ai promenée un peu (c’était assez inhabituel pour moi d’avoir une invitée aussi enthousiaste sur mon fin fond de cambrousse avant même de venir ^^) avant de faire une étape casse-croûte chez moi et de repartir pour St Chartier, ou plus précisément l’église de Lourouer-St-Laurent, où le festival délocalisait ce concert-là.

A peine arrivées sur la place de l’église, alors que j’opérais un demi-tour pour aller me garer sur le parking indiqué, une autre voiture est arrivée avec une tête familière au volant… Mais oui, c’était bien le duo

Une fois garées, on est donc vite retournées à l’église pour leur dire bonjour  Cryssilda s’est fait reconnaître, et elle avait parlé de moi qui loupait toujours Christophe à la fin des concerts… Du coup on a échangé quelques mots avec eux, surtout lui, le temps qu’ils amènent leurs instruments dans l’église – la harpe est impressionnante même dans sa housse – il nous a notamment dit que la configuration de la salle était un peu bizarre… Puis on les a laissé se préparer, pendant qu’on attendait que la biletterie ouvre.

Bon, l’entrée n’a pas été hyper simple ni fluide, et j’ai eu quelques doutes question sécurité avec le véritable entassement que ça a fini par faire à l’intérieur – même si je conçois que la situation comportait beaucoup de paramètres variables et ne devait pas être des plus faciles à gérer -, mais qu’importe: on a pu se placer pas trop mal après l’entrée du premier flot des « prioritaires » (ceux qui avaient une forfait journée ou un pass festival), et surtout on s’est pris une première claque en découvrant la beauté de cette petite église, avec des peintures murales médiévales dévoilées et restaurées, et une prédominance de boiseries qui donne un aspect plus simpliste et convivial…


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Vraiment un cadre magnifique!
Bien sûr, du coup cette église n’offrait pas la résonnance à laquelle on aurait pu s’attendre, mais la sono a pu y pallier et le décor compensait largement.

Le duo est réapparu en « habits de scène » (tunique pour Joanne et kilt pour Christophe), et a commencé avec deux nouveaux morceaux, dont un qu’ils jouaient en public pour la première fois!
Fidèles à leur répertoire, c’était bien sûr joli comme tout…

Ils avaient effectivement été placés au centre de l’église, avec le public tout autour (et donc même dans leur dos, avec des gens qui devaient se contorsionner ou ne voir qu’un pilier), mais malgré les inconvénients c’était sûrement le meilleur moyen de donner de la visibilité au plus grand nombre, et Joanne et Christophe ont géré ça avec brio, n’oubliant jamais personne.

Pour la plus grande part, le public m’a eu l’air subjugué, comme à nos propres première fois respectives, à Cryssilda et moi, où nous avions attrapé le coup de coeur pour la voix cristalline de Joanne, sa maîtrise des tin whistles et de la smallpipe, l’aisance de Christophe et son art de la harpe, ses improvisations et ses plaisanteries, et leurs traductions et explications sur toute la culture écossaise et Arran qui les inspirent et imprègnent leur musique.

Dans le désordre et la non-exhaustivité la plus totale, il y a eu aussi The Sun Begin To Set, John Macnab, The Scottish Inventors, The Mistress Stone, Tha i fuar, The Clearance Lullaby, une version toute douce de Scotland the Brave, Sauchiehall Street, Ghosts, My Bonnie Jo, Leaving Arran, The Herring Fishers… et d’autres que j’oublie! Y compris des nouveaux morceaux et des petites variations sur certaines qu’on connaît par coeur (pour ainsi dire ^^)

Jusqu’au grand moment du final, où Joanne sort de scène en jouant de la smallpipe, et habituellement se prépare dans les coulisses – mais ici c’était donc dans un coin du public – pendant que Christophe fait la transition à la harpe (en en profitant pour glisser quelques délires), avant qu’elle ne fasse sonner le bourdon de sa grande cornemuse traditionnelle pour faire un retour sur scène avec toute la fierté, la classe et a force émotionnelle d’une bagpipe – d’autant plus sur l’air de Flower of Scotland (je me souviendrai toujours de la première fois, où j’en avais pleuré, alors qu’il en faut vraiment beaucoup pour me le faire sortir physiquement).
Et on a même eu droit à une petite prolongation. Et bon sang que c’était bon!
 

Après ça, on a préféré attendre que le gros de la foule se vide un peu, pour mieux admirer encore les murs de l’église, et ensuite seulement on a rejoint la table où le duo vendait ses CD.
C’était un peu confus, Cryssilda ne se souvenait plus de ce qu’elle avait déjà en CD ou pas, moi j’en avais amené 2 déjà à moi pour que Christophe complète la dédicace, + celui que j’achetais sur place, d’autres hésitaient aussi, beaucoup papotaient en même temps… On a fini par s’écarter un peu puisqu’on n’était pas pressées, le temps de laisser tout le monde être servi sans rajouter en plus notre grain de chaos ^^
A la fin on a pu discuter encore un peu plus (et on a comme qui dirait presque pris rendez-vous pour l’été prochain sur l’île d’Arran …), et puis une fois nos CDs récupérés, on a pris congé.

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Encore tout émoustillées de la joie de ce concert et de cette rencontre, on a fait une incursion au « verre de l’amitié » qui se terminait, et on est reparties.

Puisqu’on était dans la zone de George Sand, ça semblait une bonne idée de chercher à jeter un oeil à la Maison consacrée, on s’en est donc mises en quête… pour tomber dessus juste après, une fois le doute dissipé (c’est donc bien à « l’auberge de la Petite Fadette », qui ne paye pas de mine depuis la route, pas besoin de chercher plus loin ^^).

On s’y est posées autour d’un verre pour papoter encore, dans ce cadre très pittoresque et sympathique.

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Quand on est reparties après un petit tour plus poussé des lieux, le soleil commençait à squatter l’horizon… Ca passe toujours trop vite, les bons moments

Ce n’est que sur la route du retour, puis chez moi, que Cryssilda a commencé à recevoir des sms sybillins de son frère qui travaille à la SNCF, et qu’on a découvert la catastrophe du train déraillé à Brétigny-sur-Orge.

Outre le choc de cet accident, on s’est couchées dans l’incertitude pour notre train du lendemain…



…mais le mieux était encore qu’on aille à la gare avec nos billets initiaux, pour voir l’évolution de la situation et les solutions possibles.

Je m’attendais à ce qu’il y ait au moins des bus mis en place en urgence, mais non… et le seul train possible, depuis Limoges, m’aurait fait arriver à Paris bien trop tard pour attraper mon Eurostar et aller aux Proms Doctor Who.
J’ai bien cru que cette fois ça tombait à l’eau pour de bon…

A tout hasard, en cherchant d’autres villes de départ qui pourraient me tirer d’affaire, j’ai lancé le nom de Poitiers sans trop y croire, et il s’est trouvé que c’était effectivement une solution jouable, LA seule solution pour moi. Je leur aurais sauté au cou, à ces guichetiers

Donc hop, billets modifiés, et c’était reparti pour la gare de Poitiers, à deux heures de route. Le truc un peu dingue que j’aurais beaucoup plus hésité à faire, seule, et encore, pour une motivation aussi forte que celle-là je crois que je l’aurais fait.

Quoiqu’il en soit, on a réussi à attraper le TGV, et à arriver à Paris dans les temps pour que j’attrape mon Eurostar. J’ai laissé là Cryssilda, et plutôt que prendre un peu le temps d’un verre comme je l’avais prévu, je n’ai vu Vert que d’un train à l’autre, mais ça m’a fait bien plaisir de la revoir, fut-ce aussi brièvement.

Arrivée à St Pancras, mon phone a fait des siennes avec le changement de réseau, du coup, j’étais coupée de tout contact… J’avais convenu avec Mirliton qu’elle m’attendrait à la sortie de l’Eurostar, mais je ne l’ai pas vue du tout. En même temps, au départ elle devait juste m’accompagner pour papoter mais elle n’avait pas de ticket pour les Proms, et finalement dans la journée la gardienne de nos 4 précieux tickets nous a averties qu’elle était trop malade pour venir, donc Mirli pouvait même rester pendant le spectacle. A condition que quelqu’un puisse récupérer les billets auprès d’elle… et je n’avais pas trop suivi la suite.

Du coup je me suis dit que les plans avaient peut-être changé, que Mirli avait peut-être des soucis avec son phone aussi, et que de toute façon on se retrouverait bien à un moment ou à un autre au Royal Albert Hall.
Donc je suis partie dans le métro, où le réseau est coupé, et ce n’est qu’en approchant du RAH (en sortant par South Kensington et donc en passant devant le Science Museum et l’Imperial College ) que j’ai pu avoir des nouvelles de tout le monde – alors que la batterie de mon phone faiblissait à vue d’oeil, joie
M’enfin, on s’est raccordées, et je me suis mise en quête des deux autres, des amis pratchettiens: un fils du Professor Hicks, et Adele la Warrior Princess, grâce à qui je réalisais ce rêve
J’ai ainsi fait tout le tour du Royal Albert Hall – qui est magnifique -, et de longues files de fans dont beaucoup étaient costumés dansle thème de Dr Who, j’adore… J’ai moi-même accroché mon petit bibi Tardis que j’avais fini de coudre la veille, une fois trouvée la bonne porte et la table de bar où squattaient Adele, Hicks Junior, et 2 ou 3 amis de Adele qui en avaient profité pour la voir un peu avant le spectacle.
Mirli est arrivée très rapidement, on a papoté… biché avec nos éléments de costumes…

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Puis on est partis prendre place, en se régalant au passage de la splendeur intérieure du Hall
On étaient toouut en haut des gradins, juste avant les derniers balcons… La vue plongeante était chouette!

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(Ayant encore été en rade de batterie – toujours aussi frustrant -, toutes les photos de cette soirée sont de Adele ou de Mirliton)

Un grand écran relayait ce qui se passait tout là-bas sur la scène, et en attendant le spectacle les caméras se baladaient dans le public pour surprendre costumes, gens affairés et gamins surexcités. On devrait faire ça à chaque concert, ce serait bien plus drôle

On n’a pas attendu très longtemps avant que l’orchestre investisse la scène, et entame les hostilités avec The Mad Man with a Box, suivi de I Am The Doctor.

Les extraits de la série projetés sur l’écran ramenaient pas mal d’émotion en plus de la musique – et c’est vrai pour absolument tout le concert…
Et I Am The Doctor est irrémédiablement lié à Ani/Alda dans mon esprit, c’est certain – ça m’a rappelé toutes les fois où je l’ai entendue le jouer au piano et j’ai beaucoup pensé à elle

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« Trust me. I am The Doctor. »

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Déjà quelques « monstres » de la série ont fait leurs apparitions par les portes latérales et au milieu de la fosse, mais rien ne pouvait être aussi fun que de voir Vastra et Strax s’avancer comme maîtres de cérémonie!

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A un moment, on a aussi eu droit à une petite mise en situation avec Eleven et Clara tournée spécialement pour amener leur apparition sur scène… Et damnit, ça fait quand même tout bizarre de voir Matt Smith avec les cheveux ras – ils ont prétexté un effet secondaire d’un machin timey-wimey-vortex-whatever
(mais muuuh, ses mèches me manquent, et on dirait Lance Armstrong croisé avec un O’Hara, c’t’horrible!)

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Il y a eu aussi toute une séquence pour revenir sur le personnage de Clara, et les différentes companions du Doctor (de la nouvelle génération), en mettant l’accent sur leurs adieux au Doc:

Carmen (Suite n°2 – Habanera (Bizet), The Companions, Cyber Shard, Toccata and Fugue in D minor, BWV 565 excerpt (Bach), The Final Chapter of Amelia Pond

Et pour finir avec cette première partie (déjà?!), on a eu droit comme je pensais à The Rings of Akhaten, de toute beauté!

Après un entracte de 20 minutes qu’on a passé à papoter (et à s’éventer, pinaise qu’il faisait chaud là-haut), le spectacle a repris avec un festival d’aliens sur All the Strange, Strange Creatures: j’étais aux anges.

Un nouveau petit retour sur les derniers épisodes et Clara, avec The Impossible Girl et La fille aux cheveux de lin (Debussy), et on partait dans les Classics, avec la genèse de Doctor Who!

Russell T. Davies est venu sur scène, il y a eu un petit topo sur la genèse du générique et des bruitages, notamment les voix des Daleks, et deux bruiteurs se sont avancés sur scène tout en filmant, et enfin il y a eu Carol Ann Ford, l’actrice qui jouait la toute première companion, la petite-fille du tout premier Doctor incarné par William Hartnell!

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Le Classic Doctor Who Medley était très sympa, même si là encore il insistait sur les régénérations et donc les adieux des différentes versions du Doc, mgnouh…

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Ensuite, l’orchestre a interprêté les morceaux des gagnants junior et senior du Dr Who Create A Soundtrack Competition, qui avaient illustré The Snowmen. Vu comment j’adore cet épisode, ça a été grandiose!

Puis les Daleks ont pris le contrôle du concert et exigé une chanson à leur gloire, et ce fut First There Were Daleks.

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(gnii le p’tit délire de Ben Foster avec le bâton d’orchestre sonique gnii)

Ensuite on est revenus sur le dernier épisode diffusé pour The Name of the Doctor, et j’ai adoré le bagpiper qui est venu vite fait interpréter l’ambiance écossaise où Strax est cueilli pendant les convocations à la réunion des companions

Pour finir, une nouvelle composition célébrait l’anniversaire de la série, avec Song for Fifty, une sorte de grand feu d’artifice général avec un mélange de toute la génialitude précédemment déployée.

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En en discutant avec Adele après coup, elle ne l’a pas trop aimée, la trouvant trop emphatique et convenue, mais personnellement je n’ai rien trouvé à y redire. Peut-être l’enthousiasme aveugle de la première fois ^^

En tous cas, j’ai vraiment été ravie de vivre ça, j’ai juste trouvé le concert trop court et regretté un peu qu’on ne soit pas placés un peu plus bas. Je me demande même si la fosse ne serait carrément pas totalement jouissif!
Et j’avais déjà le coup de foudre pour Ben Foster, le chef d’orchestre, ça n’a évidemment fait que me le renforcer à mort

Bon, une possibilité de rencontres et dédicaces avec les personnalités à la sortie aurait été parfait, mais bon je sais bien que c’est pas très réaliste et qu’il n’y avait quasi aucun espoir ^^

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Le programme, le billet, le bibi-tardis.

Après ça, Adele et moi on a clopiné jusqu’au chouette appart’ qu’elle partage avec 2 collocs, dont une partie en week-end qui me laissait gentiment son lit, et bien sûr la star des lieux: Tyger, un chat de 6 mois

J’avoue que je n’ai pas traîné à me mettre au lit (après une douche ô combien bienvenue).



Le dimanche 14, donc, je suis repartie de chez Adele de bon matin (après avoir vu la traditionnelle réclamation de croquettes du choupinou Tyger) pour attraper mon Eurostar de retour.
C’est là que j’ai commencé à réaliser que mes sandales massacraient mes petons, qui comptaient 3 belles ampoules

A la gare Montparnasse, j’ai pu avoir facilement un billet de remplacement pour Poitiers – en remarquant au passage l’intéressante initiative des équipements proposés près de l’espace de vente des billets: des vélos fixes pour recharger son mobile etc (quelques acharnés y piquaient des sprints désespérés), un piano en libre service…

Pendant ce temps, Solly arrivait à Poitiers avant moi, et dès mon arrivée j’ai donc retrouvé ma copilote de choc pour repartir au château d’Ars pour le festival de luthiers et sonneurs.

On y est arrivées vers 17-18h, commençant par un p’tit tour général pour voir (en clopinant gaillardement).
La foire des artisans de bouffe bio était une débauche de tentations. Le château était bien classy, avec sa rotonde-véranda ajoutée. Le tour des stands de luthiers et autres z’instrumenteux de tous pays était très agréable, sous la fraîcheur des arbres, et bien couinante et bavante pour nous – même si on ne regardait que de loin, vu qu’on n’y connait rien, qu’on ne sait jouer de rien de tout ça, et qu’on n’en a pas les moyens
Des musiciens improvisaient des boeufs ici et là, certains luthiers joignaient la démonstration à leurs explications, un groupe de festivaliers enchaînait les chansons trads en choeur…
Ces petits bouts de musique éclosaient de tous les côtés, ça donnait une ambiance sympa et unique.

Après ça, étant prise d’une sérieuse fringale je me suis mise en quête d’un p’tit quèque chose à me mettre sous la dent, pendant que Solly, commençant à atteindre l’overdose de foule, allait nous réserver un coin fort chouette derrière le château. J’y ai dégusté une crêpe au sucre (pâte épeautre) des Jardins de Selma qui fut une vraie tuerie (t’façon, déjà de base, une crêpe au sucre… mioum!).

Et vu l’heure, on s’est aussitôt dirigées vers la scène du concert pour espérer trouver une bonne place. Bien nous en a pris, ça commençait déjà à être bondé de gens tous assis, et nous fûmes fort désappointées de ne voir aucune « fosse »… Mais malgré nos pieds endoloris, on tenait à profiter du concert debout, pour être vraiment dans l’ambiance.
Après avoir hésité à se planter aléatoirement dans un trou sur le côté, on a fini par se coller résolument à la barrière devant la scène, où on a fait la connaissance de deux sympathiques fans. On aurait tellement préféré que le concert ait été prévu debout, ou au moins avec un espace aménagé… On ne gênait pas trop sur le côté, mais l’ambiance aurait été tellement meilleure!

M’enfin, ça ne nous as pas empêchées de bien profiter du concert, et c’était vraiment magique de voir sur scène un groupe dont est fans depuis l’enfance…

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Ils ont commencé avec un nouveau morceau, Au bout du bois, puis le très chouette Voici la saint-Jean

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Ensuite, La nuit des sorcières. J’espérais qu’ils n’en feraient pas trop de l’album des cathédrales de l’industrie, mais celle-ci passe encore, elle pose bien l’ambiance.

Puis Solide, tiré du répertoire de Gabriel Yacoub en solo, je crois, je ne connaissais pas.

Et un sublime nouveau morceau, Comprenez-vous, inspiré d’une lettre d’un soldat adressée à Mme de Pompadour… et le Bacchu Ber!

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Et puis Le Coeur volage, et un autre grand moment du genre que j’attendais tout particulièrement: Marions les roses. Gnaaaf!

Ensuite, Le luneux, très belle mais encore une qui n’est pas de mes (pourtant nombreuses) préférées…

Quelques autres du répertoire solo de Gabriel, parmi les plus belles: Les bannières qui claquent, Beauté, Le sel et le sucre (qu’est-ce qu’elle est entraînante, celle-là).

Une nouvelle chanson, Soleillet de l’air en l’air, et une des plus anciennes et emblématiques: Pierre de Grenoble. Il a eu beau prévenir, dès les premières notes je me suis ramassé une de ces baffes émotionnelles…

Et pouf, déjà un salut! Heureusement, le rappel a ensuite bien donné

Avec moult invités (dont des anciens du groupe), ils se sont déchaînés avec Nous sommes chanteurs de sornettes, une Gavotte, Margot, et le loup le renard et la belette en instrumental.
En deuxième rappel, ce fut le retour de Voici la Saint-Jean, avec enfin le public debout et à participer…

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Et voilà, c’était fini. Bien trop court, manquant de plein de vieilles chansons préférées, mais excellent, et magique, juste magique.
Les voix de Marie et Gabriel n’ont pas changé d’un iota, les musiciens étaient tous très bons, avec mention spéciale pour le vieilleux (y’a des fois il partait dans des trucs que je pensais même pas que c’était possible avec une vielle à roue) et le fascinant nyckelharpa de Laurent Vercambre, et l’accordéoniste/chanteur de ce Malicorne nouvelle génération.

D’ailleurs, en sortant de la clairière on a un peu engagé la conversation avec le fier papa de ce dernier, qui a accepté d’aller nous le chercher pour une petite dédicace éclair , avant que Gabriel et Marie Yacoub eux-même arrivent pour rencontrer les irréductibles groupies

  Ca a été un moment très agréable, et on a eu quelques gribouilles fort sympathiques!

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A ce moment-là, on a aussi croisé Luc Arbogast, et Rodolphe, son manager et Centaure. On s’est retrouvées à continuer la soirée en papotant tout notre saoûl avec nos deux comparses de la barrière-debout-devant-la-scène, puis Rodolphe (qui nous as gentiment payé plein de verres et une deuxième crêposucre-qui-déchire). 

Ce fut vraiment fort, fort sympa.
N’eût été la fatique et la route, on aurait bien prolongé plus que ça…

Mais voilà, on a fini par rentrer. Et s’écraser comme des merdouilles sur le paddock ^^
Le lendemain, on a eu le temps de se faire un petit pot aussi dans Guéret avant le départ de Solly, donc re-crêpe-du-bonheur (cette fois sirop d’érable pour moi, choco banane pour Sol², autant profiter d’être à plat sur une vraie assiette!).
Et pis le bus est arrivée à la gare, et pis voilà.

Voilà voilà.

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