Lovely Bones (Peter Jackson)

Je ne l’ai jamais chroniqué mais j’en ai déjà parlé: j’avais adoré « La nostalgie de l’ange » d’Alice Sebold, cette histoire d’une petite fille (enfin, 12 ans, quand même) qui nous raconte son assassinat depuis le ciel, d’où elle continue à suivre la vie de ses proches, celle de son meurtrier et l’avancée de l’enquête, en attendant de se sentir prête à les laisser derrière elle et quitter l’entre-deux pour rejoindre le véritable paradis.


Dès que j’ai su qu’un film allait en être tiré, je l’ai attendu avec grande impatience. Surtout en sachant que c’était Peter Jackson qui s’y collait, j’ai déjà pu apprécier sa grande fidélité aux originaux avec le Seigneur des Anneaux… Et je n’ai effectivement pas été déçue.

C’est, comment dire… C’est exactement ça. Evidemment, il y a des détails du livre qui ne sont pas dans le film, ou pas aussi développés, mais c’est très bien adapté et il ne manque rien d’important, tout l’essentiel est là. Très souvent au mot près. La plupart des scènes sont exactement telles que je les ai imaginées lors de mes lectures et relectures.

Les acteurs jouent très juste et sont aussi pour la plupart le reflet de leur image que je m’étais faite, sauf les parents de Susie, mais ils collent tout aussi bien aux rôles… J’ai été particulièrement émue par le père, qu’on sent tout aussi tendre et attentionné que dans le livre.




Et Saoirse Ronan dans le rôle de Susie Salmon est proprement épatante. Elle est éclatante de vie et de lumière, comme l’image que je me faisais d’elle. Une gamine belle comme une fée, toute timide devant le beau Ray Singh (très bien incarné itou même si je me l’imaginais avec des traits un peu plus fins), débordante de vitalité avec sa passion pour la photo, entre autres.


Là, comme ça, je me souviens des « milliers d’étoiles dans les yeux » que décrit son père dans le livre. C’est tout à fait ça.
Elle met de la couleur partout. D’autant plus quand elle est dans l’entre-deux, dont j’ai adoré les sublimes paysages oniriques, encore plus qu’en les lisant…




Tout comme est poignante l’angoisse des moments sombres, les sales passages bien lugubres à surmonter. Je ne me souviens pas vraiment que ce soit traité comme ça dans le livre – mais je me trompe peut-être, toujours est-il que j’ai trouvé très bien vue cette image de phare dans l’environnement funeste.




Et du côté des vivants, il y a toujours ces petits moments magiques (même s’il y en a beaucoup plus dans le livre), à moitié incertains, mi-souvenirs mi-signes, qui font ressortir tout l’amour que se portait cette famille…
Et aussi ces moments de tension palpable, où j’ai tout à fait retrouvé les passages du livre avec une exactitude parfaite. J’ai retenu mon souffle tout autant!



Après, en me mettant à la place de ceux qui ont vu le film sans avoir lu le livre, je me demande si on ne trouve pas quelques détails un peu trop « gros », notamment la fin du meurtrier. Et on rate sûrement beaucoup d’enrichissement sans tous les développements du livre.

Personnellement, je garde toujours une préférence pour le livre, mais je suis vraiment hautement satisfaite de cette adaptation!



Laisser un commentaire