Mes Livres Voyageurs


Tous les amateurs de lecture connaissent le problème du manque de place sur les étagères ployant sous les livres…


Or, ce ne sont pas toujours des livres auxquels on tient particulièrement qui encombrent nos étagères.

Parfois on garde des livres qui ne nous ont finalement pas marqué, auxquels on n’a pas vraiment accroché, ou qu’on a trouvé bien mais sans plus.

Pour certains, on a la vague intention de tenter une relecture dans un avenir très lointain, histoire de leur laisser une 2° chance pour voir si cette fois on ne passera pas à côté, mais ce jour reste fort lointain et plutôt improbable. Pour d’autres, la certitude s’impose qu’on ne les relira probablement jamais. Même si ça ne veut pas dire pour autant qu’on ne les a pas appréciés, hein.

Mais voilà: ils prennent la poussière et de la place.


Or, d’autres lecteurs seraient peut-être intéressés pour y jeter un oeil, sans en avoir la possibilité à leur bibliothèque la plus proche…

C’est l’occasion rêvée de sortir ces livres de la poussière et de les faire circuler, pour peut-être faire des heureux!

Je propose donc 8 livres voyageurs:

 

  • « L’homme dans le labyrinthe » de Robert Silverberg
  • « Les escargots se cachent pour mourir » de Michel Pagel
  •  « American Gods » de Neil Gaiman
  • « Les Salauds Gentilhommes, 1: Les Mensonges de Locke Lamora » de Scott Lynch 
  • « La Saga Synonym, 1: Patchwork volant et salière à treize trous » de Jean-Luc Philipp-Theys
  • « La chasse au Snark » de Lewis Carroll
  • « Sur des mers plus ignorées » de Tim Powers
  • « Les poubelles pleurent aussi » de Guillaume Suzanne


Le principe:

Si un livre vous intéresse, contactez-moi
. Indiquez-moi votre pseudo, l’adresse de votre blog, votre adresse mail et vos coordonnées postales.

Quand vous l’aurez lu, soit je vous aurais transmis entre-temps les coordonnées d’un autre intéressé à qui vous devrez envoyer le livre, soit vous me le renvoyez à moi.

Gardez donc à l’esprit que dans tous les cas, vous devrez investir dans une enveloppe matelassée et l’affranchissement postal.

Je compte sur vous pour être honnêtes et permettre au plus grand nombre d’intéressés de profiter du voyage de ces livres…

Et évidemment, je tiens à ce que chacun fasse un petit billet sur son blog pour revenir sur son expérience après la lecture du livre qui aura fait étape chez lui: que vous l’ayez aimé ou pas, que vous l’ayez fini ou pas, y’a aucune honte à avoir, mais je veux tout savoir de son séjour chez vous!

Précisions sur mes livres que je propose à l’embarquement:

  • L’Homme dans le Labyrinthe, de Robert Silverberg, pèse 200g, donc à affranchir dans la tranche de 250g à 2,30€.

    Tous les hommes qui avaient tenté de pénétrer dans le labyrinthe de Lemnos avant Muller étaient morts d’une façon atroce. Tous ceux qui avaient essayé de l’y rejoindre par la suite avaient été massacrés. Aujourd’hui, Ned Rawlins a reçu l’ordre de ramener Muller sur la Terre, sa planète natale. Qui, neuf ans auparavant, l’a impitoyablement chassé…

    Mon avis perso: De la SF qui date, avec un côté mysogine auquel il faut savoir ne pas s’arrêter, mais sinon c’est pas mal du tout! Ma chronique ICI.

  • Les escargots se cachent pour mourir, de Michel Pagel, pèse 350g, donc à affranchir dans la tranche de 500g à 3,15€.



    Sous ce titre se cache en réalité un recueil de 2 romans courts: « Pour une poignée d’hélix pomatias » et « Le Cimetière des astronefs ».


    « Pour une poignée d’hélix pomatias »: La sûreté nationale est en péril : rien moins que l’honneur de la nation est en jeu.
    Un honneur bien mal engagé puisque Chris Malet semble être le seul de nos a agents secrets en mesure de le sauver. Et lui, l’honneur national, autant dire qu’il s’en tape. Sauf que voilà : il est l’unique détenteur de ce talent fort étrange qui lui permet de pénétrer la trame romanesque des livres… L’heure est grave. Pour cette mission capitale, c’est au cœur d’un roman gore qu’il lui faut plonger…
    Et le gore, il déteste.

    « Le Cimetière des astronefs »: Gaba est un contrebandier plus ou moins débrouillard et plus ou moins poursuivi par toutes les polices de la galaxie. Aux commandes de Betty, son vaisseau déglingué passablement jaloux, il aspire à quelques vacances bien méritées au retour d’un convoyage de deux anthropoïdes velus d’Uku. Mais, lorsque le richissime Aykip D. Foot Jr. lui propose de partir en quête du mythique cimetière des astronefs pour en ramener le secret de l’immortalité, Gaba comprend qu’il est des offres qu’on ne peut refuser…

    Mon avis perso: La 4° de couv’ dit que ce livre « est le manifeste d’un engagement en faveur d’une littérature de genre assumant pleinement sa vocation populaire. » Ca pour être populaire, c’est du populaire. Peut-être même un peu trop, à mon goût. Dommage parce qu’on sent quand même un très bon potentiel…

  • American Gods de Neil Gaiman, pèse 320g, donc à affranchir dans la tranche de 500g à 3,15€.

    Dans le vol qui l’emmène à l’enterrement de sa femme tant aimée, Ombre rencontre Voyageur, un intrigant personnage. Dieu antique, comme le suggèrent ses énigmes, fou, ou bien simple arnaqueur ? Et en quoi consiste réellement le travail qu’il lui propose ? En acceptant finalement d’entrer à son service, Ombre va se retrouver plongé au sein d’un conflit qui le dépasse : celui qui oppose héros mythologiques de l’ancien monde et nouvelles idoles profanes de l’Amérique. Mais comment savoir qui tire réellement les ficelles : ces entités légendaires saxonnes issues de l’aube des temps, ou les puissances du consumérisme et de la technologie ? A moins que ce ne soit ce mystérieux M. Monde…

    Mon avis perso: l’idée de base est très intéressante, voilà un roman original… Mais j’ai trouvé que ça manquait d’action, et que c’était pas le meilleur de Gaiman. Pourtant je dois reconnaître que c’est une référence qui est bien restée ancrée en moi malgré ma lecture peu enthousiasmée… Ma chronique ICI.

  • Les Salauds Gentilhommes, 1: Les Mensonges de Locke Larmora, de Scott Lynch, pèse 800g, donc à affranchir dans la tranche de 1kg à 4,05€.

    On l’appelle la Ronce de Camorr. Un bretteur invincible, un maître voleur. La moitié de la ville le prend pour le héros des miséreux. L’autre moitié pense qu’il n’est qu’un mythe. Les deux moitiés n’ont pas tort.
    En effet, de corpulence modeste et sachant à peine manier l’épée, Locke Lamora est, à son grand dam, la fameuse Ronce. Les rumeurs sur ses exploits sont en fait des escroqueries de la pire espèce, et lorsque Locke vole aux riches, les pauvres n’en voient pas le moindre sou. Il garde tous ses gains pour lui et sa bande : les Salauds Gentilshommes.
    Mais voilà qu’une mystérieuse menace plane sur l’ancienne cité de Camorr. Une guerre clandestine risque de ravager les bas-fonds. Pris dans un jeu meurtrier, Locke et ses amis verront leur ruse et leur loyauté mises à rude épreuve. Rester en vie serait déjà une victoire…

    Mon avis perso: alors celui-là j’ai dû passer à côté de quelque chose, parce que je l’avais trouvé sympa, mais bon, sans plus, alors que tout le monde en fait des gorges chaudes. Apparement il fait vraiment l’unanimité, jusque là je ne connais que moi à ne pas avoir été spécialement enthousiasmée…

  • La Saga Synonym, 1: Patchwork volant et salière à treize trous, de Jean-Luc Philipp-Theys, pèse 500g donc à affranchir dans la tranche de 500g à 3,02€ – à moins que  la balance de la Poste y voit 1 gramme de trop, dans ce cas ça passera à la tranche de 1kg à 4,05€.



    L’histoire de la famille Synonym…

    De retour des îles Caalicoba, les cinq du clan s’installent dans le pays profond. Dans un bled paumé. Qui n’apparaît sur aucune carte. Verveine. Du ciel, le coin ressemble à une immense forêt. Avec treize clairières. La salière à treize trous.
    La semaine, ils vivent cinquante bornes plus loin. Au pénitencier. Autre surnom de la boite à bac… où les parents, Philipp et Charlotte professent, et les trois zèbres, Camille, Lucas et Martin subissent… A Verveine, vivent de drôles de voisins. Une maman centenaire et son fils. Assignés à résidence. Contre leur gré. Et naturellement, ça interpelle les mômes Synonym. A l’insu de leurs parents, ils partent alors en croisade. Et s’entourent de drôles de paroissiens…

    L’auteur, Jean Luc Philipp Theys, adapte ici sa culture toute personnelle. Imprégné de valeurs multiples et variées, cinoche, histoire contemporaine, aéronautique, BD…


    Mon avis perso: c’est un auteur de ma région, croisé par hasard en faisant mes courses alors que je m’installais en Creuse. Tout mon intérêt s’arrête là. Je me suis accrochée, j’ai vraiment essayé de le lire. Mais pas moyen, ça me tombe systématiquement des mains.
    Je crois que c’est surtout dû au style, qui se veut très « djeunz », cool et proche du parler ado, avec toute sortes d’expressions, de déformations orales, d’italique toutes les trois phrases…
    Moi j’overdose, j’arrive pas à dépasser ça. Mais si vous voulez tenter du jeunesse vraiment novateur, j’ai l’impression qu’avec ça vous en aurez pour votre argent, si on peut dire!

    S’il y en a qui accrochent, je peux aussi mettre le tome 2 en voyage.

  • La chasse au Snark, de Lewis Carroll, pèse 110g donc à affranchir dans la tranche de 250g à 2,30€.

    Un cireur de souliers, un fabricant de bonnets, un boulanger, un avocat et un castor, entre autres personnages, partent à la chasse d’un animal fantastique : le Snark. En espérant qu’il ne s’agira pas d’un boojum !
    Moins connu qu’Alice au pays des merveilles mais aussi extravagant, « La chasse au Snark » conserve toute sa puissance comique.
    En regard du texte anglais, accompagné des illustrations originales de Henry Holiday, la traduction de l’oulipien Jacques Roubaud respecte l’oralité de ce long poème.

    Elle est suivie d’une analyse par le linguiste Bernard Cerquiglini.

    L’occasion d’une promenade savoureuse à travers l’oeuvre de Lewis Carroll pour redécouvrir, à l’aune des recherches de Joyce et d’Artaud, l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature victorienne.

    Mon avis perso: à mettre entre les mains de tout amateur de Lewis Carroll. Peut-être moins conseillé pour les autres, mais j’avoue ne pas parvenir à être objective là-dessus, tellement j’apprécie la loufoquerie du génial inventeur de Alice… Ma chronique ICI.

  • Sur des mers plus ignorées, de Tim Powers, pèse 200g donc à affranchir dans la tranche de 250g à 2,30€.
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Fin du XVIIe siècle, dans le Nouveau Monde. Là seulement la magie continue de procurer la jeunesse éternelle, de ramener les morts à la semi-vie et de rendre fous d’horreur les rares Européens qui s’y aventurent ; tel ce père qui cherche à faire revivre sa femme dans le corps de sa fille…
Voguant vers la plantation qui lui revient de droit, Chandagnac est capturé par des pirates et sera forcé de se joindre à eux. Pour sauver Beth des atroces pratiques magiques que son père s’apprête à lui faire subir, devra-t-il aussi s’initier aux fabuleuses puissances du vaudou et de ses loas ? mener une lutte sans merci contre les magiciens et les pirates, les loas et les bocors, les zombies, la folie et la mort ?

Mon avis perso: Ne vous fiez pas à la couverture, il n’y a aucun vaisseau spatial là-dedans, ce n’est ni de la SF, ni du steampunk comme je l’avais entendu dire. Par contre c’est indubitablement une influence des films Pirates des Caraïbes, par certains côtés (n’y cherchez pas le génial Sparrow, tout de même). Et c’est un très bon roman de piraterie et de vaudou, passionnant! Ma chronique ICI.

 

     

  • Les poubelles pleurent aussi, de Guillaume Suzanne, pèse 130g donc à affranchir dans la tranche de 250g à 2,30€.

    La Terre, France. Le Contact tant espéré a finalement eu lieu.
    Les Nods ont débarqué il y a six ans, apportant avec eux la dernière génération de poubelles organiques dans un but on ne peut plus noble : aider les Terriens, qui semblent avoir tant de mal à garder leur planète propre.
    Semant le progrès et la pagaille dans leur sillage, voilà qu’ils ont éradiqué le tabac sans demander leur avis aux fumeurs.
    Les Nods se prétendent omnipotents, mais… jusqu’où ?
    Et tandis que le président de la République apprend ses discours sur des fiches cartonnées et qu’Arnold Sextan se fait verbaliser pour stationnement de maison non autorisé, les montres se mettent à perdre l’heure, les GPS à perdre le Nord et les gens à perdre la tête.

    Mon avis perso: Ce n’est pas forcément un grand chef-d’oeuvre, mais c’est très sympa. De la SF avec une certaine dose d’humour, et avec ça c’est français, ma bonne dame, et Griffe d’Encre est une petite maison bien prometteuse!

 



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Les poids sont évalués en incluant l’enveloppe matelassée autour du livre.

Les tarifs sont mis à jour depuis la nouvelle tarification du 1er juillet 2010.

 

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Carnet de Bord:

08/08/10: Après l’Univers’été Poul’Art des Fondus d’Eau Chaude, « La chasse au Snark » ainsi que « Quand les dieux buvaient » (C. Dufour, t.1 de l’intégrale en poche) sont actuellement prêtés à Anilori, « Le septième fils » (O. Scott Card, t.1 de Alvin le Faiseur) à Elenna/Srithanio, « La nostalgie de l’ange » (Alice Sebold) à Nausicaa, « Ludwig Revolution » 1 (Kaori Yuki) à Popoyo et « De bons présages » (T. Pratchett) à Syrinx.

04/08/10: Le manga « Testarotho » n’est plus en ma possession.

09/09/10: « Sur des mers plus ignorées » revient d’un trekking dans les sacs de Olya, et comme il revient tout content d’avoir procuré une aussi agréable lecture, il est prêt à ré-embarquer pour d’autres horizons.
« Les poubelles pleurent aussi » décide également de rallier le point d’embarquement.

11/09/10: Lors de ma Mini IRL MdE, « Le faucheur » (T. Pratchett) est parti avec Zephyr, L’intégrale des « Johnny Maxwell » (id) avec Rain et « Des milliards de tapis de cheveux » (A. Eschbach) avec Kailiana. 
 

 

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Si d’autres de mes livres vous intéressent, je peux éventuellement les rajouter aux voyageurs: demandez-moi!

La Terre, France.
Le Contact tant espéré a finalement eu lieu. Les Nods ont débarqué il y a six ans, apportant avec eux la dernière génération de poubelles organiques dans un but on ne peut plus noble : aider les Terriens, qui semblent avoir tant de mal à garder leur planète propre. Semant le progrès et la pagaille dans leur sillage, voilà qu’ils ont éradiqué le tabac sans demander leur avis aux fumeurs.
Les Nods se prétendent omnipotents, mais… jusqu’où ?
Et tandis que le président de la République apprend ses discours sur des fiches cartonnées et qu’Arnold Sextan se fait verbaliser pour stationnement de maison non autorisé, les montres se mettent à perdre l’heure, les GPS à perdre le Nord et les gens à perdre la tête.

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