Léviathan (Scott Westerfeld)

C’est chez Lord Orkan que j’avais appris la sortie de ce roman steampunk de Scott Westerfeld… Auteur jeunesse dont j’avais déjà entendu parler pour sa série « Uglies » qui m’attire toujours, et « Midnighters » que j’ai commencé et qui est assez plan-plan mais sympa malgré tout.

Cela dit, ce Léviathan, là, avec sa couverture toute cliquetante et purement steampunk, ne pouvait pas être plus alléchant!

 » Chargez le canon! rugit Maître Klopp.

Alek se retrouva projeté dans le siège du commandant tandis que la machine s’ébranlait. Il s’efforça de boucler ses sangles, mais une pensée terrible l’occupait tout entier et lui occupait les doigts.

S’ils essayent de me tuer… c’est que tout est vrai.

Le comte Volger s’accroupit près de lui, criant pour couvrir le vacarme des moteurs et des coups de canons.

– Voyez le bon côté des choses, Alek. Si on vous tire dessus, c’est bien que vous représentez une menace pour le trône ! »

Avec un résumé pareil, pourtant, j’avais quelques doutes, d’abord parce que je me suis rendue compte que j’aime pas trop les résumés qui sont des extraits, ensuite parce que je suis toujours réticente quand il y a de la guerre mondiale, et si la magnifique carte de Keith Thompson était un très bon argument d’allèche, le parallèle avec la guerre de 14-18 en était clairement posé (on peut d’ailleurs trouver des explications sur l’inspiration de cette carte sur le blog de Scott Westerfeld).



Or, je fais un peu une sorte d’overdose sur les guerres mondiales, beaucoup plus sur la deuxième il est vrai, mais voilà. Mais bon, rien que pour l’aspect steampunk, je me devais de tenter quand même…

Et bien m’en a pris!
Les forces en présence de cette Europe se divisent entre clankers, des adeptes de la pure mécanique, et darwinistes, qui pratiquent et perfectionnent une sorte de biologie hybride en manipulant les fils de vie (évident parallèle à l’ADN, clonage etc) pour obtenir des créatures mutantes et des machines de guerre vivantes…

J’adore le concept!
L’idée est inventive, et bien exploitée, c’est passionnant.

 
Avec ça on a une intrigue classique mais toujours efficace de deux jeunes gens jetés dans la tourmente d’une période de transition, toujours les plus intéressantes pour écrire de la SFFF et des uchronies, comme on a pu l’entendre aux Utopiales ^^

Bref, donc le shéma des Roméo et Juliette appartenant à deux mondes que tout oppose et qui vont se retrouver embarqués dans la même galère pour faire changer le monde, c’est évidemment bien connu, mais ça fonctionne!

Et puis quel univers, quoi…

Entre les mécanopodes, véritables géants blindés qui se pilotent comme une espèce d’exosquelette:

        

Et les baleines hybrides de zeppelin gonflées à l’hélium:

 



(petite pensée pour l’épisode The Beast Below de Dr Who saison 5, et pour le Disque-monde…)


On se régale vraiment!

Et même l’aspect « littérature jeunesse », avec ses quelques inévitables stéréotypes, passe quand même très très bien, beaucoup mieux que dans Midnighters qui est moins bien équilibré, je trouve.

Une franche bonne surprise pour moi, et je vais attendre la suite de cette trilogie avec grand intérêt!

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