Les Fatals Picards aux Veyracomusies, 03/06/11

Tout comme pour Volo à Isle, j’attendais pour faire cette chronique la sélection de photos que l’ami Jack avait bien voulu me promettre – et là encore cela valait le coup de les attendre!
Même si là aussi ça a été un crève-coeur de les réduire pour les fair tenir sur mon blog

Mais bon, comme je disais, c’est déjà mieux que rien du tout.

Et maintenant, c’est parti pour essayer de rameuter un peu mes souvenirs…

C’était donc au « plus grand des petits festivals », les Veyracomusies, dont c’est d’ailleurs le seul concert que j’y aurai vu cette année. Quand je surveillais la programmation et que j’ai appris qu’il y aurait les Fatals Picards, c’était vraiment ma priorité!

Ca fait un sacré moment que je les découvre doucement et que je deviens de plus en plus fan, ça faisait plusieurs fois que je les loupais dans la région parce que les dates n’étaient pas compatibles, donc là c’était vraiment l’occasion que je ne voulais rater pour rien au monde.

Petit bémol de taille: l’organisation du festival, qui m’a semblé avoir énormément baissé par rapport aux autres années. Des bénévoles très passifs, une présence quasi nulle pour veiller à la sécurité et aux petits soucis prévisibles à tout concert, et surtout, côté sono on nous avait habitués à mieux, et encore pire, la conséquence la plus fâcheuse: un chapiteau bien fermé sans aucun pan relâché voire à demi relevé pour laisser passer l’air: c’était une étuve.
Très pénible et difficile de profiter d’un concert dans ces conditions, et je ne parle même pas du groupe qui ruisselait littéralement dans sa fournaise personnelle augmentée par les lumières et tous les trucs électriques…

Et malgré tout ils occupaient la scène avec une belle énergie, alors même si on sentait qu’ils fatiguaient et qu’on avait nous-mêmes un peu de mal, ils ont assuré et ce fut un bon concert. Qui m’a donné très envie de les revoir dans de meilleures conditions où ils pourraient se donner vraiment à fond, mais quand même.

C’était drôle, c’était rock, c’était bien.

J’ai eu l’impression très étrange de découvrir complètement la plupart des chansons du nouvel album alors que je les avais bien écoutée avant, mais je sais pas, j’avais l’impression d’avoir une oreille toute neuve et de tomber des nues en me disant « wouah, trop bien! j’adore! » alors qu’en fait je les connaissais et aimais déjà.

Le meilleur exemple étant certainement « Noir(s) », avec la reprise de « Comme elle vient » de Noir Désir et « Mala Vida » de la Mano Negra, qui m’ont laissée bouche bée tellement je m’y attendais pas, et que ces chansons font partie de moi parce que liées à mes débuts de culture musicale, et que ça allait trop bien pour ce qu’ils avaient à dire avec « Noir(s) », et que Paul avait tellement la classe quand il a posé son effet et balancé « à se changer en roi » etc que j’en ai été réellement subjuguée

D’ailleurs, j’avais heureusement jeté vite fait la setlist de mémoire en rentrant, je peux donc dire qu’il y a eu au menu – plus ou moins dans l’ordre et à peu près exhaustivement:

Moi je vis chez Amélie Poulain, Coming Out, Dans mon verre, Hasta XXL, 1983, Seul et Célibataire, Premier de la glace, Noir(s), les Dictateurs, le Retour à la terre, La France du Petit Nicolas, Le combat ordinaire, La sécurité de l’emploi, C’est l’histoire d’une meuf, On a tous des préjugés, L’amour à la française, Mon père était tellement de gauche, Punkachien, Bernard Lavilliers, Française des jeux, Moonboots

Cette dernière ayant été un vrai cadeau: le chanteur n’en pouvait plus et c’est le bassiste qui a annoncé la chanson pour la faire quand même, et Paul bien que complètement claqué a suivi quand même et pas mollement…

Et puis c’est vraiment un groupe soudé, juste comme j’aime, où il n’y en a pas que pour le chanteur, les musiciens sont tout aussi présents et participent autant de la scène!

   

Bref, ils étaient tous merveilleux, et bien à fond dans leur trip et leur univers, et c’était bon. Très très généreux malgré le calvaire de la surchauffe, et c’est d’autant plus louable.

J’avoue quand même avoir particulièrement craqué pour Paul et son survoltage de mimiques, grimaces, clins d’oeils, sourires béats et autres attitudes diverses et variées, c’est un vrai spectacle

Voilà voilà. Y’a plus qu’à espérer que ces conditions déplorables ne les auront pas trop dégoûtés – et que les Veyracos vont se reprendre un peu –, et qu’ils reviendront: à la moindre occasion j’y retourne, sans hésitation!

Laisser un commentaire