Les Blérots de R.A.V.E.L. à La Fourmi de Limoges

Il y a à Limoges, sur les bords de Vienne, dans un quartier d’usines désaffectées, une salle de café-concert nommé La Fourmi qu’on lorgnait déjà depuis fort longtemps avec les potesses.

On a eu l’occasion de la découvrir samedi dernier, quand les Blérots de R.A.V.E.L. y faisaient escale, concert qui me faisait baver d’avance vu que j’aime beaucoup ce groupe un brin timbré, très musical, aux textes bien ficelés, et dont le chanteur à une voix incroyable.

Donc vue de l’extérieur, la salle ne paye pas de mine (encore faut-il la repérer, lol), mais à l’intérieur c’est très très sympa, chaleureux avec ses poutres en bois et ses balcons, et à taille humaine, avec un plateau à peine surélevé pour la scène, on se sent très proche des artistes.

La première partie, tenue par une moitié de groupe poitevin « Greg Bô », était pas mal mais manquait un peu de je-ne-sais-quoi. Mais c’t’ assez prometteur et les textes sont bons ^^

Comme il n’y a pas de coulisses et qu’on s’étaient calées sur le mur latéral, on pouvait voir le groupe faire style « on est pas là » et faire leur entrée (et allers-retours de rappel) sur scène, c’était marrant, j’aime bien ce genre de truc bien convivial ^^

Et ils nous ont régalés, oh que oui!
Un début en fanfare avec le morceau instrumental « Radio tribale », introduisant le superbe « Fusibles » qui est une de mes préférées de leur nouvel album.  Puis « Fleur bleue » avec un chouette choeur a capella comme dans l’album, ponctué par un vrai baiser très spectaculaire et réussi ^^ Un génial a capella en canon aussi sur « La fin des haricots »…
Une énorme mention spéciale pour « Le phare » pour laquelle tout le groupe est descendu dans la fosse, parmi nous, « parce que: de 1, j’étais sûre qu’il faisait moins chaud ici que sur le plateau, et de 2, pour vous montrer que le spectacle vivant, c’est aussi de la sueur et des odeurs! »

Chouette anecdote aussi: ils ont voulu faire une blague en disant que pour une fois ils avaient décidé de nous faire répéter des paroles, mais avec Baku-Baku, leur chanson en japonais du dernier album – et qu’un type du public les as répétées sans problème parce qu’il parlait couramment le japonais

Du coup on a eu droit à un final avec « Le sol », un de mes graaandes préférées des Blérots, exceptionnellement parce qu’il y avait « un grand gagnant » ^^

Il ne manquait plus que « Café sans terrasse » pour parfaire mon bonheur, mais bon, ils ont passé en revue tout le dernier album alors forcément y’avait moins de place pour les chansons des deux précédents.

Y’a eu quand même « Trois jours de retard » et « Sous les cheveux », et 2 autres de mes préférées du dernier album: « Bouts de femmes » et « Like an elephant » du dernier, un truc très fort à entendre sur scène.

Et surtout je garde un souvenir encore plus fort du Phare dans la fosse, avec la main de Fred Joiselle pour marquer le retour aux couplets, avec sa voix parfaitement audible même sans micro, dans cette petite salle…

Enorme.

Ils sont aussi festifs et ont autant le bougeotte que Debout sur le Zinc, on seut qu’eux aussi se donnent à fond et prennent leur pied à le faire, et c’est un pur bonheur, j’adore ce genre de concerts!


Si seulement j’avais su qu’ils faisaient un showcase fnuck l’après-m’…

Allez, tant pis, on s’en fout on a eu bien mieux à La Fourmi!


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