Les Aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec (Luc Besson)

Le week-end dernier, j’ai vu Les aventures extraordinaires d’Adèle Blanc-Sec, film adapté des BD de Tardi et réalisé par Luc Besson.


En cette année 1912, Adèle Blanc-Sec, jeune journaliste intrépide, est prête à tout pour arriver à ses fins, y compris débarquer en Égypte et se retrouver aux prises avec des momies en tout genre.

Au même moment à Paris, c’est la panique ! Un œuf de ptérodactyle, vieux de 136 millions d’années, a mystérieusement éclos sur une étagère du Jardin des Plantes, et l’oiseau sème la terreur dans le ciel de la capitale.

Pas de quoi déstabiliser Adèle Blanc-Sec, dont les aventures révèlent bien d’autres surprises extraordinaires…

 

J’étais très enthousiaste quand j’ai appris la sortie de ce film, car je gardais un bon souvenir des traits si nets de ce personnage qui ne s’en laisse pas conter et de l’ambiance très « d’époque » des BD.

J’ai relu le tome 1 et ça m’a rappelé à quel point l’intrigue était plate comme tout, « surjouée ». Ca peut passer dans un feuilleton d’époque, mais en BD ça a plus de mal, et quand on sait que l’auteur est contemporain ça fait bizarre.

N’empêche que l’ambiance est d’autant plus présente, du coup, et Adèle est vraiment un chouette personnage.


   

Toujours est-il que j’ai donc trouvé le film beaucoup mieux que le livre original, ce qui est assez rare pour s’en réjouir!

 

Il faut dire que l’univers est particulièrement cinématographique, et entre les mains d’un Luc Besson ça peut rendre quelque chose de vraiment, vraiment bien…

 

Surtout avec des acteurs qui collent autant aux personnages et qui donnent l’air de s’éclater à fond!


Louise Bourgoin, par exemple, campe très bien une Adèle plus jeune que dans la BD mais tout aussi hardie et intrépide, avec un petit côté Indiana très appréciable…


Toute la séquence avec les déguisements est assez bluffante aussi.


Et j’ai eu l’heureuse surprise de retrouver Jean-Paul Rouve dans le rôle du chasseur colonial imbu de lui-même et assez crétin ^^


Enfin, j’ai trouvé que cette version-là d’Adèle avait quelque chose de plus humain, de plus intime, de moins froidement impitoyable et indifférente que dans la BD, et ça lui va très bien aussi.

(cela dit je me trompe peut-être sur les BD, je n’ai lu que jusqu’au tome 4, et j’ai l’intention de tout relire/lire d’un coup prochainement)


Et puis il y a cette histoire avec sa soeur qu’on n’a pas dans les BD et qui apportent une superbe intrigue au film, avec beaucoup plus de rebondissements, d’action et de profondeur que celles de la série BD, j’ai vraiment adoré (surtout que l’esthétique de la soeur pendant la majeure partie du film est saisissante…) !


Et avec ça, la B.O. est signée Eric Serra, décidément je le retrouve partout, lui. J’aime bien ses B.O., c’est surtout de l’ambiance, du bruit de fond, mais de temps en temps, au milieu du fil de fond, il a des chouettes envolées bien épiques que j’apprécie grandement

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