Le Livre des choses perdues (John Connolly)

Ce livre m’avait déjà intrigué en librairie, et j’en avais beaucoup entendu parler dans la blogosphère, alors quand un Fondu a proposé de le prêter lors de l’IRL Toulousaine, je me suis laissée tenter par cette occasion de le voir de plus près.

         


Il était une fois – car c’est ainsi que toutes les histoires devraient débuter – un garçon de 12 ans qui venait de perdre sa maman. Inconsolable, David a trouvé refuge dans les livres pour oublier le remariage de son père et la naissance de Georgie, son demi-frère.

Une nuit, persuadé d’entendre sa mère l’appeler, David découvre un passage caché au fond du jardin. Il le franchit et se retrouve propulsé dans un monde fantastique, peuplé de personnages issus de ses lectures et de son imaginaire.

Alors que la Seconde Guerre mondiale déferle sur l’Europe, David entame un périple à la recherche d’un vieux roi qui conserve ses secrets dans Le Livre des choses perdues, sésame qui permettrait au jeune garçon de quitter ce royaume. Mais le conseiller du souverain a pour lui d’autres desseins…

J’ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans, au début. C’est très triste, ce petit garçon qui perd sa mère et doit s’accommoder d’une nouvelle vie.

Petit à petit, il y a bien quelques trucs intéressants, mais globalement ça m’a paru long, long, long…

Jusqu’à ce que la fantastique arrive vraiment pour de bon, que David saute le pas…

Et qu’on suive son périple dans un monde étrange, parfait décor de réinterprétations de contes, ce qui m’a particulièrement plu!

Et la fin est très intéressante, sur la sagesse acquise par David après toutes les épreuves, pièges et tentations qu’il a traversés.

C’est un peu encore une quête initiatique, et un livre à la façon d’un conte, mais d’une manière très pertinente et, d’une certaine façon, réaliste.

Ca sera pas mon livre de l’année, mais il est quand même bien sympa et je suis contente de savoir maintenant ce que ça donne.

Deux petits extraits du début, l’un parce qu’il m’a beaucoup fait penser à la Tour Sombre de Stephen King, l’autre parce qu’il « parle » bien ^^

« Le recueil de récits de la mythologie grecque appartenant à David ayant la même taille et la même couleur qu’un recueil de poèmes voisin, David prenait parfois les poèmes au lieu des récits mythologiques. Certains n’étaient pas trop mauvais, quand on faisait l’effort de s’y intéresser. L’un parlait d’une sorte de chevalier – sauf que le poète préférait l’appeler « Childe » – parti à la recherche d’une tour sombre et du secret qu’elle recélait. La fin du poème ne semblait pas très cohérente. Le chevalier trouvait enfin sa tour et… eh bien, c’était tout. David aurait aimé savoir ce que contenait la tour, ce qui allait arriver au chevalier maintenant qu’il l’avait découverte, mais de toute évidence le poète considérait que ce n’était pas important. (…) Peut-être n’avait-il pas réussi à inventer un monstre de la tour suffisamment impressionnant? »

« Il vivait des rêves éveillés. C’était la seule façon qu’il avait trouvée pour décrire ce phénomène. Cela ressemblait à un de ces moments où, tard le soir, on est en train de lire ou d’écouter la radio lorsque, terrassé par la fatigue, on s’assoupit un bref instant. On se met alors à rêver mais, comme on ne se rend pas compte que l’on s’est endormi, le monde paraît tout à coup extrêmement bizarre. »


C.L.A.P. : Lecture vaguement entamée (à peine quelques pages, en fait) pendant l’IRL Fondue Toulousaine.

« Popoyo, j’ai commencé ton livre, mais pfou, qu’est-ce que c’est triste!
– Ah ben j’avais prévenu, hein!
– Ouais, je sais, et je m’y attendais, mais là, quand même…
– « N’empêche que c’est vraiment troop triiiiistre » ?
– Voilà! »
 

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