Kiltissime: « quand ça fait phloque »

Et comme aujourd’hui semble être mon jour de chance, il se trouve que je viens de remporter les 50€ kiltissimes à dépenser chez Amazon grâce au petit concours de Cryssilda!

Je pensais que ma petite bafouille serait loin derrière moult autres participations grandioses, mais finalement je suis la seule à avoir déliré sur les phloques!

Ca va sûrement me permettre de faire entrer dans ma PAL des trucs qui me donnent envie pendant cet été kiltissime, avec toutes ces bonnes pistes qui fleurissent partout… (et ça va sûrement faire s’écrouler une de mes Montagnes A Lire, mais on s’en fout ^^)

Le principe était simple: envoyer à Cryssilda un article façon Wikipédia à propos des « phloques » (petit délire cryssildien du même tonneau que les « zombiches ») dans le principal but de la faire rire.
Voici donc la preuve qu’on peut déblatérer du grand n’importe quoi et en être récompensé

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Extrait de l’encyclopédie interne WiKryssilda, en consultation à la National Library of Scotland:

La famille des MacPhlocidae est une famille recomposée aux liens complexes. Éléphants, sirènes, tritons, veaux, morses et autre éléments rapportés s’y côtoient et s’y entremêlent avec bonhomie et indifférence, dans la grande tolérance qui caractérise le phlegme britannique, ou plutôt le phlogme.

Barbu ou moustachu, le phloque commun présente généralement un symptôme oculaire au niveau de la paupière, impliquant un tressaillement constant des petits nerfs situés à cet endroit. D’aucuns estiment que cette particularité leur donne l’air de faire un clin d’oeil, ou bien de papillonner des cils par une coquetterie légèrement déplacée, ou bien encore d’être plongés dans une transe mystique lorsque des crampes se manifestent.

Entre le grognement d’otarie, le barrit d’éléphant et le soufflement du buffle, son cri peut éventuellement évoquer une onomatopée s’apparentant à « phloque ».

Relativement courant sur les terres d’Ecosse, il reste néanmoins très difficile à observer et donc à étudier, ce qui en fait un des derniers mystères de la science.

Les autochtones s’accordent pourtant à laisser entendre qu’il n’est pas si rare d’en croiser, à la nuit tombante, et que seuls quelques individus dans des conditions particulières non précisées seraient capables de les identifier. Malgré toutes les recherches des rares spécialistes, aucun détail n’a pu confirmer ou infirmer ces insinuations. Aucune étude n’a permis non plus d’accréditer et d’approfondir le folklore populaire qui circule à propos des phloques.

On raconte notamment que le bruit des corps qui s’affalent sous le crachin écossais est à l’origine de l’expression « quand ça fait floc, c’est dans la flaque », augurant d’un bon présage pour les engagements dans des paris et jeux de hasard, ou au contraire d’insuccès prévisible quant à d’autres sortes d’attentes.
Une variante plus obscure ajoute une deuxième maxime: « quand ça flique, c’est dans la phloque ».

La marque des montres Flik Flak aurait également été inspirée des phloques, à moins que ce ne soit le village de Flic-en-Flac, sur l’île Maurice.

L’image du phloque la plus récurrente lors des veillées écossaises le présente comme une créature qui devient fantôme après sa mort, sous le coup d’une malédiction des fées, et ne peut atteindre le repos qu’après un temps indéfini aux côtés des esprits humains auxquels ils apportent une présence compréhensive pendant l’éternelle errance de leur âme en peine.
Ces derniers s’y attachent parfois à tel point qu’ils plongent dans une profonde dépression lorsque leur compagnon phloque s’éloignent et disparaissent ; ainsi le Guerrier Gelé, qu’on peut paraît-il entendre se lamenter à gros sanglots au plus noir des nuits dans lune: « je perd mon phloque! je perd mon phloque! »

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