Jali / Debout Sur Le Zinc à Limoges (10/12/11)

Il y a… déjà une dizaine de jours (gasp), j’ai eu le plaisir d’un petit plan concert improvisé et réussi. Je viens de finir de batailler avec mes photos (j’ai découvert le mode rafale de l’apn de mon père, mais du coup j’en ai plein plein… de floues ) et en voici donc ma chronique:

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Je n’escomptais pas vraiment voir d’autres concerts avant la fin de l’année, mais ma môman m’avait gentiment ramené le programme du CCM John Lennon, l’une de mes petites salles préférées, et j’ai bondi en voyant le passage de Thomas Fersen – un vendredi soir hélàs, a.k.a. râpé pour moi (ça ne fera que la 3° fausse joie pour le voir, lui) – et surtout Debout Sur Le Zinc, alias DSLZ, pour la tournée de la Fuite en avant, leur tout nouvel album.


Et pour DSLZ, y’a aucune hésitation à avoir: on y fonce!

Ce fut un peu la course sur le départ avec les 2 potesses pour cause d’imprévus de boulot (grah), mais on est finalement arrivées pile poil au milieu de la première partie (j’savais pas qu’il y en avait une).

On est restées à l’arrière mais on en a quand même profité un peu, et à force de me demander où j’avais déjà entendu cette voix bien particulière, j’ai fini par retrouver: c’était Jali, dont j’avais juste entendu le titre « española » à la radio.
Une découverte très agréable, ma foi! Ca me l’a fait découvrir d’un peu plus près, et sur scène il assure franchement pas mal.


Petit interlude pendant lequel on s’est mieux positionnées, moi vers l’avant-droite de la fosse et les 2 potesses un peu plus sur le côté pour profiter du mur contre lequel s’appuyer, et je n’ai pas eu l’impression d’avoir attendu longtemps avant que les lumières s’estompent pour l’entrée en scène des « Debout ».

Et mon dieu, mais qu’ils sont beaux, mais qu’ils sont beaux!


Je veux dire, physiquement y’a rien de remarquable, mais alors ils irradient mille volts de grande humanité, de sensibilité, d’amour, de lucidité, de rêve, de charisme, de bonne humeur, de bonheur à partager sans modération!

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec Joann Sfar – ce qui n’est d’ailleurs sûrement pas si aodin que ça avec sa passion pour la musique et les influences klezmer : ça me remplit le coeur, ça me gonfle à bloc de plein de bonnes choses…
Et ça ils le dégagent physiquement, et ça fait tout.
Rien que le sourire de Simon quand il arrive, c’est magique.
Pas un sourire de commande ou de politesse, non, un vrai grand sourire large comme ça, juste du plaisir d’être là, de faire ce qu’il aime et qu’on soit là, à apprécier.
Qu’on soit tous là à recevoir et donner, sans demi-mesure. C’est magique, je vous dis.

   

Et on démarre donc directement avec
Comme un frisson (« rien à foutre du monde, mon amour… »), et La Fuite en avant de l’album du même nom.

   

Encore Sur le fil et on revient aux chansons plus anciennes avec Fallait pas et Les moutons: de quoi bien planter l’ambiance à la DSLZ!



Il me semble qu’ensuite on a eu Le cran (« on dirait que de le dire ça enlève un peu les gravats »), Aller simple (« tu m’avais promis au ciel mille étoiles »), La vie à deux et Oublie-moi: des chansons d’amour, tristes ou pas, et de mésamour aussi…



Pour enchaîner avec le désir d’enfant « du côté du papa pour une fois »: Te promettre la lune ; et on continue avec les « idéaux vertigineux » de Elle, et on reste sur la lancée du pur DSLZ bien intense et pêchu avec le jouissivement participatif J’ai

             

     

On se calme avec J’ai déjà donné et Des larmes sur ma manche, deux particulièrement magnifiques aussi…

Et hop c’est reparti dans le rocambolesque: L’abbé Chamel , et Les petites envies de meurtre, et sur l’élan on enchaîne avec Rester debout et Les voisins. J’étais ravie qu’ils chantent l’abbé Chamel, un des grands musts

On a enfin replongé avec L’arbre, tellement belle et intense là aussi…



Ils se sont éclipsés en coulisses pour faire style rappel – mais pas besoin de réclamer pendant trois heures, avec eux – et ils ont terminé bien sûr avec Les mots d’amour et La déclaration, qui sont parfaites pour clôturer en beauté.

   

Tout ça avec toujours autant d’énergie, de générosité… Une énorme complicité entre eux ; ils bougent partout, se croisent, sautent, dansent…
Et ça aussi ils le partagent à fond, ils sont totalement communicatifs de ce bel esprit.
(et je peux vous dire qu’ils savent tremper leurs chemises!)

On a aussi les petites vannes, les petits délires, les loupés rattrapés…
(je vais vous présenter une nouvelle dans le groupe… *hin?* …la mandoline! *ah!* – d’ailleurs au tour de scène final c’était « Olivier à la mandale – euh, mandoline », j’ai ri ^^
Sans oublier le grand moment de la chorégraphie du petit pois. Si si, du petit pois. C’était assez hallucinant de répondre « ouaaaaiiiiiis » à « vous aimez les légumes? » dans de telles circonstances, d’ailleurs ^^)

Ils ont invité à venir les retrouver pour discuter un peu après, et si seulement je savais quoi leur dire et me séparer de ce fond de timidité qui me reprend dans ce genre d’occasions, et si aussi je n’avais pas eu une des potesses qui devait se lever le lendemain et pour ma part une grosse ardoise de fatigue accumulée à effacer, eh bien sans tous ces si je crois que j’aurais adoré les rencontrer d’encore plus près et éventuellement papoter un brin.

Peut-être une autre fois…


Voilà.
Depuis quelques temps, je me disais que je n’arrivais décidément pas à départager/distinguer/faire ressortir un concert préféré dans tous ceux que j’ai vu jusque là… Eh bien je crois que ça y est, ma palme revient à DSLZ!

J’ai trouvé mes vrais dieux de scène.

(même si je me dirai surement ça pour d’autres aussi, mais quand même, non, c’est DSLZ les tout premiers ^^)

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