Fendragon (Barbara Hambly)

* Ceci était la lecture d’août du Cercle d’Atuan *

 

       


« Je suis Morkeleb le Noir. Je ne suis et
ne serai l’esclave de personne, encore moins d’une femme humaine. »


Il était d’une noirceur lumineuse, avec une crinière de rubans de sang, des yeux comme des anneaux de métal encerclant des puits de nuit éternelle. Il était le danger et la mort. Il faisait chanter l’or et il crachait le feu. Il était le dragon des légendes.

Elle était sorcière en devenir, guérisseuse, magicienne à la poursuite du pouvoir. Elle aimait John le Fendragon, un de ces héros que chantent les ballades, le dernier des tueurs de dragons.

Ils vivaient dans le Nord désolé quand on vint les chercher pour venir à bout du grand dragon noir qui terrorisait le royaume. Et, comme si cela n’avait pas été assez difficile, dans le Sud il y avait aussi les intrigues de la cour, Zyerne la magicienne buveuse d’âmes, un Roi pris dans ses rêves et un Prince égaré.

Dans le Sud il y avait matière à aventure, et même à épopée, mais de ces épopées qui conduisent à la mort en même temps qu’à la gloire.

Ce bouquin avait fini par m’intriguer assez pour que je sois intéressée par cette lecture du Cercle (et puis depuis le temps que Vert le proposait, ça éveillait l’intérêt ^^).

Alors j’ai préféré dénicher une vieille édition plutôt que le même poche que tout le monde, mais finalement je crois que j’aurais eu mieux fait de m’abstenir.

Le dragon m’avait l’air mieux sur cette vieille couverture, mais je ne m’étais pas rendu compte à quel point la nunuche représentée face à lui est très datée et kitch girl, taille fine, robe de soirée, talons et blondeur top nunuche.

Je crois que ça a influencé ma lecture, parce que même si le personnage qu’elle est censée figurer ne colle pas du tout à cette image et est beaucoup plus authentique dans le livre, j’ai ressenti tout du long un petit je-ne-sais-quoi qui m’a chiffoné. Du cliché, du kitch. Un style à la limite du stéréotypé (pour tout dire, j’ai pensé aux Harlequin, même si je n’irai quand même jusque là).

Pourtant il y a pas mal de bonnes choses dans ce livre: des personnages qui sont confrontés à la vie, à l’image du prince passionné de chevalerie et de ballades héroïques qui sera quelque peu désarçonné par la réalité pragmatique ; de la magie raisonnée qui a ses règles ; des dragons réalistes qui dépassent aussi les clichés habituels…

Par certains côtés, ça m’a rappelé des éléments des cycles de l’Assassin Royal de Robin Hobb, c’est pas rien.

Il y a vraiment du bon.

Mais, je sais pas, globalement, il m’a manqué quelque chose. Ou bien je n’ai pas réussi à me détacher d’une impression de kitch de mauvais goût.

Pourtant je n’ai rien à redire au style. Y’a un truc qui ne passe pas.

Non, vraiment, je sais pas. Mais voilà.


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