Eiffel & Movie Star Junkies aux Lendemains Qui Chantent (Tulle 17/11/10)

Vous le savez déjà si vous me lisez depuis quelques temps: Eiffel est un de mes best ever groupes préférés.
Vous savez peut-être aussi que je les avais déjà ratés deux fois en concert dans ma région et que j’en étais donc deux fois plus frustrée. Mercredi ils passaient à Tulle, et fort heureusement ça n’a pas été « jamais 2 sans 3 » mais « cette fois-ci, c’est la bonne »!

Et la première partie était pas mal non plus, un groupe étonnant…
Les Movie Star Junkies, du rock garage sous psychotropes, je dirais. Le chanteur, un grand mince bien agité, on aurait dit une anguille survoltée. Ils carburaient à la bière mais on se demandaient plutôt ce qu’ils avaient fumé. En tous cas c’était la folie sur la scène, ils étaient vraiment à fond dans leur trip et ça donnait un rock bien efficace. Même quand ils utilisent des maracas, ça n’a pas l’air ridicule. Encore moins quand le chanteur se tape son tambourin sur la tête en rythme. Le batteur était juste excellent, et trop classe avec son chapeau (hats are cool).

De toute façon j’avais encore oublié à quel point c’est bon de vivre un concert, à quel point on est en totale immersion dans le son et les vibrations, et à quel point c’est le pied.

Avec ça, la première chanson démarre bien:

Bref, une bonne surprise pour passer le temps en attendant Eiffel.

Ensuite, petit chassé-croisé sur scène pendant qu’ils remballaient (où le guitariste aurait quand même pu remonter son futal qui glissait trop bas) et que le matos était réaménagé pour Eiffel, dont j’ai reconnu Estelle Humeau quand elle est venue apporter la dernière main et notamment accrocher un petit piano à pouces à son micro, le détail qui tchue et que j’ai évidemment adoré, tout en jalousant un peu parce que le mien n’a décidément pas assez de notes. Pendant le concert j’ai pas vu à quel moment elle s’en est servi, mais je pense que c’était très certainement sur le début de « Sous ton aile ».

D’ailleurs, ils ont commencé tranquillement avec « Minouche », puis « Le coeur Australie ».

Et puis on a eu « Il pleut des cordes », que j’adore tout particulièrement et qui était bien nerveux à souhait. « Sous ton aile » s’est glissé à ce moment-là pour souffler juste un peu, avant d’enchaîner sur « A tout moment » et de beaux moments en interaction avec le public (« peut aussi dire… NON! »), mais rien que le « comme un oui aux arbres chevelus » et « c’est aux astres et aux déesses qui peuplent nos rêves et quand le peuple rêve il aime disposer de lui-même », c’était génial!
Ensuite je crois que ça a été le tour de « Tu vois loin », assez énorme aussi…

Un petit bout acoustique de « Dispersés », absolument à tomber, et « Bigger than the biggest » qui a été un pur grand moment!
Romain y a fait un de ses petits interludes-déviations à partir de « bam badam for the great american slave troop », avec des répliques de films, des phrases aléatoires, et même un bout de King Kong Five qui m’a trop halluciné
et que j’ai surkiffé, le tout en jouant sur sa voix, et j’ADORE quand il fait ça. Rien que pour ça, c’est un groupe à voir absolument sur scène. Et puis ce type a une énergie et un charisme incroyables.

Bref, après un retour sur les rails de « Bigger than the biggest », on a eu « Sombre » – encore une incontournable, « Saoul », « Ma part d’ombre », « Clash », « Nous sommes du hasard », « Je m’obstine »… Que du bon!

Ca résume bien le concert d’ailleurs, qui n’a été qu’une succession irrésistible de grands moments, pour moi.

Les rappels ont été très forts aussi, avec « Hype » et ses roulements de r délicieux, et « Je voudrais pas crever » avec ses petites notes de piano qui restent bien la tête…

Et c’était déjà fini
Mon seul regret est de ne pas avoir vécu ça plus tôt, avec plus de morceaux des vieux albums.

Mais c’était encore un concert absolument génial, et je veux les revoir, viiite!


photo Agnès Gaudin

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