Dr Who 604 The Doctor’s Wife

Alors que la suite a enfin/déjà (c’est selon) repris, je m’oblige à me tenir à mon chroniquage épisode par épisode et donc à rattraper mon retard dans mon re-visionnage avant de rejoindre tout le monde dans les nouveaux qui arrivent…

Retour donc sur la première moitié de la saison 6, avec le très attendu épisode écrit par Neil Gaiman.

Et voilà un truc qui frappe à la porte du Tardis au beau milieu de l’Espace.

Le Doc a du courrier! Et ça le met complètement en joie ^^

« There’s a living Time Lord out there, and it’s one of the good ones!
– You said there were no other Time Lords left.
– There are no Time Lords left in the universe, but the universe isn’t where we’re going!
– See that snake? The mark of the Corsair. Fantastic bloke. He had that snake as a tattoo in every regeneration. Didn’t feel like himself without the tattoo. Or herself, a couple of times. Oh, she was a bad girl! »

Donc les Time Lords peuvent se régénérer en femmes. Intéressant à savoir.

« – What’s happening?
– We’re leaving the universe!
– How can you leave the universe?
– With enormous difficulty! »

Mais à peine posé sur ce qui ressemble à un astéroïde-poubelle, le Tardis s’éteint.
Qu’à cela ne tienne, allons à la rencontre des autochtones… franchement miteux et un brin zarbos, surtout une qui semble complètement hystérique et saute sur le Doc dès qu’elle le voit, avant de se faire gentiment mise au frais par ses copains.

Les deux zarbs restants deviennent carrément flippants quand ils se raidissent pour laisser passer la voix de House, l’entité consciente qui constitue en fait l’astéroïde. Il affirme « réparer » les éclopés qui s’échouent sur son dos, ce qui semble confirmé par l’aspect « patchwork » des deux zigotos (un Igor du Disque-monde ne déparerait pas).

Mais foin de tout cela, le Doc entend des voix, des voix de Time Lords, et ça l’attire comme un phare.

« As soon as the TARDIS is refuelled, we go, yeah?
– No. There are Time Lords here. I heard them, they need me.
– You told me about your people and you told me what you did.
– If they’re like the Corsair, they’re good, I can save them!
– Then tell them you destroyed the others!
– I can explain. Tell them why I had to.
– You want to be forgiven.
– … Don’t we all? »

Et pourtant ça ne sent pas bon, Amy l’a bien pressenti…

« Don’t get emotional because that’s when you make mistakes. »

Ce qui ne l’empêche pas de justement faire tout le contraire, en éloignant habilement ses deux companions.

« I told you to look after him.
– He’ll be fine! He’s a Time Lord.
– It’s just what they’re called. It doesn’t mean he actually knows what he is doing. »

Héhé, mais c’est pourtant vrai sur ce coup-là, le Doc a eu une très mauvaise idée d’enfermer Amy et Rory dans le Tardis, en voulant les mettre à l’écart et à l’abri…

En attendant de réaliser son erreur, il finit par remonter à la source des voix de ses congénères, mais ce n’est pas exactement ce à quoi il s’attendait.

« Just admiring your Time Lord distress signal collection. Nice job. Brilliant job. Really thought I had some friends here… But this is what the Ood translator picked up. Cries for help from the long dead. »

« You gave me hope, and then you took it away. That’s enough to make anyone dangerous. God knows what it will do to me! »

Y’a de quoi être amer… Et pourtant il y a une autre surprise qui l’attend, dans la cellule où a été isolée la folle…

« I’m the… What do you call me? We travel. I go… [woosh woosh]
– The TARDIS?
– Time and relative dimension in space. Yes, that’s it. Names are funny. It’s me! I’m the TARDIS.
– No, you’re not! You’re a bitey, mad lady. The TARDIS is up and downy stuff in a big blue box.
– Yes, that’s me. A type 40 TARDIS. I was already a museum piece, when you were young, and the first time you touched my console you said…
– I said you were the most beautiful thing I had ever known.
– And then you stole me. And I stole you.
– I borrowed you.

– Borrowing implies the intention to return the thing that was taken. What makes you think I would ever give you back? »

HAH! On en attendait pas moins de Gaiman, c’est une idée brillante.

« Are all people like this?
– Like what?
– So much bigger on the inside? »

Joli…
Mais c’est là que le Doc comprend que tout ça n’était qu’un piège et que son Tardis est en train d’être englouti, dépourvu de son âme – et avec Amy et Rory coincés à l’intérieur…

« – I… I really don’t know what to do. – That’s a new feeling! »

C’est bien le Doc, ça, s’enthousiasmer d’un rien même dans les pires moments!
Et puis repartir à fond la caisse pour improviser une solution, avec sa compagne de choc…

« Sorry, do you have a name?
– 700 years, finally he asks.
– But what do I call you?
– I think you call me… Sexy.
– Only when we’re alone!
– We are alone.
– Hm… Come on then, Sexy. »

J’adore C’est tout à fait la complicité, l’affection et le bon feeling qu’on connaît entre le Doc et son Tardis depuis si longtemps, et sa « good old girl » inopinément incarnée est délicieuse, par son exploration de cette nouvelle expérience et par son caractère bien trempé, et la possibilité de s’exprimer enfin directement avec son Doctor…
Ils sont sur la même longueur d’ondes.
Sauf peut-être sur les sentiments inspirés par les restes des Tardis piégés là il y a bien longtemps – émouvant cimetière ou aubaine inespérée de pièces détachées pour construire un nouveau tableau de bord?

« You’re like a 9 year-old trying to rebuild a motorbike in his bedroom. And you never read the instructions.
– I always read them!
– There’s a sign on my front door. You have been walking past it for 700 years. What does it say?
– That’s not instructions!

– There’s an instruction at the bottom.
– Pull to open.
– And what do you do?
– I push!
– Every single time. 700 years. Police Box doors open out the way.
– I think I’ve earned the right to open my front doors any way I want!
– Your front doors? Do you know how childish that sounds?
– You are not my mother!
– And you are not my child!
– You know, since we’re talking with mouths, not really an opportunity that comes along often, I’d just want to say, you know, you have never been very reliable.
– And you have?
– You didn’t always take me where I wanted to go.
– No, but I always took you where you needed to go. »

C’est vraiment un vieux couple!

« Look at us. Talking. Wouldn’t it be amazing if we could talk, even when you’re inside the box?
– You know I’m not constructed that way. I exist across all space and time.
– Do you wonder why I chose you all those years ago?
I choose you. You were unlocked.
– Of course I was. I wanted to see the universe, so I stole a Time Lord and I ran away. And you were the only one mad enough. »

Et c’est parti pour retrouver le Tardis dérobé! Ce voyage sur un tableau de bord sans rien autour est complètement dingue, quand on y pense.

Pendant ce temps, Amy et Rory sont aux prises avec House, qui se délecte de jouer avec leurs esprits – ce qui donne des passages absolument horribles, où Neil Gaiman a déployé ses talents de sombre conteur…

C’est vraiment un soulagement quand « Sexy » établit un contact télépathique avec Rory (« I said the pretty one! » ^^), même si c’est aussi la confrontation finale qui arrive.

Au passage, j’ai beaucoup aimé la façon de rendre le mot de passe télépathique:

« She said she’d send me the passkey! Crimson. Eleven. Delight. Petrichor.
– What do I do, do I say it? Crimson. Eleven. Delight. Petrichor. I said it. I said it!
– She told you what it meant, the smell of wet dust, remember? So… – It’s the meaning, not the word.
– Meaning of what?
– The TARDIS’ interface is telepathic. You don’t say it, you think it.
– It’s coming.
– Quiet! Crimson. Eleven. Delight. The smell of dust after rain. »

Et voilà, le Doc obtient sa petite discussion, avec notamment cette réplique culte:

« Living things from deleted rooms are automatically deposited in the main control room. But thanks for the lift!
– We are in your universe now, Doctor. Why should it matter to me in which room you die? I can kill you just as easily here as anywhere. Fear me. I’ve killed hundreds of Time Lords.
– Fear me. I’ve killed all of them. »

Eh oui, the Doctor n’est pas n’importe quel Time Lord. Fin de la partie pour House!

Mais dans tout ça, l’âme de « Sexy » ne peut rester plus longtemps dans son enveloppe corporelle qui n’en peut plus. Un moment très, très émouvant

« Are you there? It’s so very dark in here.
– I’m here.
– I’ve been looking for a word. A big, complicated word, but so sad. I’ve found it now.
– What word?
– Alive. I’m alive!
– Alive isn’t sad.
– It’s sad when it’s over. I’ll always be here. But this is when we talked. And now even that has come to an end. »

Je crois que c’est la première fois que je vois Eleventh vraiment pleurer comme ça.

Mais voilà, c’est comme ça, et même si c’est impossible de donner une voix à l’âme du Tardis (« it’s spacey-wacey! »), ça n’empêche pas de la chouchouter encore plus et de lui offrir un petit bricolage de protection supplémentaire ; et puis, la vie continue, quoi.



« Sorry. At the end, she was talking. She kept repeating something. I don’t know what it meant.
– What did she say?
– « The only water in the forest is the river. » She said we’d need to know that someday.
– It doesn’t make sense, does it?
– Not yet.
(hinhin, très bon maintenant que je sais de quoi il retourne – on en profite vraiment mieux quand on sait ^^) You okay?
– No. I watched her die. I shouldn’t let it get to me, but it still does. I’m a nurse.
– Letting it get to you, you know what that’s called? Being alive. Best thing there is. Being alive right now,
that’s all that counts. »

Yep, et puis même si Sexy n’a plus de voix, elle est toujours bel et bien là, et plus complice que jamais!

Je craignais d’attendre un peu trop de cette intervention de Neil Gaiman, surtout dans un univers déjà aussi riche et bien planté, mais non, il a su brillament apporter sa marque en restant totalement fidèle et parfaitement intégré au who-niverse

 

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