Dr Who 608 Let’s kill Hitler

Comme d’habitude quand j’ai mieux à faire, j’en ai « profité » pour me relancer dans autre chose, par exemple me remettre à Doctor Who.

Faut dire que ça commençait à me manquer sacrément, et il était temps que je n’en laisse pas plus s’accumuler: j’ai encore toute la dernière partie de saison, + l’épisode de noël.

Je retrouve donc mes chers Amy et Rory, quelques mois après la sombre affaire de leur petite Melody kidnappée et la révélation de River, qui usent d’une nouvelle astuce pour appeler le Doctor aux nouvelles:

  Et en plus, ça marche 

Par contre, ils ont été suivis par une dingue en voiture volée qui semble vouloir rencontrer le Doc depuis longtemps, et se fait inviter à bord du Tardis avec une certaine force de persuasion:

« You’ve shot it! You shot my TARDIS! You shot the console!
– It’s your fault!
– How’s it my fault?!
– You said guns didn’t work in this place. You said we’re in a state of temporal grace.
– That was a clever lie, you idiot! Anyone could tell that was a clever lie! »


Il paraît même que c’est une pote d’enfance de Amy et Rory, un brin turbulente et tête brûlée.

     

Bon, je dois dire que ça c’est quand même un peu gros. Eventuellement plausible, bien que ça paraisse un poil étonnant qu’il n’ait pas été fait mention d’elle plus tôt si elle fait partie de leur vie autant que ça, mais… à force de toujours intégrer des trucs complètement nouveaux en les faisant passer pour des vieux trucs en latence, ça finit par ne plus très bien fonctionner, je trouve. Peut-être aussi que ça bouscule un peu trop l’imaginaire personnel qu’on s’est développé sur Amy et Rory, c’est pas toujours bon d’en savoir trop et de dévoiler une version fixée qui ne laisse plus aucun espace libre.

Bref, pourquoi pas, mais bon, quoi.
On va dire que ça passera pour cette fois ^^

« Penny in the air… and the penny drop. »

J’étais assez dubitative aussi sur un épisode utilisant un morceau historique aussi gros que celui d’Hitler au pouvoir, mais finalement c’est surtout un prétexte pour la blague et ça passe rapidement au second plan.

« Thank you. Whoever you are, I think you have just saved my life.
– Believe me… it was an accident… »

La grande pote Mels s’avère avoir le donc de régénération, et devient River, et se met en tête de tuer le Doc, d’où un petit duel de « j’avais prévu le coup et je t’ai doublé plus vite que ton ombre, et plusieurs fois ».

   

Oh, banana!

Et elle ne connaît pas encore son nom de River Song… Pourtant elle connaît son véritable rapport paradoxal à Amy et Rory.


(hihi)

{moshide hidden SPOILERS (voir) |SPOILERS (cacher)}« Mels. Short for..?
– Melody. Yeah, I named my daughter after her.
– You named your daughter… after your daughter.
– Took me years to find you two. I’m so glad I did. And, you see, it all worked out in the end, didn’t it? You got to raise me after all. »
{/moshide}


Mais pour le plus gros, elle sait d’où elle vient, et elle finit par dangereusement frôler son but…

Pendant que le Doc commence une petite agonie, ça s’agite dans l’équipe du robot-espion-changelin qu’on a apparemment interrompu en plein boulot de neutralisation de criminels de guerre (je ne suis toujours pas sûre d’avoir bien compris leur méthode pour pallier aux paradoxes temporels, mais passons), où on a reconnu le dernier des Time Lord au casier pas très clean.

« But he doesn’t die here. He dies in Utah, by Lake Silencio, April the 22nd, 2011.
– Time can be rewritten. Remember Kennedy?
– This can’t. It’s a confirmed fixed point. The Doctor must always die exactly then. He always has and he always will. »


Heureusement, il y a le Tardis, le refuge du dernier recours, mais toujours aussi imprévisible…

« Extractor fans on! – Oh! That works! »

Et hop on part aux trousses de Mels/River, en quête d’un indice de son passage, n’importe lequel!
Un hôtel se vidant de sa bourgeoisie désapée et hurlante peut être un signe, par exemple

  

On y retrouve aussi le robot, qui happe Amy et Rory, lequel avance un peu dans ce bordel en usant de la bonne vieille logique de base:

« Miniaturisation ray.
– How would you know that?
– Well, there was a ray and we were miniaturised. »

Et puis, tadam, le Doc revient dans un grand sursaut de panache!

   

Et il continue à égrener ses règles numérotées qui font aussi un des running gag en fil rouge de l’épisode, ce qui m’a bien plu ^^



« Are you serious?
– Never knowingly. Never knowingly be serious. »


Et y’en a une moins drôle…

« Rule one. The doctor lies. »

On ne devrait jamais, jamais l’oublier

C’est aussi à ce moment-là que je me suis fait la réflexion que j’avais mis trop longtemps à reprendre, au point de devoir recommencer à zéro mon accoutumance à la dégaine un peu naze de Eleven… Parce que les oreilles d’elfe, là, euh…

Mais bon il n’y a eu que ce moment-là, juste une brève résurgence ^^

Pour sa défense, on peut faire passer ça pour le côté maladif, parce qu’il en bave bien, quand même, dans cet épisode



(et je m’extasie encore sur le sens aigü de la perspective ^^)

Le robot métamorphe et juge systématique est un ingrédient efficace, et ça fait bizarre de voir l’apparence d’Amy utilisée comme ça.

Mais surtout on assiste au commencement de l’histoire de Mels/River ; cette fois, on est vraiment passés de l’autre côté de sa courbe temporelle!
C’est maintenant qu’elle va commencer à remplir le carnet qu’on lui a toujours vu, rempli de *spoilers* puisque dépassant alors le vécu du Doctor…

  

Et voilà, maintenant les rôles sont inversés et elle repart vers son propre futur, pendant que le trio habituel reprend son chemin avec ce petit rappel du mystère à élucider:

« Dangerous thing, foreknowledge… »

A qui le dis-tu

Mais les « Ponds » n’ont rien vu, et on finit sur la double réaction typique *soupir de Rory/sourire de Amy*  



« Will we see her again?
– Oh, she’ll come looking for us.
– Yeah, but how? How do people even look for you?
– Oh, Pond! Haven’t you figured that one out yet? »

Le chat potté (Puss in boots)

Aah, celui-là je l’attendais depuis longtemps – au point même de me faire avoir avec « La véritable histoire du chat botté » qui n’avait strictement rien à voir – alors comme j’ai eu l’opportunité le week-end dernier d’avoir un ticket de ciné en tarif réduit, j’en ai profité!

    

Et je me suis bien régalée, dès le début j’ai adoré l’ambiance western et la patte Shrekesque, et surtout la classe intégrale de notre bon vieux Chat Potté, ce matou aventurier à l’accent latino

Un clin d’oeil au meunier du conte originel, et on embraye aussitôt sur la scène d’entrée au saloon typique des western, où notre héros laisse passer quelques moqueries avant de montrer ce dont il est capable… Transposée au Chat, c’est génial

  

  

 

La technique des neuneuils est un running gag dont je ne me lasse toujours pas, c’est très bien réutilisé ici, sans en faire trop non plus ^^

Notre bandido cherche un bon plan, et bien qu’il soit un peu échaudé par « le coup des haricots magiques », il se laisse convaincre qu’ils existent vraiment et qu’il les trouvera chez Jack & Jill, un couple de brutes épaisses bien organisés.
C’est là qu’il se fera foirer son coup par un mystérieux adversaire masqué qui l’entraîne dans un repaire de chats, où le duel s’engage…

…et devient un duel de danse (petit bémol de la traduction, d’ailleurs: « je vais battle-danser » ), servi par une très bonne B.O. que l’on doit encore à Rodrigo y Gabriela, qui avaient enchanté le dernier Pirates des Caraïbes.

Après un flamenco endiablé et autres rivalisations de panache, donc, Potté découvre la machination de Humpty (oui, comme l’ovoïde de Alice de l’autre côté de miroir!), son ancien pote contre qui il garde toujours rancune après un sale coup en traître.

Mais Kitty Pattes-de-velours arrive à le convaincre de s’associer à eux pour accomplir la quête des haricots, et pour la peine la voilà commise d’office en auditoire de l’histoire de Potté ^^

 

Un peu soporifique pour la belle voleuse, mais très intéressant pour nous (enfin moi): on découvre enfin l’enfance de Potté, ce qui l’a marqué et a forgé son caractère, comment il est devenu celui qu’on connaît… Un gros pan de la genèse est là!
Et bien sûr délicieusement western, toujours ^^

On en apprend plus aussi sur Humpty, Alexandre H. Dumpty, son plus vieux camarade, brimé par les autres enfants de l’orphelinat mais rudement intelligent et plein de ressources! Son seul défaut étant de les mettre à profit sans se soucier de morale, d’où la rupture de Potté.

Mais cette fois-ci les voilà bien repartis ensemble, pour réussir à grimper tout en haut des haricots magiques.

  

Ils vont y découvrir (Humpty dans un déguisement ridicule et couinant) le château des géants, déserté depuis longtemps (« ben oui, souviens-toi de l’histoire! »), et la merveilleuse oie aux oeufs d’or…

Evidemment c’est là que les vrais ennuis vont commencer, et moult revirements de situation vont encore chahuter notre brave Potté.

C’est très bien foutu, on ne s’ennuie pas, les personnages sont bien taillés et interprêtés…

Il y a toujours le petit cocasse des Shrek, et surtout tout le terreau de contes et histoires diverses complètement réappropriés et joyeusement mixés qui en font les 3/4 du charme, bref: j’ADORE!

Hugo Cabret (film)

Entre deux préparatifs et réjouissances de ces fêtes de fin d’année, je viens vous parler de ce film que j’ai été voir, sur un coup de tête, au début du mois.



Dans le Paris des années 30, le jeune Hugo est un orphelin de douze ans qui vit dans une gare. Son passé est un mystère et son destin une énigme. De son père, il ne lui reste qu’un étrange automate dont il cherche la clé – en forme de cœur – qui pourrait le faire fonctionner. En rencontrant Isabelle, il a peut-être trouvé la clé, mais ce n’est que le début de l’aventure…

Très belle affiche, synopsis alléchant, un grand nom aux commandes (Martin Scorcese), et j’en avais eu de bons échos, d’où mon coup de tête.
Sur le coup j’ai été très déçue, je m’attendais à quelque chose de moins jeunesse, j’ai trouvé ça horriblement surjoué, mal rythmé, fade, plat, excessivement convenu et gnan-gnan.
Après coup je me rend compte que j’en garde quand même un assez bon souvenir – et à la réflexion la 3D que j’ai encore évité aurait peut-être apporté un petit plus, pour une fois.
(et puis j’ai appris que c’était tiré d’un livre que je vais tâcher de bouquiner)

C’est d’abord l’ambiance qui y est pour beaucoup: gare parisienne atmosphère vintage, vue de derrière les innombrables cadrans d’horloge…



J’aime beaucoup le petit monde des habitués de la gare, entre la ravissante marchande de fleurs, la vieille dame chic dont le petit chien-chien repousse toujours les avances timides d’un brave prétendant fidèle, l’orchestre du café, et l’inspecteur de la gare dont l’attelle métallique se grippe régulièrement…

Le petit remonteur d’horloges est à son aise là-dedans, et parvient aisément à survivre de menues rapines.



Mais il y a le marchand de jouets, pas commode du tout, et qui prend le petit voleur sur le fait avec une souris mécanique piquée, des pièces et engrenages dans une poche, et un carnet dans l’autre. Dans le carnet, des plans et croquis d’un automate, ce qui semble faire tout drôle au vieux monsieur qui le confisque et s’en va avec pour le brûler.



Un premier flash-back nous montre le père du gamin, horloger et gardien de musée, qui avait trouvé ce scribe automate abandonné et avait entrepris de le réparer avec son fiston. Tout ce qui reste à ce dernier après un incendie fatal et la nouvelle vie dans le job de l’oncle poivrot.

Le voilà donc désespéré de se voir enlever le précieux carnet, et il suit le vieux marchand jusque chez lui. Là, il voit une jeune fille à la fenêtre, arrive à la faire descendre à sa rencontre et à sympathiser assez pour lui faire promettre de veiller à ce qu’au moins le carnet ne soit pas brûlé.
On y croit.
Bon, la fille est apparemment elle aussi une orpheline recueillie, et il semblerait qu’en grande dévoreuse de livres elle ait l’âme romantique donc aventurière, ce qui me fait me dire que ça doit mieux passer dans le bouquin parce que là, franchement, c’est tellement surjoué et crispé que ça a l’air d’une blague.

M’enfin soit, grâce à elle on découvre une autre boutique de la gare aux allures de paradis , où Hugo n’avait jamais les pieds
(et c’est Allan Lee derrière le comptoir!)

(et il offre des livres parce qu’il aime qu’ils trouvent de bons foyers!)

Et puis Hugo flashe sur une clé en forme de coeur qu’elle porte en pendentif, et il se trouve que c’est justement la clé qui va dans l’automate…

Et le scribe automate de leur dessiner la lune du film de George Méliès, celui-là précisément que le père d’Hugo lui avait raconté comme son premier souvenir de salle obscure.

Hugo y voit un message de son père, un indice pour une quête de la vérité que les deux enfants vont mener vaillament.

Tout ça prend un certain temps, pendant lequel ils apprennent aussi à mieux se connaître et s’apprécier. Entre autres, Hugo les introduit en douce pour qu’Isabelle découvre le cinéma, ou bien il lui expose sa philosophie de la vie selon laquelle les gens sont comme les objets, ils peuvent être réparés et surtout chacun a sa place dans le grand agencement du monde…


Et puis sur les conseils du libraire, ils trouvent une piste à la bilbiothèque, dans un livre qui retrace les débuts de l’histoire du cinéma et ses grands noms (nouvelle parenthèse ici avec la répétition d’une scène réconstituant les premières projections publiques de « l’arrivée d’un train en gare de La Ciotat », le célèbre premier film des frères Lumière), où ils font le rapporchement avec George Méliès, et de là, au « Papa George » d’Isabelle qui est notre marchand de jouets mal luné.

Et comme ils sont gratinés, ils rencontrent l’auteur du bouquin qui est un grand fan de Méliès qui le croit mort depuis des années et se montre donc fort intéressé par cette affaire.

Evidemment tout ça va finir par se recouper, et ça va bien se terminer après encore quelques péripéties.

Au final, il reste quand même beaucoup de faiblesses dans ce film, surtout les passages qui reviennent sur les débuts du cinéma et qui tombent clairement comme si tout le reste n’était qu’un prétexte pour y amener, et l’intrigue en général qui manque cruellement de crédibilité et d’un rythme bien équilibré.

Mais l’idée est bonne, et il y a beaucoup de passages très beaux: simplement, ils semblent être mal reliés dans cette adaptation et la sauce ne prend pas vraiment, alors que quand j’aurai l’occasion de lire le livre, je suis persuadée que j’y retrouverai la magie sans la lourdeur!

– EDIT: après réflexion, je l’inclue à mon Défi Steampunk, voici donc son passage au manomètre (voir mon billet récapitulatif sur le Défi Steampunk) :

– Technologie uchronique = 0/10 > non, tout est historique
– Dirigeables = 0/10 > nope
– Automates = 10/10 > à fond!
– Goggles = 0/10 > nan
– Machines à vapeur = 8/10 > oui, les trains
– Savant fou = 5/10 > disons que le personnage de Méliès correspond
– Ère victorienne = 2/10 > certes non, mais on n’est pas très loin de la Belle Epoque
– Métal riveté (mécanique) = 7/10 > sur l’automate, les trains…
– Engrenages = 9/10 > les horloges!
– Célébrités d’époque = 8/10 > voui

Ce qui nous fait un total de steampunkitude de: 49%

Dr Who 607 A good man goes to war

Allez, ça fait presque deux semaines que ça traîne, c’est maintenant ou jamais pour boucler cette chronique!

On atterit donc à l’accouchement de la vraie Amy, pas celle qui s’est révélée être en Flesh… Un piège de la femme au bandeau, m’ame Kovarian. Le bébé n’a qu’un bref répit avant d’être confisqué

« What you are going to be, Melody… is very, very brave. But not as brave as they’ll have to be. Because there’s someone coming. I don’t know where he is, or what he’s doing, but trust me. He’s on his way. He’s the last of his kind. He looks young, but lived for hundreds and hundreds of years.
And wherever they take you, Melody, however scared you are, I promise you, you will never be alone.



Because this man is your father. He has a name, but the people of our world know him better… as the Last Centurion. »

Je l’avais pas vue venir, celle-là, et j’adore!

Et donc oui, effectivement, le Doc et Rory se préparent pour venir la tirer de là et récupérer le bébé. En attendant, les geôliers d’Amy révisent ce qu’ils savent et peuvent tenter d’anticiper du Doctor, et une petite soldate des Gamma Forests – dont le seul évènement marquant dans sa vie a été une course folle avec le Doc dans son enfance – lui offre une broderie traditionelle avec le nom du béb. C’est jouli.

  

Roranicus Pondanicus vient chercher River Song, qui elle-même revient tout juste dans sa prison après un merveilleux anniversaire comme seul le Doc sait en offrir ^^

      

« They’ve taken Amy. And our baby. The Doctor’s getting some people together, we’re going after her, but he needs you too.
– I can’t. Not yet, anyway.
– I’m sorry?
– This is the battle of Demons Run. The Doctor’s darkest hour. He’ll rise higher than ever before and then fall so much further. I can’t be with him till the very end.
– Why not?
– Because this is it. This is the day he finds out who I am. »


Surprenant…

Mais soit, le Doc a plein d’autres débiteurs à rameuter.

Par exemple Vastra, installée dans le Londres victorien et qui semble former un duo de choc avec Jenny, sa majordome/assistante/complice…
J’ai entendu dire que beaucoup de fans aimeraient voir un spin-off avec ce duo, moi j’adorerais ça!

  

Il y a aussi le diplomate qui ressemble à un génie de la lampe désabusé, obèse et rusé comme pas deux ^^



« No, please! Not me! You don’t need me! Why would you need me? I’m old! I’m fat! I’m blue! You can’t need me! »


Il sort d’ailleurs du service de la Kovarian, qu’il a tenté de mettre en garde:

« The asteroid, where you’ve made your base. Do you know why they call it Demons Run? (…)
– It’s just some old saying.
– A very old saying. The oldest. ‘Demons run, when a good man goes to war.’ « 

Mais bien évidemment la méchante s’en fout, et faut dire qu’elle a l’air de la jouer fine, avec de précieux alliés comme ses Headless Monks – petit moment d’horreur quand on découvre ce qu’il y a sous le capuchon, mais aussi… Surpriiiise!

  

Ca par contre je l’avais bien vu venir, c’était obligé ^^

Avec tous les potes rameutés (ça fait bien plaisir, le caméo des pirates), le Doc s’éclate comme un gamin et en un tournemain la base est abandonnée sans combats.

« The anger of a good man is not a problem. Good men have too many rules.
– Good men don’t need rules. Today is not the day to find out why *I* have so many. »


  

C’est presque trop beau pour être vrai.

Mais en attendant les heureux parents profitent enfin des retrouvailles!

  
(bawi, bêta, c’est le bébé d’Amy, que veux-tu que ce soit!)

« Hello. Hello… baby.
– Melody.
– Melody! Hello, Melody Pond!
– Melody Williams.
– is a geography teacher. Melody Pond, is a superhero! »

Héhé, le petit fritage sur les noms qui continue…

Et le Doc ressort un magnifique berceau gallifreyien, le sien quand il était petit… On a presque peine à le concevoir! En tous cas c’est un très bel objet, comme tout ce qui est gallifreyien.

  



C’est le moment aussi de remettre certaines choses au clair…

« When I saw that face through the hatch, that woman looking at me?
– Reality bleeding through. They must have taken you quite a while back. Just before America…
– Is there anything you’re not telling us? You knew Amy wasn’t real, you never said.
– I couldn’t be sure they weren’t listening. »

On revient donc au mystère du premier épisode, cette étrange petite fille habillée en cosmonaute et tout ce qui découle de cet évènement… Intéressant!

Mais il faut aussi s’occuper de cette affreuse madame Kovarian qui semble n’avoir pas dit son dernier mot.



« That anger is always the shortest distance to a mistake.
– I’m sorry?
– The words of an old friend… Who once found me in the London Underground, attempting to avenge my sisters on perfectly innocent tunnel diggers.
– You were very cross at the time.
– As you were today, old friend.
– Point taken, I hope. »



« Now, I have a question. A simple one. Is Melody human?
– Sorry, what? Of course she is! Completely human, what are you talking about?
– They’ve been scanning her since she was born and I think they were looking for.
– Human DNA.
– Look closer.
– Human plus. Specifically, human plus Time Lord.
– But she’s human. She’s Amy and Rory’s daughter.

– You told me about your people. They became what they did through prolonged exposure to the time vortex. The untempered schism… Over billions of years, it didn’t just happen. How close is she? Could she even regenerate?
– No! I don’t think so.
– You don’t sound so sure.
– I don’t understand how this happened!
– Which leads me to ask: when did it happen?
– When?
– I am trying to be delicate. I know how you can blush. When did this baby… begin?
– You mean…
– Quite.
– That’s all human-y private stuff, it just sort of goes on. They don’t put up a balloon, or anything.
– But could the child have begun on the TARDIS? In flight, in the vortex.
– Impossible! It’s all running about, sexy fish vampires, blowing up stuff. And Rory wasn’t even there
at the beginning. Then he was dead, then he didn’t exist, then he was plastic. Then I had to reboot the whole universe, long story. Technically the first time they were on the TARDIS together, in this version of reality, was on their…
– On their what?
– On their wedding night. »

Tout ce passage est juste absolument extra

« Why? If you could get your hands on a new Time Lord, what for?
– A weapon?
– Why would a Time Lord be a weapon?
– They’ve seen you.
– Me? »

Le doute et la remise en question le travaillent…

Mais voilà qu’il faut faire face à la vraie bataille.



« No offence to the others, but you let them all die first, okay?
You’re so Scottish. »

Huhu ^^

Et nouvelle confrontation…

« A child is not a weapon!
– Give us time. She can be. She will be.
– Except you’ve already lost her, and I swear I will never let you anywhere near her again.
– Oh, Doctor. Fooling you once was a joy… but fooling you twice, the same way, it’s a privilege. »

{moshide hidden SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}      {/moshide}

Han la feinte! Comment elle est vicieuse et tordue!
Un moment particulièrement terrible pour Amy, on a le coeur déchiré pour elle…

Et la bataille continue.

« Demons run when a good man goes to war.

Night will fall and drown the sun,
when a good man goes to war.
Friendship dies and true love lies.
Night will fall and the dark will rise,
when a good man goes to war.
Demons run but count the cost.
The battle’s won
but the child is lost. »

Avec son lot de sacrifices et de morts toujours tristes.

« It’s strange. I have often dreamed of dying in combat. I’m not enjoying it as much as I’d hoped. »
(haha)

 

 

Pas facile pour le Doc d’essayer de s’excuser avec son petit air tout contrit auprès de la pauvre Amy…

River Song l’avait bien prédit, il a atteint une apogée exceptionnelle en remportant une capitulation sans combat, pour mieux toucher le fond quand ça s’est révélé être parfaitement calculé pour un nouveau piège particulièrement vicieux.

Tiens, d’ailleurs, la voilà, River! Cette bonne vieille River… Qui se met à sermonner sérieusement le Doc, lui assénant vérité douloureuse sur question embarassante.



« You think I wanted this? I didn’t do this. This wasn’t me!
– This was exactly you. All this, all of it.
You make them so afraid.
When you began, all those years ago, sailing off to see the universe, did you ever think you’d become this? The man who can turn an army around at the mention of his name?
Doctor? The word for healer and wise man, throughout the universe. The way you are, what might that word come to mean? To the people of the Gamma Forests, the word « Doctor » means mighty warrior. How far you’ve come.
And now they’ve taken a child. The child of your best friends. And they’re going to turn her into a weapon, just to bring you down. And all this, my love… in fear of you. »

C’est est trop pour le Doc, qui cette fois exige qu’elle dévoile qui elle est, depuis le temps qu’elle garde le mystère là-dessus…

  

Apparement il comprend, et il se barre en promettant qu’il va chercher Melody et que nondidju il va la retrouver et la récupérer saine et sauve, promis.
Vastra et Jenny ont apparement saisi le truc elles aussi.

   

Mais nos deux companions, toujours pas.

Or Amy est vraiment à bout ^^

C’est que le champ de traduction du Tardis ne leur suffit pas pour lire le gallifreyien ; mais River a autre chose à leur montrer pour leur faire comprendre: la broderie de la jeune fille des Gamma Forests…

Et là on a ZE révélation, à la fois incroyable et tellement évidente, tordue et tellement simple…
J’avais bien déjà vu passer cette théorie (malgré mon éloignement volontaire de tout milieu spoilerisant!) et elle me plaisait assez, mais je n’y croyais pas trop et surtout je préfèrais attendre de voir, comme je préfère toujours.

{moshide hidden SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}« It’s your daughter’s name in the language of the forest.
– I know my daughter’s name.
– Except they don’t have a word for « pond ».
Because the only water in the forest is the river.
 The Doctor will find your daughter and he will care for her whatever it takes and I know that. It’s me. I’m Melody. I’m your daughter. »

   {/moshide}

Alors « wouaaaaah » et sourire béat, quoi.

C’est tout ^^

Dr Who 605-606 The Rebel Flesh / The Almost People

Après une nouvelle petite séance perplexe de suivi de grossesse d’Amy à la Schrödinger (pregnant, not pregnant, pregnant…) sur son écran, qui nous maintenait dans le suspense de longue durée au premier visionnage, nous voilà partis dans une nouvelle aventure avec un château d’allure médiévale occupé par une équipe bien organisée…

…et qui se fabrique des clones, des gangers, pour limiter les pertes humaines inévitables dans leur mission de pompage d’acide.



  

Brrr!

Mais ils ont beau être confiants dans les directives ou le silence de leur firme, leur structure n’est plus assez solide pour supporter la réplique de tempête solaire qui arrive – heureusement que le Doc est là pour courir gaiement se prendre un électro-choc et couper court aux turbulences.



« I’ve to get to that cockerel before all hell breaks loose. I never thought I’d have to say that again. »

(hey, qu’est-ce que ça veut dire, ça? il a déjà fait un truc de ce genre?)

L’équipe se réveille laborieusement…

« Jennifer. All right.
– It hurt so much!
– It’s OK. It’s over.
– I couldn’t get out of my harness. I thought I was going to die.
– Welcome to my world. »

de ce qui leur semble n’avoir duré que quelques minutes alors que le Doc estime plutôt une heure, et comme il le dit, il peut se passer beaucoup de choses en une heure.
D’ailleurs si tout le monde est là, comment se fait-il que le phono soit en marche?



Et oui, les gangers ont investi les bureaux de leurs « originaux », pour essayer de comprendre d’où ils venaient…

« They feel compelled to connect to their lives.

– Their stolen lives.
– Bequeathed. You gave them this. You poured in your personalities, emotions, traits, memories, secrets,
everything. You gave them your lives. Human lives are amazing. Are you surprised they walked off with them? »

De quoi remettre pas mal de choses en questions pour les « originaux » qui bousillaient leurs gangers sans états d’âme.

        
(j’aime beaucoup le sourire de traviole de Cleaves, et la sensibilité paternelle de Jimmy)

Et c’est parti pour pas mal de micmacs, et quand le Doc semble cacher des choses sans en savoir beaucoup non plus, ça ne rassure pas vraiment…

« Early technology is what you said. You seem to know something about the Flesh. Do you? »

Evidemment, comme c’est un revisionnage pour cette chronique, je n’ai plus cette question-là, mais je dois dire que j’avais complètement oublié cet aspect-là pour ce double épisode.

Petit détail très marrant au passage et qui aura son importance: le Doc qui abandonne ses godasses dans la flaque d’acide qui est en passe d’enterrer le Tardis

Mais bon, c’est pas tout ça, les gangers entrent en guerre…

…et le Doctor se retrouve lui aussi avec un ganger, ce qui est assez cocasse – dès que la copie parvient à intégrer l’immense passé de toutes les régénérations d’un Time Lord.

  



« We have time?
– We make it. »

(pratchettien!)



Et même si Amy a du mal à accepter un doublon de Doctor, c’est bien le même esprit, la même identité chez chacun d’eux…

« – What are you doing?
– Making a phone call.
– Who to?
– No-one yet. It’s on delay.
– Why exactly are you making a phone call?
– Because, Amy, I am and always will be the optimist, the hoper of far-flung hopes
and the dreamer of improbable dreams. »

« – Are you crazy?
– Am I crazy, Doctor?
– Well, you did once plumb your brain into the core of an entire planet just to halt its orbit and win a bet. »

Mais pendant ce temps, il n’est pas le seul à faire joujou avec son double.

Le Doc est le premier à avoir mis en lumière que les gangers ont des sentiments et une conscience autant que leur « original », remettant leur utilisation sous une autre perspective, mais quand on voit qu’il y a carrément des gangers « usagés » laissés en tas à moitié fondus et amalgamés alors qu’ils sont encore conscients, on comprend qu’ils ont vraiment des motifs de vouloir se venger et damer le pion aux humains…

Et comme ils sont identiques à leurs originaux, avec les mêmes souvenirs et la même forme d’esprit, ce sont des ennemis plus redoutables qu’il y paraît.

Le « Roranicus Pondanicus » (hah!) en fait les frais, suivre un plan de prise au piège peut aussi appeler les coups en vache…



Il faudra un déclencheur fort pour amener un des gangers à trouver sa place en paix. C’est que la fibre paternelle est toujours la plus forte chez Jimmy, « original » ou pas…

Finalement seule Jenny reste assoiffée de vengeance, à ruminer dans son coin pendant que les autres essaient de s’en sortir ensemble. Le hic, c’est qu’elle va continuer à repousser les limites de la chair-à-ganger, et devenir une réelle menace sous une forme monstrueuse…

« It’s the eyes. The eyes are the last to go.
– What are you talking about?
– When they destroy us, the eyes are the last things to melt. And there’s one question in those eyes: why? Why should we suffer for the sake of human beings? »


« 
The eyes have it.
– Why are they here?
– To accuse… us. »


M’enfin on finit par apercevoir la lumière au bout du tunnel, ou plutôt le Tardis au bout de la galerie ^^

Evidemment ça se fait pas sans quelques sacrifices, dont le Doctor Ganger (« call me John Smith ») qui n’est en fait pas celui qu’Amy croyait puisqu’ils s’étaient amusés à échanger leurs chaussures…

« I never thought it possible.
– What?
– You’re twice the man I thought you were. »

(et donc c’est bien au « vrai » qu’elle a dit qu’elle l’avait vu mourir, maintenant que j’y repense…)

Et puis voilà, les rescapés Cleaves et Mark-Ganger prennent un nouveau départ en allant imposer leur vérité aux big boss de la firme, et le Doc est content que tout se finisse bien.

Hélàs ça ne dure guère, puisque c’est le moment d’affronter ce qui cloche avec Amy…

« Contractions?
– She’s going into labour. (…)I needed to see the Flesh in its early days. That’s why we were there in the first place. I was going to drop you off for fish and chips first, but things happened and there was stuff and shenanigans. Beautiful word, shenanigans. (…) I needed enough information to block the signal to the Flesh. The signal to you. (…) We’re coming for you, I swear it. Whatever happens, however hard,
however far, we will find you.
– I’m right here!
– No, you’re not. You haven’t been here for a long… long time. »

Et voilà les prémices d’enfin une réponse à ces mystérieuses apparitions récurrentes de la femme au bandeau…

   

Hmm, le bon cliffhanger que voilà!

Dr Who 604 The Doctor’s Wife

Alors que la suite a enfin/déjà (c’est selon) repris, je m’oblige à me tenir à mon chroniquage épisode par épisode et donc à rattraper mon retard dans mon re-visionnage avant de rejoindre tout le monde dans les nouveaux qui arrivent…

Retour donc sur la première moitié de la saison 6, avec le très attendu épisode écrit par Neil Gaiman.

Et voilà un truc qui frappe à la porte du Tardis au beau milieu de l’Espace.

Le Doc a du courrier! Et ça le met complètement en joie ^^

« There’s a living Time Lord out there, and it’s one of the good ones!
– You said there were no other Time Lords left.
– There are no Time Lords left in the universe, but the universe isn’t where we’re going!
– See that snake? The mark of the Corsair. Fantastic bloke. He had that snake as a tattoo in every regeneration. Didn’t feel like himself without the tattoo. Or herself, a couple of times. Oh, she was a bad girl! »

Donc les Time Lords peuvent se régénérer en femmes. Intéressant à savoir.

« – What’s happening?
– We’re leaving the universe!
– How can you leave the universe?
– With enormous difficulty! »

Mais à peine posé sur ce qui ressemble à un astéroïde-poubelle, le Tardis s’éteint.
Qu’à cela ne tienne, allons à la rencontre des autochtones… franchement miteux et un brin zarbos, surtout une qui semble complètement hystérique et saute sur le Doc dès qu’elle le voit, avant de se faire gentiment mise au frais par ses copains.

Les deux zarbs restants deviennent carrément flippants quand ils se raidissent pour laisser passer la voix de House, l’entité consciente qui constitue en fait l’astéroïde. Il affirme « réparer » les éclopés qui s’échouent sur son dos, ce qui semble confirmé par l’aspect « patchwork » des deux zigotos (un Igor du Disque-monde ne déparerait pas).

Mais foin de tout cela, le Doc entend des voix, des voix de Time Lords, et ça l’attire comme un phare.

« As soon as the TARDIS is refuelled, we go, yeah?
– No. There are Time Lords here. I heard them, they need me.
– You told me about your people and you told me what you did.
– If they’re like the Corsair, they’re good, I can save them!
– Then tell them you destroyed the others!
– I can explain. Tell them why I had to.
– You want to be forgiven.
– … Don’t we all? »

Et pourtant ça ne sent pas bon, Amy l’a bien pressenti…

« Don’t get emotional because that’s when you make mistakes. »

Ce qui ne l’empêche pas de justement faire tout le contraire, en éloignant habilement ses deux companions.

« I told you to look after him.
– He’ll be fine! He’s a Time Lord.
– It’s just what they’re called. It doesn’t mean he actually knows what he is doing. »

Héhé, mais c’est pourtant vrai sur ce coup-là, le Doc a eu une très mauvaise idée d’enfermer Amy et Rory dans le Tardis, en voulant les mettre à l’écart et à l’abri…

En attendant de réaliser son erreur, il finit par remonter à la source des voix de ses congénères, mais ce n’est pas exactement ce à quoi il s’attendait.

« Just admiring your Time Lord distress signal collection. Nice job. Brilliant job. Really thought I had some friends here… But this is what the Ood translator picked up. Cries for help from the long dead. »

« You gave me hope, and then you took it away. That’s enough to make anyone dangerous. God knows what it will do to me! »

Y’a de quoi être amer… Et pourtant il y a une autre surprise qui l’attend, dans la cellule où a été isolée la folle…

« I’m the… What do you call me? We travel. I go… [woosh woosh]
– The TARDIS?
– Time and relative dimension in space. Yes, that’s it. Names are funny. It’s me! I’m the TARDIS.
– No, you’re not! You’re a bitey, mad lady. The TARDIS is up and downy stuff in a big blue box.
– Yes, that’s me. A type 40 TARDIS. I was already a museum piece, when you were young, and the first time you touched my console you said…
– I said you were the most beautiful thing I had ever known.
– And then you stole me. And I stole you.
– I borrowed you.

– Borrowing implies the intention to return the thing that was taken. What makes you think I would ever give you back? »

HAH! On en attendait pas moins de Gaiman, c’est une idée brillante.

« Are all people like this?
– Like what?
– So much bigger on the inside? »

Joli…
Mais c’est là que le Doc comprend que tout ça n’était qu’un piège et que son Tardis est en train d’être englouti, dépourvu de son âme – et avec Amy et Rory coincés à l’intérieur…

« – I… I really don’t know what to do. – That’s a new feeling! »

C’est bien le Doc, ça, s’enthousiasmer d’un rien même dans les pires moments!
Et puis repartir à fond la caisse pour improviser une solution, avec sa compagne de choc…

« Sorry, do you have a name?
– 700 years, finally he asks.
– But what do I call you?
– I think you call me… Sexy.
– Only when we’re alone!
– We are alone.
– Hm… Come on then, Sexy. »

J’adore C’est tout à fait la complicité, l’affection et le bon feeling qu’on connaît entre le Doc et son Tardis depuis si longtemps, et sa « good old girl » inopinément incarnée est délicieuse, par son exploration de cette nouvelle expérience et par son caractère bien trempé, et la possibilité de s’exprimer enfin directement avec son Doctor…
Ils sont sur la même longueur d’ondes.
Sauf peut-être sur les sentiments inspirés par les restes des Tardis piégés là il y a bien longtemps – émouvant cimetière ou aubaine inespérée de pièces détachées pour construire un nouveau tableau de bord?

« You’re like a 9 year-old trying to rebuild a motorbike in his bedroom. And you never read the instructions.
– I always read them!
– There’s a sign on my front door. You have been walking past it for 700 years. What does it say?
– That’s not instructions!

– There’s an instruction at the bottom.
– Pull to open.
– And what do you do?
– I push!
– Every single time. 700 years. Police Box doors open out the way.
– I think I’ve earned the right to open my front doors any way I want!
– Your front doors? Do you know how childish that sounds?
– You are not my mother!
– And you are not my child!
– You know, since we’re talking with mouths, not really an opportunity that comes along often, I’d just want to say, you know, you have never been very reliable.
– And you have?
– You didn’t always take me where I wanted to go.
– No, but I always took you where you needed to go. »

C’est vraiment un vieux couple!

« Look at us. Talking. Wouldn’t it be amazing if we could talk, even when you’re inside the box?
– You know I’m not constructed that way. I exist across all space and time.
– Do you wonder why I chose you all those years ago?
I choose you. You were unlocked.
– Of course I was. I wanted to see the universe, so I stole a Time Lord and I ran away. And you were the only one mad enough. »

Et c’est parti pour retrouver le Tardis dérobé! Ce voyage sur un tableau de bord sans rien autour est complètement dingue, quand on y pense.

Pendant ce temps, Amy et Rory sont aux prises avec House, qui se délecte de jouer avec leurs esprits – ce qui donne des passages absolument horribles, où Neil Gaiman a déployé ses talents de sombre conteur…

C’est vraiment un soulagement quand « Sexy » établit un contact télépathique avec Rory (« I said the pretty one! » ^^), même si c’est aussi la confrontation finale qui arrive.

Au passage, j’ai beaucoup aimé la façon de rendre le mot de passe télépathique:

« She said she’d send me the passkey! Crimson. Eleven. Delight. Petrichor.
– What do I do, do I say it? Crimson. Eleven. Delight. Petrichor. I said it. I said it!
– She told you what it meant, the smell of wet dust, remember? So… – It’s the meaning, not the word.
– Meaning of what?
– The TARDIS’ interface is telepathic. You don’t say it, you think it.
– It’s coming.
– Quiet! Crimson. Eleven. Delight. The smell of dust after rain. »

Et voilà, le Doc obtient sa petite discussion, avec notamment cette réplique culte:

« Living things from deleted rooms are automatically deposited in the main control room. But thanks for the lift!
– We are in your universe now, Doctor. Why should it matter to me in which room you die? I can kill you just as easily here as anywhere. Fear me. I’ve killed hundreds of Time Lords.
– Fear me. I’ve killed all of them. »

Eh oui, the Doctor n’est pas n’importe quel Time Lord. Fin de la partie pour House!

Mais dans tout ça, l’âme de « Sexy » ne peut rester plus longtemps dans son enveloppe corporelle qui n’en peut plus. Un moment très, très émouvant

« Are you there? It’s so very dark in here.
– I’m here.
– I’ve been looking for a word. A big, complicated word, but so sad. I’ve found it now.
– What word?
– Alive. I’m alive!
– Alive isn’t sad.
– It’s sad when it’s over. I’ll always be here. But this is when we talked. And now even that has come to an end. »

Je crois que c’est la première fois que je vois Eleventh vraiment pleurer comme ça.

Mais voilà, c’est comme ça, et même si c’est impossible de donner une voix à l’âme du Tardis (« it’s spacey-wacey! »), ça n’empêche pas de la chouchouter encore plus et de lui offrir un petit bricolage de protection supplémentaire ; et puis, la vie continue, quoi.



« Sorry. At the end, she was talking. She kept repeating something. I don’t know what it meant.
– What did she say?
– « The only water in the forest is the river. » She said we’d need to know that someday.
– It doesn’t make sense, does it?
– Not yet.
(hinhin, très bon maintenant que je sais de quoi il retourne – on en profite vraiment mieux quand on sait ^^) You okay?
– No. I watched her die. I shouldn’t let it get to me, but it still does. I’m a nurse.
– Letting it get to you, you know what that’s called? Being alive. Best thing there is. Being alive right now,
that’s all that counts. »

Yep, et puis même si Sexy n’a plus de voix, elle est toujours bel et bien là, et plus complice que jamais!

Je craignais d’attendre un peu trop de cette intervention de Neil Gaiman, surtout dans un univers déjà aussi riche et bien planté, mais non, il a su brillament apporter sa marque en restant totalement fidèle et parfaitement intégré au who-niverse

 

Le démon de midi (film)

Petit interlude dans mes chroniques en retard qui continuent de s’accumuler, parce qu’il se trouve qu’une fois de plus, j’ai été agréablement surprise par un film vu à la tv lors d’une séance de glandouillage chez mes parents:

  

« Vers la quarantaine, le mâle humain a coutume de quitter son épouse « usagée » pour aller cavaler dans les pâturages verts. Anne en fait l’expérience avec Julien, l’homme de sa vie. Après quinze ans de vie commune et un adorable petit garçon, elle doit se rendre à l’évidence : Julien est tombé « en amour ».
Aveugle, puis révoltée et partant à la recherche d’amants, elle finit par apprendre à vivre avec une réalité qu’elle n’a voulu ni pour elle, ni pour son fils. Et comme toutes les grandes crises de la vie, sa douleur fait écho à d’autres plus enfouies, de l’enfance.
Mais tout ce joli chaos lui permet de se découvrir une capacité qu’elle ne se connaissait pas: celle d’en rire. »

Cette dernière phrase du résumé me chiffone un peu: c’est pas vraiment ça, c’est plutôt la capacité de le mettre en scène, avec des talents de comédienne authentique.

Mais j’ai pas trop vu ça, moi, c’est surtout l’histoire d’amour qui m’a pris les tripes – d’autant plus le personnage du mari me plaisait bien, en artiste cool et charmant (ce qui rajoute une couche à la déception ressentie en écho par cet incroyable gâchis) (surtout incarné par l’acteur Simon Abkarian que j’ai trouvé à mon goût ^^)

 

   

La détresse d’Anne, son obstination, son effondrement, l’injustice de la situation, m’ont vraiment touchée.

Et puis je savais que ce film était tiré d’une pièce de théâtre de Michèle Bernier, même si je ne l’avais pas vue, et je me suis surprise à remarquer certaines scènes ou procédés en les rapprochant de ça avait dû être de l’adapter à l’écran, et j’ai particulièrement ressenti cette transposabilité de l’oeuvre, c’était intéressant.

Euh, voilà, à part ça c’est quand même pas un grand film, hin, mais je suis pas mécontente de l’avoir vu.

Dr Who 603 The Curse of the Black Spot

Bon, il faut vraiment que je me dépêche de chroniquer cette première moitié de saison 6, avec la suite qui arrive…

Voici donc l’épisode 3, beaucoup plus calme au niveau émotionnel, le genre d’épisode de transition gentillet qui paradoxalement me plaisent souvent encore plus que les « gros » épisodes.

Et celui-ci touche le thème des pirates, une ambiance que je rêvais de voir le Doctor jouer avec!

 

« Yo Ho Ho! Or does nobody actually say that? »

     

J’adore ce trip de Amy qui s’y croit à fond

 Mais bon c’est pas tout ça, s’ils ont atteri sur ce navire c’est bien parce qu’il y a une raison, que les pirates désignent comme une curieuse malédiction qui marque d’une « black spot » au milieu de la main chaque blessé, ne serait-ce qu’une égratignure faisant perler une seule goutelette de sang, et le condamne à l’envoûtement d’une sirène fantomatique qui ne s’en laisse pas conter dès qu’on veut se mettre en travers de son chemin.

   

   

« She’s been hunting us ever since we were becalmed. Picking off the injured, like a shark. A shark can smell blood.
– Okay! Just like a shark. In a dress, and singing, and green. A green singing shark in an evening gown. »


Et avec çac’est semble-t-il un jour « sans » pour le Doctor, qui enchaîne les erreurs d’interprétation…

Même quandil décide de recourir au Tardis, celui-ci se grippe et se retrouve aspiré par la sirène aussi.

  


   

Au passage, la petite rivalité entre les deux capitaines est très sympa ^^

Et puis ça se débloque et s’accélère petit à petit

   

Le fiston du captain, malade et clandestin, se débrouille plutôt bien, et nos Time travellers s’initient tant bien que mal à l’art de la navigation, sans aucune connaissance du jargon si spécifique du milieu…

   

Et puis on finit par aller voir où la sirène fait disparaître tout le monde.

« I think I understand. Good, because it’s not like that at all. But if that helps.
– Thanks. »


   

Retrouvailles émues avec le Tardis ^^

Et on découvre que la sirène en veut surtout aux bactéries.

     

Et qu’il suffit de le lui demander gentiment et formellement si on veut reprendre la charge d’un de ses patients.

Même si ça implique de le priver d’oxygène le temps de le sortir de là, puis de le ranimer, ce qui n’est pas une mince affaire… Et un très grand moment d’émotion pour Rory et Amy – Rory est particulièrement génial ici.

  

Et les pirates continuent leur route à bord de leur navire, mais cette fois en sillonnant l’espace plutôt que l’océan… Maintenant que j’y pense, c’est fou toutes les fanfics que ça peut donner, ça!

Et voilà, on termine sur encore une énigme pour la suite, ajoutée à la courte réapparition de la femme au bandeau qu’Amy est la seule à voir…

Harry Potter & the Deathly Hallows (film 7 Part 2)

Comme je le disais, j’ai vu le tout dernier film HP en vraie VO à Cardiff.
Et je ne sais pas si c’est l’enthousiasme et la satisfaction communicative d’Estelle, le fait que j’ai totalement décroché des bouquins (ma tentative de relecture intégrale est un échec), ou la réconciliation qui s’opère en moi avec les films depuis à peu près le 5°, et aussi le fait que j’ai définitivement intégré que ce ne sont que des adaptations à regarder en tant que telles, mais ma foi j’ai beaucoup aimé ce dernier film.

Evidemment, tout n’est pas exactement fidèle au livre, mais au moins les raccourcis restent sobres et crédibles. J’ai eu beaucoup d’émotion sur des scènes retranscrites exactement telles que je me les imaginais, j’ai redécouvert quelques trucs (le tome 7 est toujours le seul que je n’ai encore jamais relu, je n’ai eu que ma première lecture en VO et celle en VF), et j’ai même trouvé que certaines scènes un peu réadaptées devenaient meilleures que dans le tome, et même chose pour l’épilogue qui cette fois formait vraiment une fin qui bouclait la boucle et qui m’a effacé le goût fade que ça m’avait laissé dans le livre…

  

    

Et on redémarrait fort avec la plage que chuis trop contente d’avoir vue en vrai le lendemain 

  

Première petite surprise: je me souvenais plus qu’Hermione prend du Polynectar pour se faire passer pour Bellatrix et entrer dans son coffre à Gringotts, la scène m’est revenue en même temps que je la voyais, et ça collait parfaitement!

    

J’ai bien aimé comment ils ont fait le dragon, vieux, fatigué, malade, blessé, et profitant de cette fuite inespérée…

  

Et puis la rencontre avec Abelforth, et les résistants de la Salle sur demande, très proche là aussi de ce que j’imaginais.

     

Et surtout Snape, bien que sa fuite ait été légèrement altérée, j’ai trouvé que ça restait très fidèle malgré tout, et alors son souvenir dans la Pensine… c’était exactement, exactement, comme je l’avais ressenti.

     

Le « always » que j’attendais était très très réussi, et j’ai bien écrasé ma larmichette (qui n’était ni la première ni la dernière).

Et puis l’attaque de Poudlard, bien ficelée et qui retranscrit bien les différentes étapes de la Dernière Bataille, avec ses moments épiques, ses quêtes parallèles, ses sacrifices et ses revirements…

   
(j’ai adoré McGo: « J’ai toujours rêvé de faire ça, huhu » – et je me suis encore régalée avec Bellatrix, ce rôle génialement exacerbé par Helena Bonham-Carter est plus que jamais fidèle à lui-même)

    
(Hum, je me découvre un petit faible pour Bill Weasley, je sens qu’il va falloir que je m’intéresse de près à ce Domhnall Gleeson)

Et alors là, un de ces moments qui a été théâtralisé dans le film par rapport au livre mais que j’ai trouvé ça tellement mieux: l’instant héroïque de Neville. C’est juste grandiose. Et il le méritait.

Et évidemment le grand dénouement…

   
(« Huh? » « Pas conteeeennnt! »)


(« ça va ch**eeer! »)

Et les petites innovations sur le sort final (et celui utilisé par Molly Weasley) ne m’ont absolument pas choquées, au contraire j’ai trouvé que ça collait bien avec l’adaptation et que ça passait mieux à l’écran.

Voilà voilà *soupir satisfait*

Le chat du rabbin (film)

J’aimais déjà beaucoup la BD du Chat du rabbin de Joann Sfar, alors vu la qualité et le sérieux du bonhomme, quitte à ce que ça prenne des années, je ne me faisais aucun souci pour cette adaptation sur grand écran, que j’attendais avec grand intérêt.

Alger, années 1920. Le rabbin Sfar vit avec sa fille Zlabya, un perroquet bruyant et un chat espiègle qui dévore le perroquet et se met à parler pour ne dire que des mensonges. Le rabbin veut l’éloigner. Mais le chat, fou amoureux de sa petite maîtresse, est prêt à tout pour rester auprès d’elle… même à faire sa bar mitsva ! Le rabbin devra enseigner à son chat les rudiments de loi mosaïque !
Une lettre apprend au rabbin que pour garder son poste, il doit se soumettre à une dictée en français. Pour l’aider, son chat commet le sacrilège d’invoquer l’Eternel. Le rabbin réussit mais le chat ne parle plus. On le traite de nouveau comme un animal ordinaire. Son seul ami sera bientôt un peintre russe en quête d’une Jérusalem imaginaire où vivraient des Juifs noirs. Il parvient à convaincre le rabbin, un ancien soldat du Tsar, un chanteur et le chat de faire avec lui la route coloniale…

      
Affiches non retenues que Joann Sfar a présenté sur son blog: , , , , et


Et c’est effectivement très réussi!

On retrouve très bien la BD, c’est très fidèle, et c’est donc tout aussi beau, plein d’ironie et de belles leçons d’humanité…  On s’imprégne jusqu’à la satiété de ce profond amour pour les hommes assez bons et sages pour préférer la paix aux querelles de religions – ou autres – et les petits arrangements en toute bonne conscience plutôt qu’une rigidité inepte. Pour l’amour tout court aussi, et les revers de la nature humaine, et tout plein d’autres trucs.
Je suis vraiment ressortie avec le coeur gonflé d’amour, ce film est un vrai bonheur!

De plus près, la bande originale est absolument magnifique, un beau mélange de guitare andalouse, de klezmer et d’oriental, avec un joli point d’orgue chanté par Enrico Macias pour clôturer le film (et non, ça fait même pas ringard) – aucun doute que cette BO va rapidement se retrouver chez moi

(J’ai évidemment fait l’impasse sur la 3D et privilégié le traditionnel 2D.)

Les graphismes portent clairement la patte si particulière de Sfar…

… à part quelques silhouettes plus simplistes, sûrement pour la fluidité du support de dessin animé, mais qui parfois donne un petit côté Disney pas tiptop :/

Quand ce n’est pas carrément des bizarreries sur toute une séquence de la fin où les yeux deviennent globuleux et les visages prennent un souffle de Picasso, ce qui pourrait être tout à fait sfaresque mais qui là détonne franchement…

Mais on passe très vite par-dessus ces petits détails tellement ce film nous fait déborder le coeur et résonne encore en nous quand on quitte la salle avec un air rêveur et heureux



Pirates des Caraïbes, 4: La fontaine de jouvence

 
 
Ca faisait bien longtemps que j’avais pas eu l’occasion de retourner au petit ciné de campagne que j’aime bien, pas loin de chez mes parents, mais pour une fois il y avait une séance à laquelle je pouvais aller samedi dernier, pour un des films qui me font aller au ciné sans réfléchir: le 4° volet de Pirates des Caraïbes.

La Fontaine de Jouvence, titre français qui s’éloigne du « On stranger tides » original, véritable reconnaissance de l’influence du livre de Tim Powers (« Sur des mers plus ignorées » en français) sur l’univers des films Pirates des Caraïbes.

Pour autant, il ne faut pas s’attendre à ce que ce 4° film soit particulièrement fidèle au livre de Tim Powers: à part certains détails anecdotiques (la poupée vaudou, vaguement la fontaine elle-même, et de loin), l’influence se retrouve encore une fois essentiellement dans l’univers de la piraterie.

Moi ça me convient très bien: si j’affectionne cette série de films c’est justement pour cet univers, cette ambiance, l’utilisation des réels pirates historiques et/ou légendaires (Le Hollandais Volant, Barbe Noire…), bien évidemment le personnage du capitaine Jack Sparrow, et rien d’autre.
Tant pis pour ceux qui y trouvent à redire

Donc donc donc: cette fois nous mettons le cap pour de bon sur la fontaine de jouvence, vieux rêve du cap’tain Sparrow.

Dès le début on retrouve le Sparrow qu’on aime, capitaine sans navire ni équipage, roublard et manipulateur opportuniste, dandy à sa façon mais guère gentleman, toujours plein de ressources et d’un charisme désinvolte.

Après avoir filouté un brin au procès accusant le second Guibbs (auquel on apprend à s’attacher pendant ce film) à sa place (« Vous êtes coupable de ne pas être coupable d’être Jack Sparrow » ^^), ça ne tourne pas comme prévu et il nous offre ce qu’il sait faire de mieux: une improvisation, et plus particulièrement une impro d’escapade rocambolesque

Avec juste un bref intermède pour se faire traîner devant le roi ^^

Il fait aussi des retrouvailles inattendues avec Angelica, une ancienne moniale espagnole qu’il avait sorti de son couvent (« j’étais persuadé que c’était une maison close ») et qui est devenue une aventurière de son acabit, allant jusqu’à devenir le second estimé de Barbe Noire, le pirate le plus redouté…

 

 


Pénélope Cruz tient bien le rôle, et j’aime bien la relation entre ces deux-là, même si ça devrait faire hurler la fangirl qui est en moi 

 

Il y a aussi les sirènes, autre classique de la piraterie, très bien rendu ici, pour finir sur une bataille épique

     

…qui leur permettra de capturer une prisonnière pour receuillir ses larmes lors du rituel païen nécessaire à la fontaine de jouvence.

C’est là que le missionnaire au coeur pur également capturé bien avant s’en émeut et que se noue une belle rencontre, entre le puritain convaincu et la belle créature humiliée.

    

  

Pendant ce temps-là, Barbossa et Jack crapahutent de concert comme de joyeux lurons en souvenir du bon vieux temps et de l’époque du Black Pearl.

  

Bien sûr tout ce petit monde finit par accéder à la fontaine de jouvence, où tout se déchaîne pour le plus grand malheur de ce haut lieu du patrimoine païen ^^

 

« Attendez! Pourquoi on se battrait? Vous êtes de son côté à lui et vous de son côté à lui. Ca se passe juste entre eux deux, pourquoi on ne se contenterait pas de les regarder faire en buvant un verre? »

Héhé, mais ça c’est sans compter le goût des pirates pour la bagarre – ça m’a beaucoup fait penser aux Feegles pratchettiens, ça ^^

Et enfin, on a un nouvel espoir pour le Black Pearl

…et ma foi ça peut augurer encore un bon nouveau film des Pirates, de mon côté le rendez-vous est pris. 



Hero Corp – Saison 2

Après le calme, la tempête: c’est ce qu’annoncent le dernier épisode de la saison 1 et le premier de la saison 2.

Et effectivement, cette saison 2 pète la forme!

Les éléments laissés en suspens à la fin de la première saison sont développés et donnent de nouvelles directions à la belle bande de clampins que j’ai été ravie de retrouver et que désormais j’adore au-delà du possible.


Je me suis avalé cette saison en une petite semaine – ce qui je crois ne m’était jamais arrivé de ma vie, mais les fins d’épisodes maîtrisent le teasing à la perfection, et puis cette série est tellement bonne, que je me serais bien tout visionné d’un seul coup si j’avais pu!

Et c’est toujours aussi bien foutu, avec les comics intimement liés à l’ensemble, et leurs dessins en fondus à chaque début d’épisode pour raconter la suite de l’histoire de nos super-héros aux pouvoirs moisis




 


On commence par reprendre les péripéties de Montréal où elles en étaient, avec la magnifique connerie de Captain Canada incarné par un Courtemanche excellent mais que j’ai eu un peu de mal à reconnaître…

  

Et on retourne au Village entre-temps attaqué, ce qui pousse l’intégralité de la bande (sauf le barman qui n’a pas survécu, snif) vers de nouvelles aventures…


A commencer par opérer un repli d’abord vers un autre site d’anciens super-héros, puis vers le Bunker prévu pour les super-héros de tous les pays en temps de guerre.

Le système de sécurité de ce bunker a été élaboré par un fan d’énigmes et devinettes tordues, dont la clé d’ouverture qui est un petit bijou ^^

{moshide hidden SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}

« Au pied des mûres, encerclée par les loups, la tête du serpent vous ouvrira la porte quand vous aurez des têtes de con !« 
{/moshide}

Et puis voilà, il se passe tout plein de trucs sur lesquels je vais passer allègrement, mais j’ai vraiment accroché à fond, j’ai eu une impression de plus grande efficacité que la saison 1, mais sûrement aussi parce que justement avoir vu la saison 1 m’a attaché aux personnages et à l’esprit de la série, sa décontracture tout en menant une vraie intrigue qui tient la route, avec des petits appartés décalés et les boulettes des superhéros débilos mais tous tellement attachants… Ce serait un pléonasme de rajouter « tellement humains »

Klaus et Doug sont vraiment mes grands préférés, avec Mary. Même si en fait je les surkiffe tous plus les uns que les autres.



Les nouveaux arrivants sont très sympas aussi, dont Jean Micheng au pouvoir redoutable, ou Valur le vieux briscard qui a la classe et un chouette accent et qui ressemble vraiment beaucoup à Dave, qui aurait tout aussi bien pu tenir le rôle (après tout, y’a bien Pierre Palmade en invité d’un épisode).

Nouveauté dans cette saison, on a droit à des flash-back du passé de John en ado maladroit au look *spécial* et son premier amûr….



(« j’t’aime comme le feu » ^^)


Et bien sûr sa relation houleuse avec Jennifer poursuit ses hauts et ses bas, ses incompréhensions et ses hésitations, et ses brefs moments de bonheur…
L’espèce de déclaration que lui fait John quand il vient la tirer une énième fois de la merde où l’ont laissée les autres est absolument magnifique.

    

Et puis dans tout ça, les super pouvoirs se réveillent un poil et les super costumes ressortent pour un ensemble du plus bel effet, qui m’avait moyennement convaincue quand j’étais tombée dessus avant de regarder la saison 2 mais qui est finalement totalement justifié et intégré à l’esprit de la série.


Voilà, donc c’est officiel, je suis super fana. Et je rejoins les nombreux autres fans frustrés de voir la série bloquée à la fin de cette saison 2 par la faute des diffuseurs qui comme d’habitude n’y comprennent rien aux séries de qualité qui méritent d’être mises en avant bien plus que la facilité des blockbusters habituels et même pas français…

Surtout quand la fin de la saison 2 nous laisse sur un suspense insoutenable avec un tas d’éléments à suivre au plus près!
C’pô humain de laisser des trucs pareils sans réponses.

Alors je ne peux que réclamer à grands cris moi aussi une saison 3 à tous prix, diffusée par n’importe quel moyen, et me rallier à la campagne PINAGE que je vous invite à soutenir si vous aussi êtes un fan frustré et que par le plus grand des hasard vous n’êtes pas déjà dans le coup:

Dans le cas contraire, regardez Hero Corp, vous allez voir, si vous accrochez ne serait-ce qu’un peu, il y a de grandes chances que vous aussi deveniez complètement mordus et attrapiez aussi la manie de brailler « pinaaage » à tout bout de champ, intérieurement ou pas.

  Pinage pinage pinage!

Pinaaaaââââaaaage!!!

Et je voudrais saluer au passage les super initiatives et l’implication des fans dans les Pinage Events qui valent le détour, zieutez donc la version courte (2mn30) ou la version longue (15mn), ça donne envie d’y avoir été…

[film] L’Illusionniste (Sylvain Chomet)

Avec les tarifs réduits du week-end dernier, j’ai aussi eu l’occasion inespérée d’enfin voir un film que j’avais à mon grand dam raté à sa sortie, puisqu’il n’est resté à l’affiche que très peu de temps dans mes parages…

J’avais beaucoup, beaucoup aimé les Triplettes de Belleville, et j’avais été ravie d’apprendre que Sylvain Chomet préparait un nouveau film dans le même genre, cette fois carrément inspiré de Jacques Tati.

À la fin des années 50, une révolution agite l’univers du music-hall : le succès phénoménal du rock, dont les jeunes vedettes attirent les foules, tandis que les numéros traditionnels – acrobates, jongleurs, ventriloques – sont jugés démodés. Notre héros, l’illusionniste, ne peut que constater qu’il appartient désormais à une catégorie d’artistes en voie de disparition. Les propositions de contrats se faisant de plus en plus rares, il est contraint de quitter les grandes salles parisiennes et part avec ses colombes et son lapin tenter sa chance à Londres. Mais la situation est la même au Royaume-Uni : il se résigne alors à se produire dans des petits théâtres, des garden-parties, des cafés, puis dans le pub d’un village de la côte ouest de l’Écosse, où il rencontre Alice, une jeune fille innocente qui va changer sa vie à jamais.


Plus précisément, c’est un projet que Tati n’avait pu mener à bien. Un projet plutôt différent de ses autres films – dont j’avoue certes n’avoir vu que Jour de fête (à l’école, il me semble) et peut-être quelques passages des Monsieur Hulot – et qui semble avoir quelques tendances autobiographiques, comme on le ressent déjà dans le film et comme l’explique Sylvain Chomet dans ce p’tit bout d’interview:



Tout comme dans les Triplettes, tout est dans l’ambiance, et ce dessin magnifique…

Presque muet d’un bout à l’autre, la musique et les situations suffisent à tout faire passer. Ca crée aussi une atmosphère très forte, ça renforce les émotions…

Et puis ce côté délicieusement rétro, aux tons légèrement sépia, on en redemande!

(roh oui, et le gros lapin au sale caractère, ça m’a trop rappelé plein de souvenirs de ma lapinette!)

Ah oui, et le groupe de rock bien teenage-glamour
Qui sonnait pas mal, d’ailleurs, raison de plus pour me jeter sur la BO dès qu’elle sera sortie

Ajoutez à ça la beauté toujours stupéfiante de l’Ecosse, ses paysages lumineux et contrastés…

…sur fond de cornemuses: tout ce que j’adore


On retrouve aussi toute la loufoquerie et l’ordinaire de personnages extraordinaires, à travers cet illusionniste en quête d’un nouveau souffle et finalement rattrapé par la grisaille de la vie… D’ailleurs la fin est très, très triste.

Elle révolte et frustre, on se dit « mais pourquoi il lâche tout comme ça, c’est pas possible! », et puis finalement on se met à sa place, on comprend… Mais c’est tellement triste. Tellement bête. Et tellement vrai aussi, malheureusement.

Et on termine sur une grosse touche de mélancolie… ça lui va bien, à ce film, d’ailleurs.

J’ai ri, je me suis exaltée, je me suis désolée, j’y ai été de ma larmichette, je me suis régalée les mirettes et les esgourdes et le coeur.

Le Monde de Narnia, 3: L’Odyssée du Passeur d’Aurore (film)

Haa, mon ftp remarche normalement, alors en avant les chroniques en retard!

D’abord, la suite de ma petite replongée dans Narnia avec le 3° film, que j’ai été voir ce week-end pour profiter des tarifs réduits, comme prévu.

Celui-là correspond à un tome que je n’avais pas lu et que j’ai à peine eu le temps de commencer avant de voir le film, mais c’est peut-être aussi bien, parce que maintenant que je l’ai presque fini, je constate que le film est très très peu fidèle, mais je trouve que les modifications de l’adaptation sont bien foutus, alors que j’aurais sûrement eu une impression toute autre si j’eusse connu le livre avant de le voir autant détourné

Mais comme ça n’a pas été le cas, ben j’ai bien aimé.

Enfin en passant sur la niaiserie, la morale catho et tout, hin, en étant branchée en mode bisounours, quoi. Je sais me laisser porter par la magie quand c’est Narnia

Edmund et Lucy Pevensie, ainsi que leur détestable cousin Eustache, plongent à travers un intriguant tableau pour embarquer sur le magnifique Passeur d’Aurore. A bord, ils retrouveront leurs amis le roi Caspian et la souris guerrière Ripitchip. Le destin même de Narnia repose sur le succès d’une mission qui entraîne les courageux voyageurs vers des îles mystérieuses. Affrontant des créatures magiques et de sinistres ennemis, ils seront également amenés à retrouver leur ami le grand Lion Aslan…



Dès le début (où on retrouve le Londres du début de 2nde Guerre Mondiale bien plus que dans les livres, comme dans chaque film), j’ai adoré la scène du tableau, que je venais de lire juste avant que les lumières s’éteignent, et qui est vraiment magique, au moins autant que le tout premier passage dans le monde de Narnia à travers le fond de l’Armoire magique…

Ensuite, le Passeur d’Aurore est absolument magnifique (comme je venais de le lire aussi), et c’est toujours aussi agréable de retrouver les narniens.

           

Bon, Caspian fait vraiment le pur look ciblé pour les midinettes, ça en devient surfait, c’t’un peu dommage. Et Lucy qui se met à être coquette, c’est aussi le genre de trucs qui était pas loin d’abuser de mon mode bisounours, mais c’est justifié plus tard alors ça va ^^

    

Ca se justifie quand Lucy veut à tout prix « être belle comme Susan ». Le reste du temps elle est toujours aussi adorable, émerveillée et émerveillante…

…mais quand la tentation passe à l’oeuvre, c’est par ce biais-là, et c’est la leçon d’Aslan: savoir s’accepter et s’aimer tel qu’on est, sans vouloir ressembler à quelqu’un d’autre mais bien à soi-même, y compris dans le miroir…

Mais à part ça elle reste toujours la plus enfantine.

Je me suis bien éclatée avec les monopodes, aussi ^^

Et Eustache est bien horripilant au début et passe bien par le chemin initiatique qu’avait suivi Edmund au début, ça devient classique dans la série mais ça passe quand même, et puis je devine que c’est pour passer le relais par la suite…



Ripitchip reste aussi fidèle à lui-même, en parfait chevalier
C’est d’ailleurs bien lui qui est le plus digne du droit de passage au Pays d’Asla par-delà la vague, le passage que j’aie le moins aimé, pour son allusion vraiment trop évidente au paradis chrétien, et Aslan (encore prononcé « Aslent », c’est nul) qui explique à Lucy que s’il leur a été permis de vivre toutes ces aventures à Narnia, c’était pour qu’ils se familiarisent avec Lui, qu’ils apprennent à le connaître avant de le cotôyer d’une autre façon en grandissant.
Ca m’a bien tordu la tronche, ça

Ca aurait pu être plus light, quand même.

Mais bon, c’est aussi ça, Narnia. Faut juste le savoir. Mais parce qu’il a tout le reste, je pose mon mouchoir là-dessus et puis voilà.

Le Monde de Narnia, 2: Le Prince Caspian (film)

Ca faisait longtemps que je voulais me remettre dans Narnia, ne serait-ce que pour finir de lire les quelques tomes de la série que je n’ai pas encore lu et relire les autres.
J’avais vu le premier film, mais zappé le deuxième.
En ce moment il y a une opération demi-tarif à mes cinés habituels, et la seule affiche qui m’intéresse est le Narnia 3, ça m’a suffi comme prétexte ^^ (et si ça ne suffisait pas, l’article de Vert m’achevait)

Donc dans la semaine j’ai fini d’acheter mes tomes manquants et hier soir, je me suis regardé chez moi le deuxième film:


Ca reprend très bien les éléments du livre, qui était le dernier de la série que j’avais lu à l’époque où je découvrais Narnia (à la fin du lycée, je crois).

Nous retrouvons nos quatre héros fils d’Eve et d’Adam devenus jadis les rois et reines du monde de Narnia après avoir vaincu la Reine Blanche et son hiver perpétuel en s’alliant avec Aslan, le majestueux lion seigneur.

Cela fait un an qu’ils sont revenus vivre dans notre monde, à Londres. Et voilà que dans le métro, le passage de la rame dévoile un autre paysage, celui du monde merveilleux où ils avaient vécu tant d’aventures…
Mais à Narnia, le temps s’écoulme différemment, et ce sont mille ans qui les séparent de l’époque de leur royauté.

Et les choses ne se produisent jamais deux fois de la même façon…

C’est donc un Cair Paravel en ruines que les quatre enfants retrouvent, et tout le peuple fantastique a disparu, chassé par les humains Telmarins, à la tête desquels le roi Miraz oeuvre d’une main de fer  et avec la fêlonie d’un serpent.

Le prince Caspian, héritier légitime tant que Miraz n’a pas de descendant, devient un obstacle quand la reine donne naissance au fils de Miraz, et se voit donc contraint de fuir et se cacher lui aussi.

Comme on s’en doute, tout ce petit monde se rencontre et s’organise pour reconquérir Narnia et le rendre aux Narniens, pour que tout ce qui a été relégué au rang de légendes et racontars – y compris l’existence d’Aslan – regagne sa réalité.



Tout comme le livre, c’est assez classique et les parallèles de morale chrétienne sont bien présents, je le res remarque d’ailleurs beaucoup mieux dans les films que dans les livres, mais pour moi ça garde toujours cette incroyable force de merveilleux, ce côté poétique, et cette magie de l’enfance… C’est ça que j’aime dans Narnia, depuis la première fois que j’en ai attrapé un bouquin, et ça ne change pas, malgré toutes les critiques que ça a pu recevoir.
Je suis la première à reconnaître que c’est très « gentillet », pourtant, mais ça reste un incroyable panorama fantasy cher à mon coeur.

Dans le détail, j’aime toujours autant la petite Lucy, merveilleusement incarnée par Georgie Henley, la plus enfantine, celle qui a la plus grande foi inébranlable en Aslan et la magie de Narnia. La première à voir les arbres danser, à s’émerveiller de tout…

Ben Barnes est aussi très bien dans le rôle du prince Caspian, qu’il me semble avoir apprécié beaucoup que dans le livre, où l’amertume et la désillusion restaient plus marquantes.
On comprend que Susan s’en entiche un brin, elle qui a déjà presque tourné le dos à cette part d’enfance qui fait Narnia…



Comme Lucy, je suis toujours très nostalgique de Mr Tumnus (prononcé à l’anglaise, « Teumneus », rah! Comme les « narniens » qu’ils prononcent « narnians ». Alors qu’ils se sont corrigés et ne disent plus « Aslent » mais bien « Aslann »…), l’image de leur première rencontre sous le réverbère au milieu de la forêt enneigée est pour moi une véritable icône de l’univers de Narnia.

Heureusement il y a d’autres faunes, et c’est bel et bien mon espèce préférée du peuple narnien!

Les minotaures sont supers, aussi.

Et puis il y a ces petits traits de drôlerie, surtout avec Ripitchip, la souris mousquetaire sans queue et sans reproches ^^

  

Et donc oui, la crise de foi des mecs face à la tentation de la Reine Blanche, et l’obstination payante de Lucy pour le retour Aslan évoquent on ne peut plus clairement la religion chrétienne, le Malin, Dieu, et les égarements de la raison et de la foi…

Ca me saute aux yeux maintenant que je l’ai entendu répéter sur tous les tons.

Mais peu importe, c’est beau quand même.



Voilà, je m’attendais plutôt à du raté avec tous les avis négatifs que j’en avais entendu dire, mais j’aurais dû me souvenir que ça m’avait fait pareil pour le premier film et que j’en étais sortie tout aussi enchantée. C’est vraiment très fidèle aux livres et j’apprécie hautement.
J’aime y retrouver cette évasion naïve, et même si c’est bisounours, je conserve toute mon affection pour ces grandes bouffées d’émerveillement que nous offre cet univers magnifique.

(avec ça, la B.O., encore signée Harry Gregson-Williams, est particulièrement chouette)

Hero Corp 110 L’alerte > 115 Après le calme

Ayé, j’ai fini la première saison de Hero Corp.

Et même si l’humour se fait parfois un peu trop discret, ma foi j’accroche complètement.

L’intrigue est toujours intéressante, les épisodes les plus sérieux restent malgré tout parsemés de petits traits sympas, et peut-être bien que c’était juste une impression, d’ailleurs, parce que sur ces derniers épisodes je me suis vraiment bien bidonnée!

Et puis je suis toujours aussi bluffée par les intros en dessins façons comics.

Le fondu avec l’image réelle est vraiment bien foutu.

Les bergers roteurs me faisaient tripper depuis le début, mais alors sur les derniers épisodes c’est le festival, j’ai kiffé ^^

Et puis encore une fois, tout un tas de scènes m’ont rappelé les allusions que se renvoyaient les fans à la Vademecumade de l’été dernier, qui sur le coup me laissaient larguée (mais encore plus motivée pour m’y mettre enfin) mais dont pour le coup je garde des souvenirs très nets et détaillés, et maintenant que j’ai tout reconnu c’était effectivement le tour des scènes les meilleures, voire même cultes


« C’est pas juste! Je suis venu vous prévenir, pourquoi vous m’avez touché?
– Parce que je suis méchant. »


Han naan! J’avais bien entendu qu’ils prononçaient à la française, mais quand même, ils ont osé aller jusque là!

Et la fin est terriblement accrocheuse, je pensais faire une petite pause pour regarder d’autres trucs, mais je crois que je vais plutôt enchaîner directement sur la saison 2 de Hero Corp!


« Non mais vraiment, j’crois qu’ça va être chiant, là… »

Dr Who 600 – A Christmas Carol

Et pour débuter mon Ending Year, je vais jouer les prolongations de Noël:

puisque je n’ai pas fini de faire tout ce que je voulais à cette occasion, je ne vois pas pourquoi on devrait tout de suite passer à autre chose sous prétexte que c’est derrière nous!
Alors je décrète que c’est encore Noël en janvier et mon opération « Ending Xmas », avec un p’tit logo pourri que j’ai fait moi-même

Et donc je n’ai pas pu regarder le nouvel épisode de Noël de Dr Who tant qu’on était dans l’ambiance, mais je me rattrape maintenant!

Et je l’ai beaucoup aimé, décidément c’est très utile de connaître « Un chant de Noël » de Dickens

On commence par un vaisseau en perdition dans lequel Amy & Rory débarquent pour faire le lien avec le Doc et tenter de sauver la situation pendant que lui va fureter au sol.

Sur le plancher terrien, on est dans un monde résolument steampunk, je me suis régalée les mirettes!



Le Doc se laisse gagner par l’ambiance de Noël et ne trouve rien de mieux que d’entrer par la cheminée

La grande machine du méchant, très steampunk aussi, me fait beaucoup penser à l’orgue de l’UI, en bonne Pratchett addict…

Et puis ce qui est trop poétique et meugnon, c’est les pitits poissons qui se baladent dans l’air!


On a droit aussi à un nouvelle version du « je fais mon blog vidéo », ça c’est du clin d’oeil!


 

 

« – Aren’t you going to tell me it’s dangerous?
– Dangerous? Come on, we’re boys! And you know what boys say
in the face of danger.
– What?
– Mummy! »

Et puis le Doc se démène pour fabriquer un nouveau passé et les souvenirs qui vont avec, et ça ouvre une bien belle histoire…

Han l’appareil photo, c’est celui de mes rêves!



Ah, ils ont recyclé le fez

Mais comme toutes les belles histoires, elle est trop courte et triste.

Mais elle est aussi un hymne à la vie et au bonheur


 

Ce qui rejoint parfaitement Dickens, ajouté aux Ghosts of Christmas Past, Present and Future… c’est bien trouvé.


 

 
Parce que Noël, de tous temps et en tous lieux, c’est avant tout le solstice, où on se motive parce qu’on est arrivés à la moitié de cette période particulièrement sombre et dure de l’année…

« Halfway out of the dark »

Harry Potter et les Reliques de la Mort (film 7, part1)

Or donc, j’ai z’aussi été voir le film HP 7 première partie avec les Fondus. Et je ne sais pas si c’est le fait que c’est le tome que je connais le moins (et le seul que j’ai encore jamais relu, juste la lecture VO et la VF, c’est tout) et/ou le recul que j’ai réussi à prendre, mais ma foi je rejoins l’avis moyen: pas si raté, pas si mal, pas mal du tout même.

Pas le chef d’oeuvre du siècle, mais par rapport aux autres films HP je trouve qu’on s’en sort carrément bien. Pas trop de débilité aux antipodes de l’original, et même une fidélité au livre plus qu’acceptable. Un poil de guimauve superflu, certes, mais on est très loin des doses à la louche des précédents!

Bon, je vais pas refaire le synopsis, ni même une chronique détaillée point par point, mais juste quelques commentaires avec les images que j’ai pu trouver sur le web et qui rejoignaient mes souvenirs et impressions.


D’abord la réunion de Mangemorts au Manoir Malefoy, avec une arrivée classissime de Snape, et puis Bellatrix, tous deux fidèles à eux-mêmes et toujours au top des meilleurs acteurs et personnages de ces adaptations.



Ensuite la scène des 7 Potter, qui était bien trippante dans le livre et qui a été très bien rendue.

Même si la course folle en pleine circulation moldue, on aurait pu s’en passer, mais bon, c’était fun quand même. Et puis la moto de Sirius, quoi!

Et vlan, les premiers bobos. Farewell Hedwig, qui était notre fidèle compagne depuis le début… Ils lui ont fait une mort plus héroïque que dans le livre, c’était à la limite du crédible, mais aussi ça accélérait encore plus le feu de l’action qui chasse bien vite ce petit deuil.

La blessure de George, par contre, et la mort de ce bon vieux Mad Eye, et la trahison de Mondingus, on en prend bien plein la gueule comme il faut.

L’introduction de Bill et de la nouvelle situation de Remus et Tonks passe étonemment bien, j’ai trouvé, au passage.

La remise des legs de Dumbledore du salon du Terrier, j’ai bien aimé
(aah, le décor rétro, ce que j’aime cette bicoque!)

Les acteurs se sont améliorés, j’ai non seulement été surprise de trouver Radcliffe enfin supportable mais aussi Emma Watson malgré encore quelques traces de la pétasse junior, mais avec quand même assez de naturel retrouvé.

Et Rupert Grint, j’ai toujours été fan, alors ça ne va pas changer avec ses allures de jeune homme

Quand je pense que j’aurais pu voir les jumeaux Phelps et Evanna Lynch à l’avant-première à Tours, quand même… Mais, c’était vraiment pas possib’ en bossant le lendemain, tant pis.

Bon, donc ensuite, la mission au Ministère, c’était bien aussi haletant et délirant que dans le livre ^^
(ah, le passage par les toilettes…)


Les petits moments de douceur et de complicité entre le trio aussi, j’ai beaucoup aimé.



Même la petite danse de Harry et Hermione dans la tente, qui avait pourtant une bonne dose de ridicule et de déplacé, m’a plu par sa petite parenthèse joyeuse au milieu de la sale période. Et le retour de Ron est génial.

  

Autre bonne surprise: le conte des trois frères relaté sous forme de petit dessin animé, très chouette.



La scène dans le Manoir Malefoy… Pinaise, le Lucius, quand même, on sait qu’il est sur la corde raide mais la barbe de plusieurs jours, ça casse bien le personnage.

Et puis le climax de cette première partie, avec le dernier acte d’éclat de Dobby, brillamment réintroduit au cours du film lui aussi.

Et la chaumière aux coquillages qu’on ne fait qu’apercevoir très vaguement et que j’attendais car nos Fondus gallois habitent non loin de la plage où elle a été réalisée pour le tournage…

Et puis la larme à l’oeil, quoi. Surtout dans les bras de Harry. Et après la rebuffade héroïque de Dobby dans le manoir Malefoy, elfe libéré et fier de l’être.
Snurf.


Et Voldy croit enfin atteindre la toute-puissance avec la baguette enterrée avec Dumbledore, qui ne peut même pas reposer en paix.

Rigole, Monsieur Pas-de-nez. C’est un pied-de-nez qui t’attend pour la fin dans la deuxième partie…

Hero Corp 107 > 109 – A l’intérieur – Nouvelle donne – Emplettes

Ca fait un moment que je voulais continuer c’te série mais ce n’est que maintenant que j’ai trouvé le temps, et encore, seulement pour 3 épisodes, mais c’est déjà ça.

Même avis: j’ai pris mes marques, je m’esclaffe moins souvent qu’aux débuts mais ça m’arrive quand même encore, et je suis très prise par l’intrigue.

Je me demande d’où viennent les comics utilisés, s’ils ont été dessinés pour l’occasion c’est fortiche…

Et quelle bande de clampins, franchement, on ne s’en lasse pas

Les valeurs de la famille Addams (film)

Hier soir, je me suis laissée tenter pour me légumer devant la tv de mes parents avant de retourner bouquiner: un des films de la famille Addams passait, or j’avoue (piteusement) que je n’en avais jamais vu un seul.

Celui-ci n’était pas le premier, mais on l’a quand même regardé et moi j’l’ai bien aimé

 
L’arrivée de Puberté, troisième rejeton de Morticia et Gomez, va semer la zizanie dans le clan Addams. Les soins dont on l’entoure excitent la jalousie de Mercredi et Pugsley qui vont tout tenter pour l’éliminer. Quant à sa nurse, Debbie, appétissante blonde, elle va faire tourner la tête de l’oncle Fétide…

J’ai donc découvert avec jubilation l’humour de cette famille heureuse en sa sombre demeure, leur classe, et la foultitude de répliques cultes.

« Il a les yeux de mon père, ce cher ange.
– Gomez, retire-les lui de la bouche. »


Je kiffe tout partculièrement Mercedi Addams, l’aîné des enfants.

Les enfants Addams lors de leur séjour de torture au camp Chippewa est aussi vraiment géniale…

Et les époux Addams sont adorables et tellement classe!

La scène du tango m’a époustouflé.

J’adore, j’adore!

Hero Corp 103 > 106 – Le grand départ – Révélations – Recherches – Retour aux sources

Eh ben bon sang, c’est des p’tits épisodes, 20 minutes, mais alors qu’est-ce que c’est addictif!

Y’a toujours un truc en fin d’épisode qui donne envie de passer direct au suivant…

Bon par contre, je sais pas si c’est le fait d’avoir enchaîné 4 épisodes à la suite et/ou qu’on a passé un cap dans la série, mais j’ai trouvé un peu moins d’humour, je sais pas.

Enfin y’a toujours des bons p’tits trucs et le personnage de John est super attachant et sympa, et j’ai même bien gloussé avec la rencontre de l’homme invisible, mais j’ai un peu une impression de baisse.

Ca doit être l’habitude, en fait, je crois qu’on en profite mieux au coup par coup que tout à la suite…

En revanche c’est toujours super intéressant, comme je le disais y’a un suspense bien renouvelé, et y’a encore pas mal de trucs qui restent sans réponses, et pourtant tout avance vite, on ne fait pas du surplace, bref: je reste accrochée ^^




Hero Corp 102 – Le test

Allez, une p’tite pause, et un Hero Corp ^^

Pas grand chose à dire: ça continue à s’installer, ça suit son cours.

C’est toujours sympa, et y’a toujours des pures répliques, genre:

« Et pourquoi je saigne du nez?
– Ca je sais pas. P’t’être que tu t’es noyé après t’être cogné le nez quelque part… Ou t’es tombé dans l’eau en essayant de te moucher. Ou tu t’es fait piquer par un taon en sautant dans l’eau. Non! Ou t’as loupé un ricochet en essayant de…
– Oui, heu, c’est bon, ça va! »

Je sens qu’il doit être sympa, son pouvoir, à lui, si c’est de déblatérer comme ça ^^

Après le pouvoir du shampooing dont on m’avait tant parlé, je m’attend à tout.

« Vous avez pas des quiches, ou un truc dans le genre?
– C’est une boulangerie, ici, c’est pas une quicherie. »

To be continued…



Hero Corp 101 – Le village

Cette série m’alléchait, mais surtout on m’en a tellement parlé que j’étais décidée à m’y mettre dès que j’aurais eu fini la dernière saison de Dr Who, ce qui est maintenant chose faite et même si j’ai très envie de m’y replonger en attendant la saison 6, il était quand même temps que je fasse un petit interlude avec ce truc culte chez les geeks.

Première surprise, le générique en dessin animé façon Comics.

J’avoue m’être demandée un instant si je m’étais pas plantée de vidéo ^^

Puis le pilote commence, et on poireaute avec le gars qui attend pendant des heures la voiture qui doit le conduire chez sa tante qu’il n’a plus vu depuis 15 ans et qui est décédée.

Et l’ambiance est super flippante, je m’attendais pas à ça, j’avoue que ça m’a vraiment foutu les jetons!

Bon, vu le titre de l’épisode, j’aurais dû m’y attendre: le film éponyme de Night Shyamalan m’avait bien angoissé même si je l’avais adoré.

J’espère juste que les épisodes suivants lâcheront un peu les effets de flippe ^^

Parce que là c’est autant la musique, que l’isolement total du village, l’attitude bizarre des habitants (surtout le fou au couteau), les nuits très typiques des films d’horreur…
Et la tante qui a été laissée sur son canapé, là où elle est morte. Bon, heureusement on voit l’actrice respirer donc ça atténue un peu l’aspect cadavre, mais quand même.

Mais plus ça va et plus les habitants nous paraissent plus humains, alors j’ose espérer que ça va s’arranger petit à petit!

Et surtout, y’a quand même des trucs qui m’ont bien fait rigoler.

J’ai surtout adoré la scène de la confrontation au bar


« – J’te l’r’vaudrai d’si tôt!
– Ca veut rien dire. »

Dr Who 512-513 The Pandorica Opens / The Big Bang

 Que faire quand on veut geeker mais qu’on a trop froid aux mains dans son appart’ pas encore chauffé?
Eh bien les garder au chaud en regardant Doctor Who, bien sûr!

J’en suis donc arrivée au final de cette saison 5 que je n’ai pas vu passer, malgré mon rythme de visionnage lent, spasmodique et inégal.



Ravie de revoir Vinny quelques instants, même si son dernier message est étonnant…


Et autre clin d’oeil, Liz Ten, que j’étais super contente de revoir aussi.
Un de mes personnages secondaires préférés!


Et bien sûr River Song, puisque rendez-vous était pris « when the Pandorica will open », donc vu le titre de l’épisode je l’attendais avec impatience ^^

C’est que ça y est, je suis définitivement fan d’elle aussi 

Et avec ça, le théâtre des opérations va se dérouler à Stonehenge, trop bien!!!

Je leur ai trouvé un petit air d’Indiana Jones en débarquant underhenge

Et the Pandorica, la boîboîte à Pandore, est magnifique!



et je ne parle pas du centurion romain, j’étais trop gniiii devant mon écran ^^


{moshide hidden citation SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}« People fall out of the world sometimes, but they always leave traces.
Little things we can’t quite account for.
Faces in photographs, luggage, half eaten meals… rings… »
{/moshide}

{moshide hidden citation SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}« I’m not trying to be rude, but you died.
– Yeah, I know, I was there. »
{/moshide}

Mais quelle alliance insolite à ses pieds…

Avec ça, évidemment, la Terre part en c*******.

Et on se retrouve dans une uchronie où le British Museum présente de bien étranges collections…

Et la petite Amy vient y faire un tour.


 

and then, « This is where it gets complicated ».

Pendant que le Doc nous embarque dans un micmac temporel dont il a le secret (timey-wimey à souhait!), River apprend quelques ficelles au résidus de Dalek et aussi à Amy…



« Records indicate you will show mercy. You are an associate of the Doctor.
– I’m River Song. Check your records again. »

« Rule one. The Doctor lies. »

Au passage, ce vieux dandy farfelu décide que les fez sont cool aussi


      

Et puis il y a des larmes.

      


{moshide hidden citation à fort potentiel kleenexovore SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}It’s funny. I thought if you could hear me, I could hang on somehow. Silly me. Silly old Doctor.

When you wake up, you’ll have a mum and dad…
And you won’t even remember me. Well, you’ll remember me a little.

I’ll be a story in your head. But that’s OK. We’re all stories in the end.
Just make it a good one, eh? Cos it was, you know. It was the best.

A daft old man who stole a magic box and ran away. Did I ever tell you that I stole it?
Well, I borrowed it. I was always going to take it back.
Oh, that box, Amy. You’ll dream about that box. It’ll never leave you.
Big and little at the same time. Brand new and ancient. And the bluest blue ever.
And the times we had? Would’ve had… Never had.
In your dreams, they’ll still be there. The Doctor and Amy Pond. And the days that never came.

The cracks are closing… But they can’t close properly until I’m on the other side.

I don’t belong here any more.
I think I’ll skip the rest of the rewind, I hate repeats.
{/moshide}

Et puis il y a aussi des réjouissances, et encore de la classe qui transpire.

    

 Et j’ai assez hâte de voir la suite, surtout pour enfin en savoir plus sur River, bien que je le redoute aussi d’après ce qu’elle-même laisse entendre (et des réminiscences d’anciens épisodes où on l’a déjà vue)




Voilà.
Je ne crains plus les spoilers de la saison 5.

Je l’ai beaucoup appréciée, et pour moi le couple Amy/Rory est la meilleure compagnie du Doc: Amy réunit la douceur et la malice de Rose et Martha, et la gouaille de Donna, et Rory est le boyfriend parfait qui suit sans faire trop d’histoires et qui ne se laisse pas trop voler la vedette par le Doc.

Un cocktail extra.


Et Eleventh est vraiment bon et cool.

Avec le final j’ai presque une bouffée de nostalgie pour Tenny, il aurait été génial avec Amy et Rory. Mais tant pis, Eleventh tient très bien la route!


(et puis je crois que je vais me revisionner le final de la saison 3 un de ces jours pour ré-embrayer sur Torchwood, mais entre-temps je pense que je vais entrecouper un tout petit peu avec d’autres trucs… à suivre! – mais pas forcément rapidement, comme d’hab’!)