29° Foire du Livre de Brive 05/11/10

Eh ben me voilà de retour de la Foire du Livre de Brive, où j’ai passé la journée en la bonne compagnie de deux bénévoles de la bibli qui m’ont covoiturée.

A bien y réfléchir je crois que c’était mon premier salon du livre, et pour leur part c’était la dernière chance qu’ils laissaient à Brive, déçus des années précédentes où ils y allaient le samedi et où les foules venues pour les « people » gâchaient tout.

Le vendredi s’est effectivement révélé plus calme, ce qui nous convenait parfaitement.

Le matin il n’y avait quasiment que des libraires derrière les stands, très peu d’auteurs déjà là, on en a donc profité pour faire quelques tours de repérage et acheter ce qui nous intéressait (enfin j’veux dire dans la mesure de nos moyens, parce que si j’avais vraiment acheté tout ce qui m’intéressait il m’aurait fallu un compte en suisse et un camion de déménagement ^^).
J’avais pensé faire quelques achats pour la bibliothèque, en faisant directement facturer à la mairie, mais j’n’avais point pensé qu’avec le système de paiement différé, les libraires n’avaient aucune garantie et voulaient donc l’argent tout de suite, ce qui est fort logique et justifié ^^ A l’avenir j’essaierai donc de voir si je peux pas trouver une solution, et en attendant j’ai pris quelques notes pour les prochaines acquisitions.

A titre personnel je me suis quand même fait plaisir (tout en tâchant de me garder des sous pour Nantes), et voilà ce que je ramène – dans le tas, 3 venaient déjà de chez moi:


Bref, midi était déjà avancé quand on a fait un tour au coin bouffe, où j’ai appris que quelques années auparavant, les sandwiches étaient au foie gras, dommage qu’ils n’aient pas continué

On est ensuite repartis chacun de notre côté selon ce qui nous intéressait particulièrement, et j’ai recommencé à tourner entre les stands en guettant la présence des auteurs.

Le premier – que j’ai privé d’une esquive qui était à deux doigts de réussir – a été Arthur Ténor, qui m’a très aimablement dédicacé le Roman de l’Etrange Inconnu:

J’en ai profité pour me faire confirmer que « Le livre dont vous êtes la victime » qui m’avait tapé dans l’oeil le matin était effectivement construit sur le même principe, mais l’idée ne m’a pas effleuré une seule seconde de sortir mes achats du matin de leur sac (agrafé depuis mon passage au coin BD, psychologiquement ça a dû me persuader inconsciemment que je devais plus y toucher, n’importe nawak).
(t’façon chuis pas la seule à avoir été à la ramasse: la dédicace est antidatée du 06/11 ^^)

 

Et évidemment, ce n’est aussi qu’après l’avoir quitté que j’ai regardé mon portable pour la première fois depuis que j’avais quitté mon appart’ et découvert un sms de Olya qui me disait qu’Arthur Ténor avait laissé un commentaire sur ma chronique ><

Après ça, j’ai fini par m’accorder une petite faveur supplémentaire en craquant pour « Le Manuscrit des Parfaits » repéré le matin, un roman apparement basé sur de l’historique, situé dans le Limousin, écrit par un jeune agrégé d’histoire et agrémenté d’illustrations par-ci par-là. Pour tout dire, j’avais eu un marque-page promo à mon dernier raid à Limoges et je voulais chercher à en savoir plus, la gargouille associée au sous-titre « chroniques limousines » m’ayant intrigué, et finalement j’avais toujours pas eu le temps, mais du coup c’était là dans un coin de ma tête quand je suis passée devant…

Du coup j’ai aussi pu avoir une dédicace de l’auteur ET de l’illustrateur:


(et là je me rend compte que j’ai oublié d’altérer mon prénom sur mes photos de dédiz. bwaah, tant piche, ça aurait bien fini par arriver tôt ou tard, de toute façon ^^)

Ensuite, comme les auteurs que je visais n’étaient toujours pas là, j’ai fait quelques pauses où j’ai commencé à lire Le Manuscrit des Imparfaits, et j’ai refait régulièrement quelques tours pour surveiller les sièges vacants qui m’intéressaient…

Vers 16h, toujours bredouille, j’ai retrouvé l’une de mes deux compagnons et on s’est octroyées une pause chocolat chaud en s’échangeant nos dernières nouvelles. Son mari était aussi revenu bredouille de la conférence qui aurait dû être donnée par les frères Bogdanov, mais il s’était rabattu sur Amélie Nothomb.

Autant dire que je commençais à me résigner un brin… Mais on est reparties à l’assaut, elle vers le forum où devait se tenir une présentation de quelques romans de la rentrée littéraire (qui m’aurait intéressée si je n’avais eu d’autres priorités), moi à refaire le tour de mes sièges vides.
A la table Bragelonne, la libraire m’a quand même dit que le train avait été à l’heure mais qu’il y avait semblait-il une histoire de bus, m’enfin qu’ils ne devraient plus tarder à arriver, ce qui m’a redonné du coeur au ventre ^^

Pour faire passer le temps j’ai continuer à faire et refaire le tour, et c’est là que j’ai trouvé un de mes sièges vides remplis: Alain Serres, des éditions Rue du monde.
Comme tout le monde, j’avais beaucoup aimé les affiches « travailler moins pour lire plus », très bon slogan qu’on ne peut qu’approuver à 200%, et je n’avais pas hésité longtemps le matin devant ce petit album pour me faire ce cadeau.
J’ai même eu des badges!
Et c’était très sympa de discuter un peu avec lui aussi.

J’ai enchaîné avec un nouveau tour vers la partie BD, où j’ai aperçu Aurélien Morinière en train de dédicacer, où le siège de Guarnido (craquage imprévu aussi, depuis le temps que j’entend dire tellement de bien de Blacksad et que ça m’allèche effectivement sacrément) était toujours aussi vide et la troupe de campeurs à ses pieds toujours aussi opiniâtrement patiente, et où je me suis approchée une énième fois de la table où devait venir Maliki (aussi un craquage imprévu, je l’avais vu dans le programme mais autant j’aime bien le blog, autant je n’étais pas sûre d’aimer au point d’acheter les bouquins – j’ai eu la révéltation que si en les feuilletant, alors hop, tome 1 dans la poche!), et là j’ai eu l’idée de vérifier un détail important auprès des libraires présents:
« Maliki, c’est bien aujourd’hui, pas seulement demain? »
Ce à quoi on m’a répondu benoîtement: « il est là » en me désignant un dessinateur que j’avais pris pour un tout autre auteur. Ah.
« C’est marrant, tout le monde s’attend à une nana. »

Ben, euh, oui    « Ah, en fait c’t’une ruse! »
Même pas mal, tiens ^^

Voui, ce qui m’accroche le plus chez Maliki, c’est les situations avec les chats où on se reconnaît toujours.

En revenant dans les stands de littérature générale, j’ai aperçu Delphine Bertholon dont j’avais lu « Twist ». Juste comme ça.

Mais en arrivant sous la bannière Bragelonne, ô joie, Pierre Pevel était là!

Mais il discutait déjà longuement avec quelqu’un et je voulais pas m’imposer, et à côté de lui il y avait Anne Guéro, la moitié de Ange, qui n’avait personne.
Ayesha attend toujours dans ma PAL et je pensais la voir plutôt à Nantes ou à Montreuil, donc j’avais laissé mon exemplaire chez moi… Mais après deux ou trois regards hésitants en coin, je me suis décidée à aller lui taper la causette, déjà pour lui soumettre mes interrogations sur le couple Ange: je croyais que l’un illustrait et l’autre écrivait, et j’ai découvert qu’en fait les deux sont auteurs, et les BD sont illustrées par d’autres, eux sont au scénario.
Je ne sais plus comment c’est venu, mais de fil en aiguille elle m’a proposé de me faire une dédicace sur une feuille de papier ou quelque chose, je m’y attendais pas alors que j’avais engagé la conversation juste comme ça, c’était cro gentil!

Evidemment il m’a fallu quelques fouilles archéologiques pour retrouver mon carnet au fond de mon sac, mais j’ai fini par le dégotter et elle s’est mise à m’en tartiner des lignes et des lignes, sur deux pages! (bon, c’est vraiment un p’tit carnet, faut dire)



(elle disait que c’était pour m’inciter à l’attaquer, ce que j’avais déjà prévu en fait mais pas eu le temps, mais alors là c’est clair que j’ai vraiment encore plus envie de m’y mettre au plus vite!)

Pendant ce temps j’écoutais la conversation d’à côté avec Pierre Pevel, et j’ai pas pu me retenir, il était en train de parler des versions internationales de ses Lames du Cardinal, et des illustrations de couverture de certains pays, dont certaines franchement laides – et je trouve ça un peu fort que les auteurs n’aient pas leur mot à dire pour les couvertures de leurs romans, que ça ne se limite qu’à un rôle de consultation.

Du coup Anne Guéro a aussi rebondi là-dessus, et je pensais que l’avis des auteurs étaient quand même mieux pris en compte, c’est fou…
Mais d’un autre côté, les éditeurs ont du personnel pour ça, et parfois les auteurs reconnaissent plus tard qu’en fait c’était effectivement mieux comme ça.

Et Pierre Pevel a remarqué mon tome 2 des Lames que je venais faire dédicacer, alors j’ai pu me mettre à papoter avec lui, lui dire à quel point j’adore ce qu’il fait, etc…
J’ai même pu lui faire dédicacer carrément les deux livres que j’avais apportés, dans l’incapacité de choisir entre les Lames qui est plus récent et que j’ai vraiment adoré, et Les Enchantements d’Ambremer qui est le premier par lequel je l’ai découvert et qui reste très très cher à mon coeur et que j’ai relu plusieurs fois avec toujours le même plaisir renouvelé, et qui se trouve être aussi un de ses préférés.
On a parlé des personnages des Lames, de sa façon d’écrire, son imagination visuelle, son talent, etc etc… Et même de Pratchett: voui, je lui ai demandé s’il connaissait, et il s’avère que oui, parfaitement! Nan parce que par certains côtés je me le suis souvent demandé, ne serait-ce que dans la façon de « planter » un personnage en le décrivant d’une façon « pris dans le décor », par son charisme, ou son attitude mise en situation…

Alors moi qui adore déjà pouvoir discuter de Pratchett avec n’importe qui, là avec Pierre Pevel j’étais vraiment sur un p’tit nuage ^^

     

Et voilà, il était temps pour nous de reprendre la route, tant pis pour Guarnido.

Je reviens quand même enchantée au possible de mon premier Brive!

– et tant pis pour les arrivées un peu tardives, je préfère autant ça plutôt que me sardiner, pas de regrets!

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