Live*List

Vendredi 08 avril 2016 – Trabendo, Sirius Plan / Merzhin

Samedi 24 octobre 2015 – Festival « Et si on jouait » à Freyming-Merlebach, Naheulband

Samedi 10 octobre 2015 – Festiblog/We Do BD à Paris, concert dessiné avec Hey Pretty

Dimanche 26 juillet 2015 – Rencontres de l’Imaginaire à Brocéliande (Mauron), Naheulband

Dimanche 05 avril 2015 – Festival Trolls & Légendes à Mons (Belgique), Cesair / Cuelebre / Rastaban / Corvus Corax

Vendredi 03 avril 2015 – Festival Trolls & Légendes à Mons (Belgique), La Horde / Feuerschwanz / Naheulband

Lundi 10 novembre 2014 – Le Rocher de Palmer à Bordeaux, Lindsay Stirling

Samedi 08 novembre 2014 – Le 9 Cube à Châteauroux, Merzhin

Samedi 20 septembre 2014 – Trianon de Paris, Malicorne

Vendredi 19 septembre 2014 – Festival Paris-Breizh à Argenteuil, Kazdall / Merzhin

Lundi 14 juillet 2014 – Festival Le Son Continu à Saint-Chartier, Laïs / Luc Arbogast

Jeudi 26 mai 2014 – Showtime Felicia Day 1.0, mini-concert du Naheulband

Mardi 13 mai 2014 – Théâtre Femina à Bordeaux, Luc Arbogast

Samedi 26 avril 2014 – Steam Tour Paris, à La Boule Noire, Abney Park

Jeudi 03 avril 2014 – Festival Paroles Sans Frontières à Caen, Merzhin

Samedi 22 mars 2014 – MJC Montluçon, St Patrick de l’ASMA avec Gabriel Yacoub et Gilles Chabenat de Malicorne

Samedi 15 mars 2014 – Rocksane Bergerac, Malicorne

Vendredi 14 mars 2014 – Krakatoa Bordeaux, Merzhin / Pigalle

Dimanche 09 février 2014 – Bistrots d’hiver à La Courtine, Volo

Vendredi 24 janvier 2014 – Isle, Volo

Dimanche 22 septembre 2013 – Festival du Roi de l’oiseau au Puy-en-Velay, Krless & El Raks Sael x2, Els Berros de la Cort

Samedi 21 septembre 2013 – Festival du Roi de l’oiseau au Puy-en-Velay, Krless & El Raks Sael x5, Vagarem, Tornals, Strella do Dia, Skarazula, Saboï

Dimanche 1er septembre 2013 – Festival du Charivari à Billom, Les Dragons du Cormyr

Samedi 31 août 2013 – Festival du Charivari à Billom, Maltavern

Dimanche 14 juillet 2013 – Festival de St Chartier, Malicorne

Samedi 13 juillet 2013 – BBC Proms (Royal Albert Hall), Doctor Who

Vendredi 12 juillet 2013 – Festival de St Chartier, Joanne McIver & Christophe Saunière

Samedi 01 juin 2013 – Fééries du Bocage, Luc Arbogast

Samedi 25 mai 2013 – Geekopolis, Naheulband [Back to the Dungeon] / feat. MagoYond

Samedi 30 mars 2013 – Trolls & Légendes (Mons, Belgique), Rastaban / Stille Volk

Vendredi 29 mars 2013 – Trolls & Légendes (Mons, Belgique), La Horde / Tator / Naheulband

Samedi 15 mars 2013 – Joanne McIver & Christophe Saunière / Doolin’

Samedi 02 février 2013 – Boisseuil, Olivia Ruiz

Dimanche 25 novembre 2012 – Zénith de Paris, The Cranberries

Samedi 6 juillet 2012 – Nuits d’Eté de Guéret, The Waves / Merzhin, Pierpoljak

Samedi 02 juin 2012 – Festival des Imaginales, Naheulband

Samedi 10 décembre 2011 – CCM John Lennon Limoges, Jali / Debout Sur Le Zinc

Samedi 01 octobre 2011 – Soirée Notes d’Espoir à Chasseneuil, Petite Musique / Monsieur Melon

Samedi 03 juin 2011 – Les Veyracomusies, Les Fatals Picards

Vendredi 13 mai 2011 – Isle, Volo

Samedi 30 avril 2011 – Spring Fling à Wincanton, Lavington Bound

Vendredi 22 avril 2011 – Trolls & Légendes (Mons, Belgique), Naheulband

Vendredi 15 avril 2011 – CCM John Lennon Limoges, Yodelice

Mercredi 23 mars 2011 – Palais Omnisports de Bercy Paris, Sophie Delila /Jamiroquaï

Vendredi 03 décembre 2010 – CCM John Lennon Limoges, Mariee Sioux /AaRON

Mercredi 17 novembre 2010 – Les Lendemains Qui Chantent , Movie Star Junkies / Eiffel

Samedi 16 octobre 2010 – La Fourmi de Limoges, Greg Bô / Les Blérots de R.A.V.E.L.

Dimanche 15 août 2010 – Festival DARC à Châteauroux, Merzhin

Samedi 24 juillet 2010 – Musiques Actuelles de Sédières, Benoît Dorémus / Micky Green / Renan Luce

Vendredi 23 juillet 2010 – Musiques Actuelles de Sédières, St Augustine / Camélia Jordana / Emilie Simon

Dimanche 23 mai 2010 – Le Maquisard de Doyet , Petite Musique

Samedi 15 mai 2010 – Les Veyracomusies, Idéo / Debout Sur Le Zinc

Samedi 15 avril 2010 – Printemps de Bourges, Off : les Tistics (« les franglaises ») / Phénix : Carmen Maria Vega / Coeur de Pirate / Olivia Ruiz / Les Cowboys Fringuants

Samedi 10 avril 2010 – Zénith de Limoges, Gérald De Palmas

Samedi 07 novembre 2009 – Zénith de Limoges, Glow / Indochine: Meteor Tour

Samedi 22 août 2009 – Musiques Plurielles en Pays d’Azay-le-Ferron, Joanne McIver & Christophe Saunière

Samedi 23 mai 2009 – Les Veyracomusies, K / Origines Contrôlées

Vendredi 22 mai 2009 – Les Veyracomusies, Flow / La Grande Sophie

Jeudi 07 mai 2009 – Zénith de Limoges, Monsieur Melon / Tryo

Samedi 29 novembre 2008 – La Boîte en Zinc de Chanteix, Les Parfaits Succulents / Volo

Dimanche 13 juillet 2008 – Les Francofolies de La Rochelle, Carmen Maria Vega / K / Les Wriggles / Matmatah

Samedi 03 mai 2008 – Les Veyracomusies, Marie Cherrier / Da Silva

Vendredi 02 mai 2008 – Les Veyracomusies, Volo

Mardi 08 avril 2008 – Grand Théâtre de Limoges, Claire Denamur / Renan Luce

Mardi 04 décembre 2007 – La Coop’ de Clermont-Ferrand, Indochine : le dernier petit Tour de Alice & June

Vendredi 30 novembre 2007 – Eva Spector / Superbus

Mercredi 14 novembre 2007 – Zénith de Limoges, Riverdance

Mercredi 17 octobre 2007 – Zénith de Limoges, Etyl / Zazie

Jeudi 05 avril 2007 – Parc des Expos de Tours, Indochine : Alice & June Tour

Lundi 19 mars 2007 – Zénith de Limoges, Indochine : Alice & June Tour

Gabriel Yacoub et Gilles Chabenat à la St Patrick de l’ASMA (22/03/14)

A peine rentrée de Bergerac et gravement en manque de Malicorne, c’est en allant chercher les prochaines dates que j’ai remarqué un concert alléchant : pas Malicorne au complet, mais Gabriel Yacoub et Gilles Chabenat au spectacle de l’ASMA, avec des élèves et des profs de cette école de musique de Montluçon.

Avec ma Soph’ dans les parages et dispo, ça n’aurait pu tomber mieux !

On en a aussi profiter pour vadrouiller un peu, à commencer par une visite du MuPop, le musée des musiques populaires de Montluçon.

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Etonnamment placé juste derrière l’église, il présente des collections dynamiques non seulement de musique traditionnelle comme les cornemuses, bombardes, fifres etc, mais aussi tout ce qui est intrinsèquement populaire, comme l’accordéon, les fanfares, et… les grands noms de la pop-rock.
En somme, tout ce que la musique a de plus lié avec notre société, au fil des époques et de leurs modes.

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C’est très interactif, le système d’écouteurs permet de piocher des illustrations sonores à volonté, et les salles thématiques ont une scénographie claire et aérée, facilement immersives (la chambre d’ado des années yéyé est priceless).
Par contre, on ne s’attendait pas à ce qu’il y ait autant de choses à voir, ni qu’on flânerait aussi longtemps sur le moindre détail…

Je crois qu’on nous a définitivement perdues quand on a découvert le mur de vynils, avec tout plein d’extraits à écouter, que des références… Et un Malicorne inclus dans la mosaïque, justement

Du coup, le musée a fermé ses portes bien avant qu’on ait tout vu – mais c’est certain : on y reviendra !

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Alors, on a pris de l’avance et on est allées se rabattre sur la crêperie que Soph tenait à me faire découvrir et qui m’a effectivement tapé dans l’oeil : La Comté, décorée aux couleurs du Seigneur des Anneaux, et offrant une carte fort sympathique (mention spéciale au kir breton à la banane) (et les crêpes étaient bien bonnes).

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* * * * *

Ensuite, retour à Montlu’ pile dans les temps pour le concert de l’Asma featuring Gabriel Yacoub et Gilles Chabenat – qu’on a croisé, tout souriant, en entrant par une mauvaise porte à la MJC

Une fois dans la salle, ça nous a fait un peu bizarre d’être visiblement les deux seules personnes extérieures à être venues gonfler le public, qui s’est rameuté au dernier moment et s’est vidé sitôt le concert fini. Dommage parce que c’était très bien !

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                                                                      © Soph
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© Soph

Pour un concert d’école, on pouvait s’attendre à bien plus de couacs qu’il n’y en a eu, tous étaient très bons, et le répertoire folk/trad-rock absolument parfait, avec des variations, du Stivell (notamment la suite irlandaise), du Tri Yann (dont un énergique final sur La jument de Michao), du breton, du gros son qui envoie… et bien sûr du Malicorne !

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                                                                             © Soph
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Ce fameux morceau en haut anglais, « The Lyke-wake Dirge » d’après ma Soph’ (que Gabriel a posé d’un coup, comme ça : rien de mieux pour couper court au flottement du début et lancer le concert pour de bon!), Pierre de Grenoble (interprété à la perfection – on a payé nos larmichettes), Voici la Saint Jean, Le garçon jardinier, Beau charpentier/Quand le cyprès (avec de ces envolées de voix poignantes…), L’écolier assassin, Martin (rah le kif, même sans Gabriel – elle est rare, celle-là!), Landry (graouh itou), Le loup le renard et la belette (ze classique qui fait les dents)

Avec (et parfois sans, d’ailleurs) un Gilles Chabenat égal à lui-même, très pro sur sa vielle et tout sémillant ; et un Gabriel Yacoub dégageant toujours autant de cette beauté simple et généreuse, peut-être même encore plus humain dans ce rôle de parrain attentif des nouvelles vocations… Champion du meublage plus ou moins hasardeux et en impro à durée variable, aussi. Et toujours cette voix d’or, ce don si complet et ce bonheur du partage si communicatif… Immense et beau, voilà.
(il nous a juste un peu fait peur en ratant sa chaise sur la fin, mais heureusement rien de grave)

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© Soph
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© Soph                                 © Soph

Tant d’émotion, d’univers musical qu’on adore, et de vibration du live nous a fait beaucoup de bien.
Et je le répète : pour un concert d’école, le niveau était très bon, c’était de la qualité.
Les petiots tenaient la route, les jeunes envoyaient du pâté, et les profs ont laissé parler leur maîtrise et leur passion.

Après ça, comme je le disais, ça s’est vidé d’un coup, mais nous on est restées à traîner un peu, notamment pour tenter d’échanger trois mots avec Gabriel Yacoub et Gilles Chabenat, et puis j’avais des missions de bises à transmettre.

On a commencé par alpaguer Gilles, lui transmettre la première bise de Solly et lui dire combien on admire sa virtuosité et on aime la vielle. Il s’est vite récrié, très modeste, mais on n’en pense pas moins On a papoté un peu, notamment de cette vidéo du thème de Requiem for a dream à la vielle electro-acoustique, des dates passées et à venir de Malicorne, de la soirée… Et on l’a laissé s’éclipser.

On a attendu près de la scène en papotant et en s’humectant le gosier, un peu dans l’expectative…

Au passage, j’ai pu intercepter Emmanuel Monnet, vielleux et prof au conservatoire de Montlu’ dont m’avait parlé mon amie Chiara de Lyon – et dont j’ai transmis la bise aussi. On en a profité pour se renseigner un peu sur les cours et locations de vielles… Pour plus tard: on verra bien.

 Après encore un petit moment j’ai fini par demander au dernier technicien qui finissait de ranger la scène si Gabriel était encore par là, et il nous a dit de passer en coulisses… Ca fait bizarre (oui, même dans une MJC après un concert d’école). Mais on allait pas dire non !

Là on a pu féliciter les rares musiciens et chanteurs restants, on s’est vues offrir une bière fraîche, et surtout on a vu Gabriel. On a transmis la bise de Solenne (*jingle* missions accomplies !), et dit encore (enfin, preum’s pour Soph’) combien Malicorne nous berce depuis toujours et quelle magie c’est pour nous de voir leur retour sur scène – et tant pis pour le coup de vieux.

Et puis voilà, au lieu de s’en tenir à ces trois mots si communs mais significatifs et importants pour nous, on s’est retrouvées à squatter un canapé et passer au moins une heure à papoter avec lui, de tout et de rien. Beaucoup de rien et un peu de tout. 
De la côte qu’il s’était cassé trois jours plus tôt (…et il est venu jouer et chanter quand même, et ça se voyait même pas…), de Saint Chartier et des difficultés pour la culture, des longs trajets en voiture et de la conduite de nuit, de l’oiseau se bagarrant avec son reflet dans le rétroviseur qui l’avait immobilisé dans ses préparatifs le matin même avant de venir, de la vie pas toujours facile, des maisons retapées à l’arrache, de la région parisienne et de notre cambrousse (on connaît à peu près la même, on est presque voisins), de chiens débiles, etc etc…

C’était tout tranquille, sympa comme tout. A peine avait-on, Soph’ et moi, tout juste quelques micro-secondes d’éclairs de lucidité où on se rendait compte d’avec qui on était. *Non mais Gabriel Yacoub, quoi*

Un moment hors du temps, privilégié mais sans le réaliser, tout simple et si précieux…

Finalement, le signal a été donné pour vider les lieux, et on s’est retrouvés sur le parking, où on s’est dit au revoir avec une bise et… ouais, j’ai osé lancer le rô câlin (en tentant de ne pas appuyer sur la côte cassée quand même), c’était tellement tentant et naturel, et aussitôt rendu…

Que dire de plus ?
On le nem tout simplement d’amour fort fort qui vient du fond du coeur, encore plus, toujours plus (comme quoi tout est possible ).

Et cette soirée a été magnifique et enrichissante de bien des manières.

C’était trop court, et déjà énorme – et on n’a qu’une envie, c’est de remettre ça !

Malicorne au Rocksane Bergerac (15/03/14)

Alors si je parle de mes groupes doudous, y’en a quand même un qui tient le haut du podium depuis toujours : Malicorne.
Ma mère les écoutait dans sa jeunesse et à ma naissance et enfance, puis les a oubliés, mais pas moi.
Quand on avait pu aller les voir avec Solly l’an dernier à Ars (le festi « de St Chartier »), c’était un rêve inespéré qui se réalisait, je n’aurais jamais cru avoir l’occasion de les voir un jour sur scène, de vivre ça pour de bon, et de les rencontrer… ça avait été magique, et évidemment quand on commence on n’en a jamais assez !
Alors une date à Bergerac, à 1h des amis de Bordeaux, on ne pouvait pas laisser passer.

Du coup, j’en avais profité pour inviter Linou qui a aussitôt accepté pour assister à son premier concert, et Solly y allait avec son copain, et ils y retrouvaient aussi une bande de potes passionnés.

Donc une petite salle sympa, un public debout très enthousiaste et principalement constitué de grands fans : des conditions et une ambiance particulièrement bonnes !
Et quel bonheur de revoir ce groupe tant aimé…

Ils ont attaqué direct avec un chant en haut anglais, a capella, magnifiques et pleins de prestance. A couper le souffle.

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Après, mes souvenirs sont mélangés, mais ça a bien sûr été génial, émouvant et entraînant, avec des morceaux que j’étais particulièrement heureuse qu’ils reprennent, comme Le garçon jardinier

Et c’est bon de voir leur plaisir à jouer, leur complicité, se donner les tons de départ, et les interludes de Gabriel qui énervent Marie parce qu’il parle trop et pendant ce temps eux autres s’impatientent et ça fait ça de moins de musique – mais c’est aussi comme ça qu’on l’aime, même quand il s’enfonce tranquillement dans son meublage foirouillé ou qu’il interrompt grossièrement le début de Marions les roses pour nous inciter à participer plus

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La setlist de base de cet « Almanach Tour » est toujours aussi plaisante, et on a aussi été gâtés avec quelques extras : La nuit des sorcières, Voici la Saint Jean, Pierre de Grenoble, Bacchu Ber, Les bannières qui claquent, Les choses les plus simples, Beauté, Soleillet de l’air en l’air, Comprenez-vous… et Marie qui est descendue danser avec nous sur l’instru du loup renard et belette, et puis Le Prince d’Orange !!!

Même s’il a manqué le dernier couplet des quatre cordeliers pour celle-ci, quelle claque, et quel bonheur…

Et quand y’en a plus, y’en a encore: en sortant dans le hall, la bande de potes prolongeait le plaisir en entonnant tout le répertoire Malicornien, et je m’y suis joint avec le plaisir rare de ne pas avoir trop l’impression de chanter faux Certains ont aussi sorti des instruments, dont un vielleux…
Et puis Marie est arrivée, et Gabriel, et Romain, et Gilles ; alors on a alterné entre les dédicaces et mini papotis, et les chants en choeur. Marie a chanté aussi avec nous… La fille aux chansons, Le Mariage anglais, La Mule, Quand j’étais chez mon père, Paye paysan, La conduite, Margot, Pernette, Voici la Saint Jean (bis), Le Bouvier (dont un en occitan), Landry, Nous sommes chanteurs de sornettes, Les filles sont volages, Quand je menai mes chevaux boire, Les tristes noces, La fille au cresson, Le galant indiscret… C’était incroyable.
Et Gabriel est venu un moment aussi, le temps de chanter Je resterai ici… Magique, juste magique…

On a eu aussi une petite discussion sur les vielles avec le vielleux de la bande et Gilles Chabenat, le virtuose de Malicorne, très modeste et souriant, pédagogue aussi.
Solly visait un tuyau pour louer une vielle et prendre des cours, qui augurait bien de la concrétisation de son vieux rêve… et moi, pour la première fois, je commençais à me dire qu’au lieu de juste en rêver et admirer, je pourrais bien le tenter…
Bref : encore une envolée d’étoiles dans les yeux.

 Et pour finir, en quittant la salle qui fermait, on a dit au revoir à Gabriel… qui a spontanément fait plein de bisous à Solly et deux bibises à moi. Gnouh !

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Merzhin (et Pigalle) au Krakatoa Bordeaux (14/03/14)

Merzhin, c’est un groupe-doudou, pour moi. Ils sont au premier plan de ma bande-son de base, ou jamais bien loin… Leur rock breton, western et cuivré me fait vibrer.
Ca doit faire à peu près dix ans qu’une copinaute me les avait fait découvrir (avec « Bandit », je me souviens ^^)
Au début c’était pour le punch, la bombarde, le dynamisme de l’inspiration breizh trad, l’humour de certaines chansons, l’intensité de toutes, les paroles, et cette voix qui me scotche.
Ensuite ils m’ont évadée toujours plus loin, se sont calmés parfois pour d’autres transes, ont changé d’ambiances tout en gardant le même esprit, et ne m’ont jamais lassée ni déçue.

Comme d’autres de mes artistes de prédilection, mon seul regret est de n’avoir pas pu les vivre en concert plus tôt et plus souvent, mais quand même j’avais fini par me prendre la bonne claque de les voir à l’oeuvre, en 2010 à Châteauroux et en 2012 à Guéret.

Là ils ressortent un nouvel album, j’étais sur des charbons ardents, j’espèrais très fort que je pourrais faire au moins une date de la tournée qui va avec… J’ai réservé illico pour le 29 mars à Limoges, et j’ai épluché le reste pour essayer de grappiller du rab… La date de Bordeaux tombait bien, c’était une occasion de plus d’y aller avec des coupines, alors voilà, j’avais ma date complémentaire, avant même celle de Limoges

C’était aussi l’occasion de découvrir le Krakatoa, petite salle bordelaise assez réputée…
Et cette fois j’étais tout devant, pile de quoi m’en prendre plein la gueule !

L’entrée en scène commençait déjà bien, avec une courte mise sous pression, l’estampille de Merzhin en fond visuel, et la découverte d’une nouvelle chanson: Lignes d’horizons. Y’a du yeah-he-he-he, une certaine énergie pourtant assez posée, cette petite touche de rêve et d’aventure, de liberté à la road trip, qui leur correspond parfaitement. Belle entrée en matière, quoi.

Enchaîné avec Welcome Circus, à l’ambiance foraine comme son titre l’indique, l’occasion de ressortir les cuivres dans toute leur gloire, avec un peu de la gouaille qui va avec. C’est bien joué !
On repart en arrière avec L’étincelle, assez emblématique de cet album et période dans l’évolution de l’univers de Merzhin. En version un peu plus électrique si je me plante pas, et ça lui va bien…

Puis on retourne carrément aux classiques du premier album avec Betti, ma première fois en live je crois, dieu que c’est bon !
Et quand j’ai reconnu les premières notes de Conscience juste après, je ne me tenais plus

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Ludo, roi de la bombarde aux pieds nus, dans toute sa gloire juste devant moi, la voix de Pierre en pleine puissance, tout le groupe à se déchaîner sur scène avec une vitalité communicative, avec des développements mélodiques de tous les côtés : la transe était là, et bien là, en total partage avec le public.

Et on réatterrit avec le calme tranquille des heures vagabondes, autre titre du nouvel album, avec des aiguilles et engrenages de montre (rowiiiii ! ! !), des sons de cloche…

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Dans la foulée, Je suis l’homme était parfaitement amené pour recadrer encore plus avec l’univers et les graphismes du nouvel album.

On reprend ensuite un peu d’élan avec L’Éclaireur, qui est en duo avec Manu ex-Dolly sur l’album, que j’aime beaucoup mais en fait je crois que je préfère tout de Merzhin sans ajout de voix féminine tant celle de Pierre est unique – du coup seul sur scène c’est tout aussi bon, voire mieux, à mon goût.

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 Et alors la foulée qui se poursuit sur Poussières, l’une des plus belles western de Plus loin vers l’ouest, ça aussi c’est du grand moment de live… Et là encore, un solo de bombarde à tomber.

Commedia des ratés poursuit la puissance de la dose de nerfs ajoutés avec une jubilation délectable…

Le petit break qui a suivi a juste encore ajouté à l’ambiance électrique, avec la petite provoc’ flamboyante de Pierrot pour lancer Dans ma peau, bien dans la ligne et l’esprit de morceaux comme Cobaye ou Amarillo Slim, dans ce genre de personnages classe et salauds. Gnih.

La transe reprend ensuite dans les pas d’Après l’écho, tranquille et intense, avec la beauté des cuivres… 

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Et après tant d’émotion, un début d’accoustique plus intimiste avec Daddy, et la sauce remonte d’un coup avec… Las Vegas Parano !  Raaah lovely ! Ce morceau est juste une tuerie, surtout en live…

Et évidement, le retour aux sources ne peut pas passer sans Les nains de jardin, repris en choeur par un public principalement constitué de groupies en folie, toujours un grand moment – même si à mon humble avis c’est pas la plus représentative ni la meilleure de leurs chansons, mais elle reste très sympa et emblématique de leurs débuts. 

Toujours chauds, ils sont ensuite revenus aux nouveaux titres avec Les indignés, bien énergique aussi… 

Et ensuite, a pu’, même pas le temps pour un rappel, une retombée de la pression, une nouvelle transe mélodique… Nan, plus le temps, vraiment. « Game over, last exit », pour de bon.
Du coup la sortie a eu des relents de fringale et d’élan coupé court – autant pour nous que pour eux, on les sentait trépigner-, mais c’est pas grave, pour une première partie de Pigalle c’était déjà bien, et ils ont assuré grave, « rien que » ça c’était énorme, magnifique et génial !!!

Et j’aime bien comment ils gèrent leur temps de scène, toujours occupée, puisqu’ils s’éclipsent à tour de rôle pour aller souffler pendant que les autres tiennent le fil, assurant une continuité enivrante…

Et ça fait vraiment plaisir de voir la bombarde revenir autant – même si parfois on la distinguait très mal, mauvais point pour la salle… (qui au demeurant est très bien et semble avoir une programmation de dingue)

    Et pendant qu’ils aidaient à ranger en vitesse pour le changement de set, j’ai pris mon p’tit courage à deux mains et j’ai demandé à récupérer une setlist, que Pierre m’a gentiment tendue

On a ensuite gardé la place pour les deux copines qui allaient se ravitailler au bar, jusqu’à l’arrivée de Pigalle. La floppée d’instruments était chouette… surtout la fameuse vielle rose

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Et c’était bien sympa de les découvrir en vrai eux aussi, c’est pas rien !

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Mais bon, vous allez peut-être crier à l’hérésie mais je suis quand même moins fan.
C’est un grand nom, une sacrée référence, un incontournable mythique, et toujours actuel, ça c’est clair.
Mais à part pour le petit bout de La patate et bien évidemment Dans la salle du bar-tabac de la rue des martyrs, j’étais plus trop « dedans », en fait.

Alors comme Solly commençait à lâcher contre une migraine carabinée, on a été souffler dans le hall.
Et là… j’ai vu Ludo en train de papoter avec deux fans. Poussée juste ce qu’il faut par Solly, j’ai osé aller demander une ‘tite dédicace…
Je me suis fait gentiment chambrer sur mon vil piquage de setlist, et bien sûr j’ai rien trouvé à bafouiller d’autre que « je vous adore » et ce genre de poncifs, mais c’est déjà ça.
Et plus tard, à la sortie du concert, on y est retournées parce que j’avais aperçu Pierre venu en renfort… Donc hop, même chose.

C’est la première fois que je pouvais les voir en off, les rencontrer en vrai en plus de les vivre en live… Alors maintenant que le premier ébahissement est passé, j’ose espérer échanger un peu plus à Limoges ! 

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youpiii !

 

Volo à La Courtine (09/02/14)

 Peu après les « retrouvailles » à Isle, Volo repassait par chez nous, alors on a remis le couvert avec la même équipe !
C’était avec les
bistrots d’hiver, un p’tit festi qui organise des concerts dans des petites salles de restau’ du sud creusois, mais alors ce qui s’appelle le fin fond de la Creuse, par les monts enneigés du plateau de Millevaches… Et encore, c’est la plus grande salle du festival, leur « Zénith » comme ils l’appellent avec beaucoup d’humour (dont le groupe s’est réjoui de cette première pour eux)

C’est d’ailleurs bien la première fois, je pense, que je fais un concert avec des tapisseries d’Aubusson en décor de scène, et le groupe qui fait remarquer qu’il a été fixé par un cerf pendant tout le show
(on était juste en-dessous, debout tout au fond, je l’aurais jamais repéré sans ça!)

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  Vu la taille de la scène, ce fut  un set plus léger – sans la batterie, juste « guitare-guitare-guitare » comme disait Frédo – mais tout aussi appréciable, super bien adapté, et toujours aussi rempli d’émotion et de patate et de blagounettes.

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Je suis encore pas super sûre de la chronologie et exhaustivité, mais la setlist a ressemblé à ça :


Élisa
Toujours à côté
Tu connais
Montréal
Réguler
T’es belle
Fiston
17 ans
L’amoureux
A ma place
C’est pas tout ça
Sous le feu
Aucun doute
Le MEDEF
Le bonheur
L’interprétation
J’ai r’trouvé (ma boulette)

Il n’y eu qu’un seul rappel, que le public visiblement pas familier du concept a pris pour un « faux départ »… M’enfin ! C’était juste une sortie de scène – et donc de salle vu la configuration du « Zénith », quoi – c’t’une chose qui se fait, c’est la convention, comme l’expliqua Frédo en le prenant à la blague ahurie 

Donc on n’a pas eu le magnifique « Allons enfants », et le tout fut fichtrement court, mais super et kiffant quand même: ils sont géniaux, c’est juste comme ça

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Et on a réussi à les chopper 5 secondes pour des gribouillis et un semblant d’embryon de papotis  (j’ai failli oublier que je voulais parler de Jean Teulé avec Oliv’) (et poulpisation-minibug avec le méga sourire interrogatif de Hugo le Dieu Guitariste quand on est allées le débusquer de sa pause-clope… gnéhéhé apapeur groupiestériiique !!!)

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Volo à Isle (24/01/14)

Je dois dire que je n’avais pas encore bien pris le temps de m’intéresser de près au nouvel album des Volo, ces frangins géniaux suivis de longue date – et le peu que j’en avais écouté n’était pas assez pour me faire accrocher autant, normal vu que c’est plutôt dans la catégorie de ce qui s’apprivoise doucement, pour moi.

Mais comme en ce moment j’ai particulièrement besoin de me changer les idées, quand Cec’ a signalé qu’ils repassaient chez nous et proposé d’y aller, j’ai acquiescé bien volontiers.
Puis j’ai découvert que Yodelice passait aussi chez nous pile le même soir, ce qui m’a légèrement chifougné et fait hésiter, mais au final je suis quand même restée sur Volo avec Cec’ et sa soeur et son copain.

Et ma foi, j’ai sacrément bien fait. J’ai retrouvé toutes les sensations d’un bon concert avec une force à laquelle je ne m’attendais pas, et qu’est-ce que c’était bon !

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Ze affiche raptée pour Cec’

C’était un concert assis et sans être une vraie bête de fosse, généralement je préfère debout, mais on a pu se mettre bien devant et l’ambiance était quand même bonne.

J’ai retrouvé les anciennes chansons que j’adore, et redécouvert autrement toutes celles du nouvel album, et surtout d’une manière générale tout leur punch, l’émotion en toute humilité et simplicité, tout en étant exprimée en lumière et en sonnant juste, leurs p’tits intermèdes pleins d’humour et d’auto-dérision, et ce plaisir phénoménal qu’ils prennent à jouer et qu’on ressent, comme une énorme vague de bonheur palpable qui réconforte et regonfle à bloc.

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Ca a donc commencé par Élisa, désormais un classique, toujours aussi beau et sympa.
Après, j’ai perdu le fil de l’ordre, mais y’a eu Toujours à côté, Dimanche, Tu connais, puis les déboires d’Oliv’ avec le sentiment « d’amour seul »: L’amoureux et Montréal… Et les histoires mêlées aussi de Fredo avec Fiston et Comme si… Les tons de reggae péchu de Réguler, l’expérimentation du sifflé de Fredo sur Sans rire, la référence d’Oliv’ à « Je, François Villon » (de Jean Teulé)(lecture que j’avais beaucoup aimé moi-même) pour Sous le feu, la traditionnelle mise au point pour C’est pas tout ça, T’abuses, C’est toi, T’es belle, Grand frère, Aucun doute, 17 ans, Le bonheur (génial)… A ma place qui me touche tellement…
Et quelque part entre les 2 rappels, les kiffantes Le MEDEF, L’interprétation, et J’ai r’trouvé (ma boulette), et un final absolument magnifique avec le très beau Allons enfants en apothéose musicale.

D’ailleurs, au niveau des instruments, outre les guitares des deux frangins, cette fois il n’y avait pas de contrebasse, mais un nouveau bassiste, un batteur, et le fabuleux Hugo Barbet à la guitare électrique, et c’est peu de dire que ça donnait bien et qu’on a eu droit à des solos et ping-pong de toute kiffitude.

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Les frangines ne pouvaient pas rester après donc ça sera pour une autre fois, mais en tous cas c’était déjà un très grand bon moment

Jali / Debout Sur Le Zinc à Limoges (10/12/11)

Il y a… déjà une dizaine de jours (gasp), j’ai eu le plaisir d’un petit plan concert improvisé et réussi. Je viens de finir de batailler avec mes photos (j’ai découvert le mode rafale de l’apn de mon père, mais du coup j’en ai plein plein… de floues ) et en voici donc ma chronique:

*

Je n’escomptais pas vraiment voir d’autres concerts avant la fin de l’année, mais ma môman m’avait gentiment ramené le programme du CCM John Lennon, l’une de mes petites salles préférées, et j’ai bondi en voyant le passage de Thomas Fersen – un vendredi soir hélàs, a.k.a. râpé pour moi (ça ne fera que la 3° fausse joie pour le voir, lui) – et surtout Debout Sur Le Zinc, alias DSLZ, pour la tournée de la Fuite en avant, leur tout nouvel album.


Et pour DSLZ, y’a aucune hésitation à avoir: on y fonce!

Ce fut un peu la course sur le départ avec les 2 potesses pour cause d’imprévus de boulot (grah), mais on est finalement arrivées pile poil au milieu de la première partie (j’savais pas qu’il y en avait une).

On est restées à l’arrière mais on en a quand même profité un peu, et à force de me demander où j’avais déjà entendu cette voix bien particulière, j’ai fini par retrouver: c’était Jali, dont j’avais juste entendu le titre « española » à la radio.
Une découverte très agréable, ma foi! Ca me l’a fait découvrir d’un peu plus près, et sur scène il assure franchement pas mal.


Petit interlude pendant lequel on s’est mieux positionnées, moi vers l’avant-droite de la fosse et les 2 potesses un peu plus sur le côté pour profiter du mur contre lequel s’appuyer, et je n’ai pas eu l’impression d’avoir attendu longtemps avant que les lumières s’estompent pour l’entrée en scène des « Debout ».

Et mon dieu, mais qu’ils sont beaux, mais qu’ils sont beaux!


Je veux dire, physiquement y’a rien de remarquable, mais alors ils irradient mille volts de grande humanité, de sensibilité, d’amour, de lucidité, de rêve, de charisme, de bonne humeur, de bonheur à partager sans modération!

Je ne peux m’empêcher de faire un parallèle avec Joann Sfar – ce qui n’est d’ailleurs sûrement pas si aodin que ça avec sa passion pour la musique et les influences klezmer : ça me remplit le coeur, ça me gonfle à bloc de plein de bonnes choses…
Et ça ils le dégagent physiquement, et ça fait tout.
Rien que le sourire de Simon quand il arrive, c’est magique.
Pas un sourire de commande ou de politesse, non, un vrai grand sourire large comme ça, juste du plaisir d’être là, de faire ce qu’il aime et qu’on soit là, à apprécier.
Qu’on soit tous là à recevoir et donner, sans demi-mesure. C’est magique, je vous dis.

   

Et on démarre donc directement avec
Comme un frisson (« rien à foutre du monde, mon amour… »), et La Fuite en avant de l’album du même nom.

   

Encore Sur le fil et on revient aux chansons plus anciennes avec Fallait pas et Les moutons: de quoi bien planter l’ambiance à la DSLZ!



Il me semble qu’ensuite on a eu Le cran (« on dirait que de le dire ça enlève un peu les gravats »), Aller simple (« tu m’avais promis au ciel mille étoiles »), La vie à deux et Oublie-moi: des chansons d’amour, tristes ou pas, et de mésamour aussi…



Pour enchaîner avec le désir d’enfant « du côté du papa pour une fois »: Te promettre la lune ; et on continue avec les « idéaux vertigineux » de Elle, et on reste sur la lancée du pur DSLZ bien intense et pêchu avec le jouissivement participatif J’ai

             

     

On se calme avec J’ai déjà donné et Des larmes sur ma manche, deux particulièrement magnifiques aussi…

Et hop c’est reparti dans le rocambolesque: L’abbé Chamel , et Les petites envies de meurtre, et sur l’élan on enchaîne avec Rester debout et Les voisins. J’étais ravie qu’ils chantent l’abbé Chamel, un des grands musts

On a enfin replongé avec L’arbre, tellement belle et intense là aussi…



Ils se sont éclipsés en coulisses pour faire style rappel – mais pas besoin de réclamer pendant trois heures, avec eux – et ils ont terminé bien sûr avec Les mots d’amour et La déclaration, qui sont parfaites pour clôturer en beauté.

   

Tout ça avec toujours autant d’énergie, de générosité… Une énorme complicité entre eux ; ils bougent partout, se croisent, sautent, dansent…
Et ça aussi ils le partagent à fond, ils sont totalement communicatifs de ce bel esprit.
(et je peux vous dire qu’ils savent tremper leurs chemises!)

On a aussi les petites vannes, les petits délires, les loupés rattrapés…
(je vais vous présenter une nouvelle dans le groupe… *hin?* …la mandoline! *ah!* – d’ailleurs au tour de scène final c’était « Olivier à la mandale – euh, mandoline », j’ai ri ^^
Sans oublier le grand moment de la chorégraphie du petit pois. Si si, du petit pois. C’était assez hallucinant de répondre « ouaaaaiiiiiis » à « vous aimez les légumes? » dans de telles circonstances, d’ailleurs ^^)

Ils ont invité à venir les retrouver pour discuter un peu après, et si seulement je savais quoi leur dire et me séparer de ce fond de timidité qui me reprend dans ce genre d’occasions, et si aussi je n’avais pas eu une des potesses qui devait se lever le lendemain et pour ma part une grosse ardoise de fatigue accumulée à effacer, eh bien sans tous ces si je crois que j’aurais adoré les rencontrer d’encore plus près et éventuellement papoter un brin.

Peut-être une autre fois…


Voilà.
Depuis quelques temps, je me disais que je n’arrivais décidément pas à départager/distinguer/faire ressortir un concert préféré dans tous ceux que j’ai vu jusque là… Eh bien je crois que ça y est, ma palme revient à DSLZ!

J’ai trouvé mes vrais dieux de scène.

(même si je me dirai surement ça pour d’autres aussi, mais quand même, non, c’est DSLZ les tout premiers ^^)

Petite Musique et Monsieur Melon à Chasseneuil (16), 01/10/11

Ils nous ont apportés leurs mains, leurs ventres et leurs coeurs, nos crevards de la route préférés.
Le fond de cet ailleurs était cette fois Chasseneuil-sur-Bonnieure, en Charente, qui organisait sa « Soirée Notes d’Espoir », une belle initiative au profit d’une association qui vient en aide aux personnes handicapées et à leur famille – prendre son ticket était donc aussi pour la bonne cause.



On est arrivées pas mal en avance, après un trajet finalement plutôt rapide (beaucoup plus que ce que j’avais vu vite fait en estimant depuis la Creuse, mais c’est pas si étonnant). Au début on se demandait si on attendait bien devant la bonne porte, vu la foule qui entrait dans le cinéma juste à côté, mais avec le fléchage ça ne pouvait être que là et c’était effectivement bien là. Un peu dommage, tout ce monde au ciné plutôt qu’aux concerts, mais bon.

Une fois la salle des fêtes ouverte, on a pris nos chaises et on s’est installées, comme à Chanteix, dans une convivialité toute bon enfant – d’ailleurs y’en avait, des n’enfants, des p’tits bouts d’choux tout rigolos qui se démenaient guillerettement devant la scène, c’était marrant ^^ Et j’aime bien ce genre d’ambiance en toute simplicité.

D’ailleurs, juste avant le concert Marilou a soudain croisé le regard de Cédric (le chanteur/guitariste de Petite Musique) qui est carrément venu nous taper la bise et s’est souvenu spontanément de notre première rencontre à Doyet, et de la deuxième dans le Nord sans moi.
C’est vrai que trois fois en deux ans c’est pas mal, mais vu la floppée de concerts qu’ils enchaînent c’est quand même un peu fou et ça fait plaisir.

Et donc voilà, les lumières baissent, et les deux frangins entrent en scène avec leur soleil dans la voix et leurs jolis mots dans la bouche…

Petite mise en train en douceur avec Adjectif (« pour préciser ma pauvre place, ce rien qui me suit comme un point dans l’espace »), qui s’enchaîne sur On veut moins (« et toujours pro, toujours la frite »)



Et à nouveau je suis épatée par la dextérité de Seb, qui gère à la fois la batterie au pied, le violon du bout de ses p’tits bras musclés, et le chant au micro sans jamais rien louper, ça m’impressionne toujours autant.

  

  

Petite pause plus calme avec le très beau Lune idéale (« parce que ses rêves ont les yeux pâles »)





   


On se ré-enflamme avec Moi j’ai froid (« quand le froid est dans le coeur ») et La vie qui vient (« j’avais des fourmillières sous les pieds »), et Val (« c’est un sacré boxon là devant les portes de l’Arsenal (…) Toulon dort… »)



On reçoit un joli cadeau avec une belle chanson inédite, Retenez-moi, et puis une intro un peu plus développée sur leurs « influences » de jeunesse  (Enrico Macias, Joe Dassin… « avec ta robe à pois tu ressemblais à rien, je me souviens encore de ce que je t’ai bavé dans l’oreille ») pour passer à Je t’aime adieu (« rendez-vous dans une éternité, un siècle, un an… »)



Et si au final j’avais pour ce billet plus de photos potables de Seb que de Ced, il n’en manque pas moins de classe et de charisme, bien campé sur ses grandes jambes, le pass pendouillant à la ceinture et même pas l’air con, et ma foi beau comme un dieu.
(pas que le frérot ne le soit pas non plus, d’ailleurs, surtout avec son regard lumineux…)

On continue en beauté avec Les cailloux (« au commencement étaient les parois de shiste de la jeunesse »)

et une de mes grandes préférées, En lumière (« et tu changes l’or en argent, et puis l’argent en fer, et puis le fer en étain, et l’étain… en lumière! »)

  

Dommage que la participation du public ait été légèrement poussive, mais ça a été le cas pour pratiquement toute la soirée…

Bon, je dois encore me planter dans l’ordre de la setlist parce qu’il me semblait que ce n’était pas l’avant-dernière chanson, mais j’ai épuisé mes notes et j’en arrive donc à la dernière, le petit bouquet final beau comme tout qui résume très bien la chaleur, la simplicité, la profonde humanité et la générosité de Petite Musique:

Les belles heures (« garde-les bien ces belles heures, et dans ton ventre et dans ton coeur, elles nourriront une autre vie ailleurs, ne te poses pas de questions, choisir c’est dire à la vie « non » »)

Et voilà, c’était déjà fini… L’avantage qu’ils soient passés en première partie, c’est qu’on les avait tout de suite, mais ça avait aussi l’inconvénient de réduire leur temps de scène à juste une heure, bien trop court à notre goût!

Mais bon, une heure de bonheur, malgré tout, ça aurait été dommage de passer à côté (« faut pas le laisser filer, cet instant sous ton nez »).

On voulait se (ré)approvisionner en CD et affiches et si possible passer un peu de temps à papoter avec eux (et au passage demander des gribouillis sur nos affiches et CD), mais le deuxième concert était annoncé pour incessament sous peu, alors on a mis ça de côté pour plus tard…

Bon, Monsieur Melon c’était pas mal non plus, mais la chaleur et la fatigue (+ la méconnaissance) aidant, on a eu quelques décrochages

Et puis wala, le p’tit melon (huhu, pitit lapsus à garder dans les annales) a salué, avec un Seb a lunettes fugacement réapparu, mais on n’a pas réussi ensuite à leur remettre le grappin sur eux tous les deux.

Tant pis, ça sera pour une prochaine fois… Dans pas trop longtemps j’espère!
En attendant ça fait toujours des bons moments emmagasinés

* et merci encore les coupines, pour le volant et les photos entre autres *

Les Fatals Picards aux Veyracomusies, 03/06/11

Tout comme pour Volo à Isle, j’attendais pour faire cette chronique la sélection de photos que l’ami Jack avait bien voulu me promettre – et là encore cela valait le coup de les attendre!
Même si là aussi ça a été un crève-coeur de les réduire pour les fair tenir sur mon blog

Mais bon, comme je disais, c’est déjà mieux que rien du tout.

Et maintenant, c’est parti pour essayer de rameuter un peu mes souvenirs…

C’était donc au « plus grand des petits festivals », les Veyracomusies, dont c’est d’ailleurs le seul concert que j’y aurai vu cette année. Quand je surveillais la programmation et que j’ai appris qu’il y aurait les Fatals Picards, c’était vraiment ma priorité!

Ca fait un sacré moment que je les découvre doucement et que je deviens de plus en plus fan, ça faisait plusieurs fois que je les loupais dans la région parce que les dates n’étaient pas compatibles, donc là c’était vraiment l’occasion que je ne voulais rater pour rien au monde.

Petit bémol de taille: l’organisation du festival, qui m’a semblé avoir énormément baissé par rapport aux autres années. Des bénévoles très passifs, une présence quasi nulle pour veiller à la sécurité et aux petits soucis prévisibles à tout concert, et surtout, côté sono on nous avait habitués à mieux, et encore pire, la conséquence la plus fâcheuse: un chapiteau bien fermé sans aucun pan relâché voire à demi relevé pour laisser passer l’air: c’était une étuve.
Très pénible et difficile de profiter d’un concert dans ces conditions, et je ne parle même pas du groupe qui ruisselait littéralement dans sa fournaise personnelle augmentée par les lumières et tous les trucs électriques…

Et malgré tout ils occupaient la scène avec une belle énergie, alors même si on sentait qu’ils fatiguaient et qu’on avait nous-mêmes un peu de mal, ils ont assuré et ce fut un bon concert. Qui m’a donné très envie de les revoir dans de meilleures conditions où ils pourraient se donner vraiment à fond, mais quand même.

C’était drôle, c’était rock, c’était bien.

J’ai eu l’impression très étrange de découvrir complètement la plupart des chansons du nouvel album alors que je les avais bien écoutée avant, mais je sais pas, j’avais l’impression d’avoir une oreille toute neuve et de tomber des nues en me disant « wouah, trop bien! j’adore! » alors qu’en fait je les connaissais et aimais déjà.

Le meilleur exemple étant certainement « Noir(s) », avec la reprise de « Comme elle vient » de Noir Désir et « Mala Vida » de la Mano Negra, qui m’ont laissée bouche bée tellement je m’y attendais pas, et que ces chansons font partie de moi parce que liées à mes débuts de culture musicale, et que ça allait trop bien pour ce qu’ils avaient à dire avec « Noir(s) », et que Paul avait tellement la classe quand il a posé son effet et balancé « à se changer en roi » etc que j’en ai été réellement subjuguée

D’ailleurs, j’avais heureusement jeté vite fait la setlist de mémoire en rentrant, je peux donc dire qu’il y a eu au menu – plus ou moins dans l’ordre et à peu près exhaustivement:

Moi je vis chez Amélie Poulain, Coming Out, Dans mon verre, Hasta XXL, 1983, Seul et Célibataire, Premier de la glace, Noir(s), les Dictateurs, le Retour à la terre, La France du Petit Nicolas, Le combat ordinaire, La sécurité de l’emploi, C’est l’histoire d’une meuf, On a tous des préjugés, L’amour à la française, Mon père était tellement de gauche, Punkachien, Bernard Lavilliers, Française des jeux, Moonboots

Cette dernière ayant été un vrai cadeau: le chanteur n’en pouvait plus et c’est le bassiste qui a annoncé la chanson pour la faire quand même, et Paul bien que complètement claqué a suivi quand même et pas mollement…

Et puis c’est vraiment un groupe soudé, juste comme j’aime, où il n’y en a pas que pour le chanteur, les musiciens sont tout aussi présents et participent autant de la scène!

   

Bref, ils étaient tous merveilleux, et bien à fond dans leur trip et leur univers, et c’était bon. Très très généreux malgré le calvaire de la surchauffe, et c’est d’autant plus louable.

J’avoue quand même avoir particulièrement craqué pour Paul et son survoltage de mimiques, grimaces, clins d’oeils, sourires béats et autres attitudes diverses et variées, c’est un vrai spectacle

Voilà voilà. Y’a plus qu’à espérer que ces conditions déplorables ne les auront pas trop dégoûtés – et que les Veyracos vont se reprendre un peu –, et qu’ils reviendront: à la moindre occasion j’y retourne, sans hésitation!

Volo à Isle (13/03/11)

Depuis le temps que je l’ai en plan, cette chronique, j’ai bien cru que je ne la ferais jamais… à ma décharge, j’attendais de voir la sélection de photos que l’ami Jack avait fort civilement accepté que j’utilise – et j’ai mis un certain temps voire un temps certain à les recevoir, mais ça valait le coup! Si vous avez besoin d’un pro sympa pour mitrailler comme un malade et donner de très chouettes résultats, bondissez-lui donc sur le paletot, vous ne devriez pas être déçus

Bref, quand finalement j’ai reçu les photos, elles étaient tellement belles que j’ai mis un temps fou à faire ma propre sélection pour la chronique, d’autant plus qu’une fois réduites à la taille de ma page elles perdent énormément en qualité et en émotion :/

Mais bon, c’est déjà beaucoup mieux que rien du tout, ma foi.

Alors évidemment après tout ça mes souvenirs ne sont plus frais du tout, mais je tente quand même, vaille que vaille ^^

Volo fait partie de ces groupes qu’on retourne voir sans hésiter dès qu’on en a l’occasion, alors pour une fois qu’ils venaient vers chez nous on n’allait pas louper ça.

J’ai découvert par la même occasion ce centre culturel de Isle qui m’a bien plu, avec sa bibliothèque réunie avec l’auditorium et les salles de cours de musique autour d’un bel atrium rayonnant et convivial, ça m’a tout l’air d’être une formule judicieuse, même si je ne sais pas vraiment ce que ça donne en pratique.

En tous cas j’ai été agréablement surprise par la salle de concert, l’auditorium donc, très confortable et bien équipé…

Je ne m’attendais pas un concert assis, par contre, et quand j’ai vu qu’il n’y avait que 3 guitares et micros sur la scène je me suis posée des questions. Il s’est avéré que les deux frangins nous offraient un concert accoustique

Ambiance inédite, donc, sonorités plus intimes, chansons ré-explorées… Un vrai bonheur!

Et puis rien que retrouver les voix de Fredo et Oliv’ au micro, c’est déjà tellement.

    

Sans oublier Hugues le bassiste, toujours fidèle au poste, et toujours aussi Jimi Hendrix dans le style et jusqu’au bout des dreads:

Quel talent, bon sang, et quelle classe, ce type est juste incroyable, comment ne pas fondre?

Et cette complémentarité des deux frangins, le Wriggles extravesti et le frérot au style plus réservé, qui alternent le chant, et les chansons qui bougent avec celles qui se posent…

Avec des p’tits moments rigolos, comme cet interlude où Oliv’ a avoué sa frayeur de la déshydration pendant que Frédo allait réparer cette erreur en rapatriant les bouteilles sur la scène, ou bien les p’tites danses de Frédo toujours à fond dans son trip…

Ils assurent tous comme des bêtes et prennent un plaisir visible à s’éclater sur scène, et ça fait un bien fou, c’est très communicatif.

    

Au programme il y a eu Ballade, Comme tout le monde (« la p’tite angoisse de la déprime qui va qui vient »), Bonheur, Requiem, Fiston, Tu connais (« et si c’est le temps qui fait qu’on se connait, il faut que le temps passe et ne s’arrête jamais »), Réguler (« allez tous vous faire spéculer »), Rupture, C’est pas tout ça, J’ai beau, Dimanche (« si loin si proche de la semaine prochaine »), Medef, Evidence, Interprétation, Couples, T’es belle, Il paraît, Montréal, + 2 ou 3 autres en rappel que j’ai hélàs complètement oublié, il me semble vaguement qu’il y a eu entre autres la magnifique surprise de Succédané, mais je ne suis plus sûre.



Enfin voilà, on en a pris plein les mirettes et les esgourdes, de quoi remplir le palpitant une nouvelle fois.


 

Et alors, icing on the cake, à la fin on a pu récupérer les setlists et discuter un peu avec eux. Même que gné eu des dédicaces et ça fait trop plaisir

    

Voilà voilà… Plus qu’à attendre la prochaine occasion de remettre ça, et ce sera avec une joie sans mesure!

Et encore merci à Jack, pour m’avoir permis d’utiliser ses photos, et pour nous avoir offert ses places cadeaux de mécène (c’est pas qu’on aurait rechigné le moins du monde à payer nos billets, mais tant qu’à faire, c’est d’autant plus sympa!)

Yodelice à Limoges, 15/04/11

Deuxième fois que j’allais voir un concert au CCM John Lennon de Limoges et je suis définitivement fan de cette salle
Le seul vrai inconvénient, c’est la file d’attente, mais c’est largement compensé par l’accueil, l’aménagement intérieur, et la qualité du son et de la scène.

Mais foin de tout cela: après AaRON, je venais y voir Yodelice, avec autant de plaisir anticipé et confirmé!

Les prémisces de l’entrée sur scène étaient déjà sympas: des cigales en bruit de fond, un arbre en décor, une guitare-tête-de-mort et « Yodelice » projeté en lettres un peu tarabiscotées comme sur l’album…

Et tout le groupe était maquillé et accoutré pour incarner l’univers un peu plus.
Entre le guitariste masqué, le batteur ailé, le violoncelliste chapeauté et la plume noire et blanche dans le superbe chapeau de Maxime Nucci qui répondait à sa veste rayée, avec quelques effets de lumière stroboscopiques, on avait vraiment des petits « plus » fort sympathiques.


   

  

Oui, d’habitude je ne fais pas du tout de photos ou très peu, et encore moins de vidéos, parce que généralement j’y vais avec des amis qui en font et que je préfère autant rester profiter à fond de l’instant présent, d’autant plus que je ne suis pas vraiment équipée au mieux, mais là, je ne sais pas trop ce qui m’a pris, à partir de ma première photo pour voir ce que ça donnait avec mon smartphone, je n’ai littéralement pas pu m’empêcher de m’obstiner à capturer quelques souvenirs malgré la qualité fort médiocre de mes tentatives… C’était vraiment comme une addiction, à chaque fois je me disais « bwof, c’est loupé ça valait vraiment pas le coup, allez maintenant je le laisse dans la poche et je me contente de profiter », il y avait toujours un « han nan, pas moyen, il faut que j’essaye de faire une prise, là! » qui suivait peu après…

Ca m’a pas empêché de faire surtout du flou, comme vous pouvez le voir dans le plus potable que je présente ici.

Côté setlist, ça a commencé par Breathe in, et après je ne sais plus du tout dans quel ordre il y a eu: Alone, Lady in black, More than meet the eye, Insanity, Sunday with the flu, Free, Cloud Nine, My blood is burning, I want you to know, Wake me up, Experience, The other side

Ca alternait entre morceaux qui bougeaient pas mal et chansons plus posées. Les ponts où ils partaient plus en fly avaient quand même une certaine tendance à traîner un peu trop en longueur par moments, malgré quelques scratchings et ajouts de Max Nucci à la magic box (toujours un procédé que j’adore en concert).

On a même eu un petit boeuf collectif à la fin avec un boogie-boogie, et globalement ils communiquaient pas mal avec le public, même si ça aurait pu être encore mieux.

Mais ces petits points faibles sont très secondaires pour moi, et j’ai vraiment beaucoup aimé ce concert, et ma foi ils reviennent quand ils veulent, je remettrais ça sans hésitation!



« Lies set me free, lies keep me from my fear »

(oui, le son est pourri et l’image pas terrible, vous étiez prévenus… j’avais une autre vidéo pas trop mal mais je n’arrive pas à la retourner à 90° pour la remettre dans le bon sens, j’y ai passé la soirée mais c’est no way, j’ai l’impression)

Jamiroquaï à Paris, 23/03/11

Parmi mes plus anciens coups de coeur musicaux, Jamiroquaï figure en bonne place.
C’en est un parmi d’autres que j’ai en commun avec mes potesses, surtout Mari’ qui rêvait tout particulièrement de le voir en concert un jour. Or ses passages en France sont rares… Alors quand on a su que cette année 2 dates étaient annoncées, à Paris et à Lyon, on s’est goupillées pour le tenter.

Pendant qu’elles frôlaient la crise de nerfs pour que le site de la Fnac ne sature pas avant qu’elles aient réservé leurs places, de mon côté je me disais que j’avais eu le nez fin de passer par le site de Bercy qui semblait moins pris d’assaut.
En réalité, c’est là que les ennuis commençaient pour moi: il a dû buguer pile au moment où la page de confirmation était affichée, si bien que je me suis crue tranquille et ne me suis inquiétée de rien, accaparée par les fêtes de fin d’année qui approchaient, puis la reprise, etc etc.
En février je me suis rendue compte que je n’avais toujours rien reçu, et, pire, qu’il s’avérait que je n’avais jamais eu de mail de confirmation.

Je vous passe les rebondissements qui ont suivi, au final j’ai réussi à bien avoir ma place en main, mais après bien des coups de flippe et des dépenses imprévues bien douloureuses, ce qui a déjà commencé à me frustrer.

M’enfin bref, finalement le principal était sauvé.
Et donc mercredi j’ai encore pas vu passer l’heure et je suis partie de chez moi pile dans les temps, mais pas en avance comme je voulais, pour aller prendre le train à 1h de route (et de la route de chez moi, quoi…). J’avais réservé par internet ma place de parking et soigneusement imprimé mon ticket qui devait me permettre d’entrer et sortir du parking réservé. En arrivant je n’ai vu aucun contrôle, pas d’agent, pas de gardien, pas de barrière. Le parking était plein, excepté une place riquiqui coincée bien au fond, à moitié mordue par une caisse horriblement mal garée. Quelques contorsions plus tard, je compostais mon billet sur le quai, mais à 3 minutes près je ratais le train. Tout ce qu’il me faut pour me fatiguer et me fragiliser même si sur le coup j’ai l’impression de me reprendre.

Un peu de dodo et de lecture pendant le trajet, un petit passage sur le Vade-mecum grâce au smarty (même si c’est pas aussi confo et que ça fait pas tout, c’est juste génial ^^), et 2h40 plus tard on se rejoignait dans Austerlitz, avant de rallier l’antre d’Anilori qui nous hébergeait pour la nuit.

Après cette pause fort agréable, nous avons opté pour une petite visite du cimetière du Père Lachaise tout proche, plutôt que d’aller tout de suite à Bercy. Evidemment, sans plan on n’a pas vu beaucoup de tombes célèbres, mais on en a trouvé quand même quelques-unes au hasard de notre baguenaudage qui était de toute façon fort plaisant même sans ça, avec les belles sculptures, les beaux monuments, les très vieilles tombes que les mouvements du terrain ont déséquilibré, etc.
Quand on a eu les pieds en compote à cause des pavés, on s’est efforcées de retrouver la sortie et on s’est acheminées tranquillement vers Bercy où on a passé quelques heures à déblatérer.

D’où on s’était assises, on ne voyait pas l’entrée, ce qui fait que quand a décidé de tenter une approche c’était déjà ouvert depuis un moment et on est entrées tranquillement sans cohue, et ça c’était agréable ^^
On a cherché à se mettre en bas des gradins, mais ces zones étaient réservées aux VIP, alors on s’est mis beaucoup plus haut. J’avais (littéralement) le vertige en regardant en bas, c’était impressionnant… Mais sorti de là, et des panneaux végétaux à l’extérieur, j’avais un petit préjugé à cause de « palais omnisport », et j’ai trouvé que ça se sentait un peu dans l’agencement de la salle, qu’au départ ça n’avait pas été conçu pour les concerts. Mais bon, hin. C’est Bercy, quand même, y’a eu des great concerts là-dedans, on va pas faire la fine bouche.

La première partie ne m’a pas accrochée tant que ça, je me suis même plutôt ennuyée.

Puis, enfin, ce fut le tour de Jamiroquaï d’entrer en scène…
Et pour en finir avec ma frustration, je vous donne la dernière couche: les deux quiches assises devant nous qui se croyaient en boîte à St Trop’ – à qui on avait déjà eu envie de faire des oreilles d’âne pendant qu’elles se prenaient en photo – se sont mises à gigoter et sont restées debout pendant quasiment tout le concert, m’obligeant à rester debout moi itou pour voir quelque chose, et même à chercher régulièrement un autre angle pour garder le contact visuel.
Déjà, ça c’est pile le genre de désagréments que j’ai l’habitude de rencontrer en concert mais qui m’énerve toujours un poil ><
En l’occurence, tant qu’à avoir des places assises j’aurais aussi aimé pouvoir en profiter un peu plus plutôt que de me crever le dos juste pour ne pas rapporter comme souvenir que deux autres dos et un peu de lumière derrière.
Avec ça, j’ai trouvé qu’on était vraiment placées trop haut et sur le côté (même s’il y avait encore pire comme places), ce qui fait que je ne voyais pas assez bien les écrans latéraux (qui de toute façon ne montraient que les gros plans de ce qui se trouvait devant, pas toujours ce que je voulais voir de plus près) et la scène était trooop loiiin, ça m’a frustré à un point pas possible de voir Jay Kay en si petit!
Et enfin (promis après je passe aux bons souvenirs ^^), icing on the cake, j’avais une impression de son saturé dans l’oreille qui m’a gâché quelques moments – mais les potesses ne l’ont pas du tout ressenti et les vidéos sont effectivement nickel, alors je crois que ça venait de moi… Trop de fatigue? Aurais-je dû mettre des protections auditives? Des « attention DJ » comme j’ai cru que les vendeuses disaient… (ça aussi ça aurait dû être un signe, lol) J’ai quand même un petit doute, puisque ça protège plutôt des sifflements et acouphènes, est-ce que mon impression de saturation rentre aussi dans leur domaine d’action… D’autant plus que ça a l’air de bien donner l’air con ^^ Mais je m’en suis quand même commandé une paire que je penserai à emmener lors de mes prochains concerts, par précaution. On verra bien.

Voilà, maintenant vous comprendrez pourquoi au retour j’étais assez mitigée

Mais malgré tout, je n’ai pas totalement été déçue par ce concert.
La plupart du temps j’ai apprécié d’entendre ces chansons en live, les décors étaient super, et surtout Jay a une classe et une énergie inépuisables et inaltérables, c’était que du bonheur de le voir danser tout seul d’un bout à l’autre de la scène, avec ses entrechats et ses petits sauts accrobatiques, ou même rien que de le voir prendre son pied en mimant les claviers ou en faisant le chef d’orchestre…

    

Le tout dans une longue chemise d’inspiration indienne et sous un chapeau très classes qui ont dû bien lui tenir chaud.
Evidemment j’aurais voulu aussi le voir au moins un instant avec son célèbre diadème/coiffe indienne, mais tant pis ^^

Et puis quelle énergie, il faisait à peine de pause entre 2 chansons, ça s’enchaînait sans traîner! Ce type, c’est de la dynamite

    


La setlist devait être à peu de choses près comme suit, d’après un coup d’oeil après coup à celle de Zurich, mes souvenirs et celle postée sur lastfm:

Rock Dust Light Star – Main Vein – Cosmic Girl – Smoke & Mirrors –Use The Force – Hang It Over – You Give Me Something – She’s A Fast Persuader – Little L – Canned Heat – Deeper Underground – Love Foolosophy – Travelling without moving – Scam – All Good In The Hood – Alright – White Knuckle Ride – Feels Just Like It Should

Avec un énoooorme coup de coeur pour « Deeper Underground », une de mes grandes préférées et une de celles dont j’ai le plus profité et qui claquait incroyablement.

Un petit extrait grâce à l’une des vidéos de Mari’:

Et puis l’ouverture, « Rock Dust Light Star »:

Et « Cosmic Girl »:

Et puis je vais arrêter là parce que bon ^^

Maintenant que j’ai plus de recul et que je peux me refaire des bouts du concert en meilleure qualité de profitage grâce aux vidéos de Mari’, je dois dire quand même que je ramène bien quelques bons souvenirs dans mon sac.

Pas aussi complets que je l’aurais voulu, et ternis par la rancoeur, le stress, la fatigue… Mais quand même.
Et on est bien parties pour remettre ça cet été à Arcachon, date française rajoutée récemment, alors j’espère que cette fois je serai dans des conditions plus optimales pour en profiter à fond.

Et il n’empêche que Jamiroquaï, je kiffe toujours autant
et Jay Kay gniiiii! 

AaRON à Limoges 03/12/10

 


Or donc,
comme je disais aussi, j’ai appris le jeudi midi à la veille de mon petit week-end parisien que j’avais gagné 2 places pour le concert complet d’AaRON à Limoges, le vendredi soir. J’y croyais tellement pas que je me suis demandé si j’avais été la seule à participer au concours ^^

Et donc, à l’heure dite je poireautais dans la file d’attente à l’entrée de la salle, en compagnie de ma coupine K. et en tâchant de pas me casser la goule sur le bitume verglassé transformé en véritable patinoire.

Enfin arrivée au chaud, j’ai retiré mes places sans problèmes à l’accueil comme prévu, dégagé les couches de manteau et gants pour recevoir le tampon sur le poignet – ça m’a fait marrer après coup en me lavant le lendemain matin: ils se sont pas fait chier avec un tampon fait sur mesure avec un logo, c’était un « L » (pour CCM John Lennon) façon lettrine comme ceux qu’on trouve dans les boutiques de loisirs créatifs ^^ – et j’ai découvert la salle de l’intérieur, en étant très agréablement surprise par son aménagement très bien foutu et vraiment étudié pour les spectacles pour un truc que je croyais beaucoup plus sommaire. Si seulement ils faisaient mieux leur communication, et qu’ils avaient un vrai parking assez grand, ça serait la petite salle idéale.

Bref donc, en première partie c’était Mariee Sioux, une belle voix et de belles chansons atmosphériques (ça m’a fait penser à un mix entre Emilie Simon et Cocoon, un peu) qui évoquaient les grandes plaines du far west, mais qui s’apprécie sûrement mieux à écouter en bruit de fond qu’à rester planté exprès à écouter.
Malgré tout je suis toujours chiffonnée par le manque de respect d’une grande partie du public qui continue à bavarder comme si de rien n’était. S’ils en ont rien à fiche ils dégagent au bar et puis c’est tout, mais c’est pas sympa pour la chanteuse…
D’ailleurs avec les polis qui partaient au bar, eux, K. et moi avons pu nous glisser vraiment tout près de la scène, on était très bien placées.

Et donc quand AaRON est arrivé on a pu profiter au petit poil!

En vrac et non exhaustivement, ils ont chanté:

Endless song , Inner street, Rise (« dancing dancing »), Beautiful scar, O song, Seeds of gold , War flag, Blow , Birds in the storm (« we are old dust of distant stars ») (qui m’a ému plus que de raison, j’en avais les larmes aux yeux), U-turn (Lily) évidemment, Mister K, Embers, Lost highway, Little love (« don’t worry, life is easy »), Waiting for the wind to come (avec les variations de « hmmhmmmmhmm » – bon ok à l’écrit ça donne rien alors écoutez), Inner street (« don’t be scared »), The Lame souls (au piano, magnifique, surtout quand ça prend de l’ampleur sur la fin, l’air me fait penser à quelque chose mais je n’arrive pas à déterminer quoi)

Mon seul petit manque c’est « Le tunnel d’or » que j’adoore vraiment et que j’aurais vraiment voulu entendre sur scène, mais tant pis.

C’était génial quand même, et les deux compères assurent. La voix de Simon, le chanteur, bon sang c’est un vrai régal… Et quand il a des étoiles dans les yeux et réclame plus de bruit avec sa mimine, on sent et on partage totalement toute sa jubilation. Ce type fait passer l’émotion tout naturellement.

Et il est super sympa et proche de nous dans ses transitions: « mon meublage était complètement foireux, là », « là j’ai un peu l’air d’un con mais vous allez voir, ça va tout seul »…

Et j’ai mis un moment à me rendre compte de la classe d’Olivier, l’autre manche de la paire qui est tout sauf manche, qui portait un veston  très chouette avec une manche plein de dentelle et de froufrou, juste plein de classe.

Les autres musiciens se donnaient bien aussi, le public participait, et ces chansons-là en pleine immersion c’est vraiment du bonheur.

 
 

A chacun de leurs concerts ils font une photo à thème, et celui du soir était « euh… fusée! » :

 

aaron-limoges-2010
J’adore ^^

Ils sont vraiment super: à l’aise, drôles et sympas, simples, sérieux, pros, méga-talentueux, et très généreux…

Je suis vraiment très très contente de ce concert!
Et c’est encore un groupe que je re-verrai fort volontiers ^^

 

Eiffel & Movie Star Junkies aux Lendemains Qui Chantent (Tulle 17/11/10)

Vous le savez déjà si vous me lisez depuis quelques temps: Eiffel est un de mes best ever groupes préférés.
Vous savez peut-être aussi que je les avais déjà ratés deux fois en concert dans ma région et que j’en étais donc deux fois plus frustrée. Mercredi ils passaient à Tulle, et fort heureusement ça n’a pas été « jamais 2 sans 3 » mais « cette fois-ci, c’est la bonne »!

Et la première partie était pas mal non plus, un groupe étonnant…
Les Movie Star Junkies, du rock garage sous psychotropes, je dirais. Le chanteur, un grand mince bien agité, on aurait dit une anguille survoltée. Ils carburaient à la bière mais on se demandaient plutôt ce qu’ils avaient fumé. En tous cas c’était la folie sur la scène, ils étaient vraiment à fond dans leur trip et ça donnait un rock bien efficace. Même quand ils utilisent des maracas, ça n’a pas l’air ridicule. Encore moins quand le chanteur se tape son tambourin sur la tête en rythme. Le batteur était juste excellent, et trop classe avec son chapeau (hats are cool).

De toute façon j’avais encore oublié à quel point c’est bon de vivre un concert, à quel point on est en totale immersion dans le son et les vibrations, et à quel point c’est le pied.

Avec ça, la première chanson démarre bien:

Bref, une bonne surprise pour passer le temps en attendant Eiffel.

Ensuite, petit chassé-croisé sur scène pendant qu’ils remballaient (où le guitariste aurait quand même pu remonter son futal qui glissait trop bas) et que le matos était réaménagé pour Eiffel, dont j’ai reconnu Estelle Humeau quand elle est venue apporter la dernière main et notamment accrocher un petit piano à pouces à son micro, le détail qui tchue et que j’ai évidemment adoré, tout en jalousant un peu parce que le mien n’a décidément pas assez de notes. Pendant le concert j’ai pas vu à quel moment elle s’en est servi, mais je pense que c’était très certainement sur le début de « Sous ton aile ».

D’ailleurs, ils ont commencé tranquillement avec « Minouche », puis « Le coeur Australie ».

Et puis on a eu « Il pleut des cordes », que j’adore tout particulièrement et qui était bien nerveux à souhait. « Sous ton aile » s’est glissé à ce moment-là pour souffler juste un peu, avant d’enchaîner sur « A tout moment » et de beaux moments en interaction avec le public (« peut aussi dire… NON! »), mais rien que le « comme un oui aux arbres chevelus » et « c’est aux astres et aux déesses qui peuplent nos rêves et quand le peuple rêve il aime disposer de lui-même », c’était génial!
Ensuite je crois que ça a été le tour de « Tu vois loin », assez énorme aussi…

Un petit bout acoustique de « Dispersés », absolument à tomber, et « Bigger than the biggest » qui a été un pur grand moment!
Romain y a fait un de ses petits interludes-déviations à partir de « bam badam for the great american slave troop », avec des répliques de films, des phrases aléatoires, et même un bout de King Kong Five qui m’a trop halluciné
et que j’ai surkiffé, le tout en jouant sur sa voix, et j’ADORE quand il fait ça. Rien que pour ça, c’est un groupe à voir absolument sur scène. Et puis ce type a une énergie et un charisme incroyables.

Bref, après un retour sur les rails de « Bigger than the biggest », on a eu « Sombre » – encore une incontournable, « Saoul », « Ma part d’ombre », « Clash », « Nous sommes du hasard », « Je m’obstine »… Que du bon!

Ca résume bien le concert d’ailleurs, qui n’a été qu’une succession irrésistible de grands moments, pour moi.

Les rappels ont été très forts aussi, avec « Hype » et ses roulements de r délicieux, et « Je voudrais pas crever » avec ses petites notes de piano qui restent bien la tête…

Et c’était déjà fini
Mon seul regret est de ne pas avoir vécu ça plus tôt, avec plus de morceaux des vieux albums.

Mais c’était encore un concert absolument génial, et je veux les revoir, viiite!


photo Agnès Gaudin

Les Blérots de R.A.V.E.L. à La Fourmi de Limoges

Il y a à Limoges, sur les bords de Vienne, dans un quartier d’usines désaffectées, une salle de café-concert nommé La Fourmi qu’on lorgnait déjà depuis fort longtemps avec les potesses.

On a eu l’occasion de la découvrir samedi dernier, quand les Blérots de R.A.V.E.L. y faisaient escale, concert qui me faisait baver d’avance vu que j’aime beaucoup ce groupe un brin timbré, très musical, aux textes bien ficelés, et dont le chanteur à une voix incroyable.

Donc vue de l’extérieur, la salle ne paye pas de mine (encore faut-il la repérer, lol), mais à l’intérieur c’est très très sympa, chaleureux avec ses poutres en bois et ses balcons, et à taille humaine, avec un plateau à peine surélevé pour la scène, on se sent très proche des artistes.

La première partie, tenue par une moitié de groupe poitevin « Greg Bô », était pas mal mais manquait un peu de je-ne-sais-quoi. Mais c’t’ assez prometteur et les textes sont bons ^^

Comme il n’y a pas de coulisses et qu’on s’étaient calées sur le mur latéral, on pouvait voir le groupe faire style « on est pas là » et faire leur entrée (et allers-retours de rappel) sur scène, c’était marrant, j’aime bien ce genre de truc bien convivial ^^

Et ils nous ont régalés, oh que oui!
Un début en fanfare avec le morceau instrumental « Radio tribale », introduisant le superbe « Fusibles » qui est une de mes préférées de leur nouvel album.  Puis « Fleur bleue » avec un chouette choeur a capella comme dans l’album, ponctué par un vrai baiser très spectaculaire et réussi ^^ Un génial a capella en canon aussi sur « La fin des haricots »…
Une énorme mention spéciale pour « Le phare » pour laquelle tout le groupe est descendu dans la fosse, parmi nous, « parce que: de 1, j’étais sûre qu’il faisait moins chaud ici que sur le plateau, et de 2, pour vous montrer que le spectacle vivant, c’est aussi de la sueur et des odeurs! »

Chouette anecdote aussi: ils ont voulu faire une blague en disant que pour une fois ils avaient décidé de nous faire répéter des paroles, mais avec Baku-Baku, leur chanson en japonais du dernier album – et qu’un type du public les as répétées sans problème parce qu’il parlait couramment le japonais

Du coup on a eu droit à un final avec « Le sol », un de mes graaandes préférées des Blérots, exceptionnellement parce qu’il y avait « un grand gagnant » ^^

Il ne manquait plus que « Café sans terrasse » pour parfaire mon bonheur, mais bon, ils ont passé en revue tout le dernier album alors forcément y’avait moins de place pour les chansons des deux précédents.

Y’a eu quand même « Trois jours de retard » et « Sous les cheveux », et 2 autres de mes préférées du dernier album: « Bouts de femmes » et « Like an elephant » du dernier, un truc très fort à entendre sur scène.

Et surtout je garde un souvenir encore plus fort du Phare dans la fosse, avec la main de Fred Joiselle pour marquer le retour aux couplets, avec sa voix parfaitement audible même sans micro, dans cette petite salle…

Enorme.

Ils sont aussi festifs et ont autant le bougeotte que Debout sur le Zinc, on seut qu’eux aussi se donnent à fond et prennent leur pied à le faire, et c’est un pur bonheur, j’adore ce genre de concerts!


Si seulement j’avais su qu’ils faisaient un showcase fnuck l’après-m’…

Allez, tant pis, on s’en fout on a eu bien mieux à La Fourmi!


Merzhin à Châteauroux, 15/08/10

En ce moment, il y a le festival DARC à Châteauroux, qui alterne (entre autres) des soirées de concerts gratuits ou payants.


Dimanche, c’était gratuit, et surtout, c’était Merzhin!!!

Autrement dit: un des groupes que j’adule le plus, un de ceux que je tenais à avoir vu en vrai au moins une fois dans ma vie.

Ca tombait bien, les potesses étaient partantes aussi et on était dispos, alors ni une ni deux, on y go!


On est arrivées en plein milieu de La casa bancale qui faisait la première partie, un « ska polymorphe » pas désagréable. Par contre ils ont débordé d’une demie-heure et ça nous un peu inquiétées, vu qu’on voulait repartir pas trop tard pour rentrer avec nos 2 heures de routes et Elicec qui travaillait le lendemain matin…

Donc on s’est dit de surveiller minuit et de pas trop dépasser, et puis elles ont été s’asseoir en bas des gradins (mouillés, les pauvres) tandis que je choisissait de rester dans la fosse.

La réorganisation de la scène a été plus rapide que je pensais, j’ai à peine eu le temps de lire 5 pages du bouquin que j’avais emporté (le tome 5 de H2G2).

Puis le Merzhin express nous a embarqués plus loin vers l’ouest…


La voix de Pierre, le chanteur (aussi à l’harmonica), était bien à la hauteur de mes attentes, tout comme Ludo, le pluri-instrumentaliste (gaaah, la bombarde! et le sax!), et le guitariste chevelu qui me tripper, le surnommé « Daddy »: j’étais vraiment aux anges de les avoir là, devant mes yeux et plein les oreilles, pour de vrai et rien que pour de vrai!

Et tous en petites chemises super classes, à l’image de leur nouvelle ambiance, autant dire que ça en jettait.

Non-exhaustivement et plus ou moins dans l’ordre, comme d’hab’, on a eu droit à une belle setlist:


Plus loin vers l’ouest, Train de nuit, Commédia des ratés, Le pacte du diable, Duel (« suis-je une copie ou un brouillon? » « je te hais je te aime »), Betti, Las Vegas Parano (« pla eh la la oh, l’adrénaline au cerveau ») , L’étincelle (« souffler sur la flamme, a song to sing ») , Torche vivante (« enflamme-toi! un incendie du coeur ») , Le serment, Sweet Guerilla (« sweeeeet bloody sweeeeet ») Conscience, Le nord, Les nains de jardin (« sauf le grincheux lui qui boudait »), Rue Calumet (« je déchire notre amour de papier, j’écrase notre amour mal consummé ») , Les pavillons kamikazes (« pourrait-on faire parler la poudre? ») , Cavaliero, Liberté (« pars le poing levé ») , Western, Poussières (« il suffit d’un clin d’oeil à la belle étrangère ») , Cobaye (« aaahaaaahaaaa! »)

Bref, un très bon moment!

Surtout que j’étais quand même assez près de la scène, et même si au début j’avais quelques têtes en trajectoire, à force de me faufiler j’ai fini par trouver une bonne place d’où je les voyais à peu près tous.

Y’avait pas énormément de monde, ce qui était un peu dommage pour l’ambiance, mais bien agréable pour respirer dans la fosse!

On a même pu repartir à minuit dix à peine.

Par contre, je n’ai qu’une envie: les revooiiirr!!!!

Vivement qu’ils repassent dans nos coins!

En tous cas, j’ai passé un très bon concert où je me suis assez bien éclatée, et je suis vraiment super contente de savoir ce que c’est, Merzhin en live.

Musiques Actuelles à Sédières (19)

Mes quelques jours de vacances sont bien chargés, ça a commencé d’emblée avec deux soirées au festival de musiques actuelles de Sédières.

Le vendredi: St Augustine, Camélia Jordana, et Emilie Simon ; le samedi: Benoît Dorémus, Micky Green, et Renan Luce.

Un imprévu a fait que j’ai dû prendre le volant, moi qui l’évite toujours autant que possible parce que je ne me sens vraiment pas à l’aise de nuit… Mais ça s’est très bien passé, même mieux que je pensais, pourtant les routes étaient pas des plus aisées ^^ Avec une co-pilote bien efficace et surtout un papotage sur absolument tout et rien pour rester bien éveillée, je m’en suis ma foi bien sortie (il y a juste un bled où on se souviendra à vie que si tu te notes pas de repères, t’es bon pour tourner dedans pendant des heures, vu qu’y’a jamais les panneaux que tu cherches).


(pour la petite anecdote, j’ai mis la radio pour les derniers kilomètres après avoir laissé ze potesse chez elle, le premier soir je suis tombée sur une rediff’ de Café Crime sur Europe 1 que j’aime bien, c’était intéressant mais j’ai commencé à me demander si c’était vraiment une bonne idée quand j’ai encore loupé un embranchement alors qu’ils parlaient d’affaires de femmes disparues ^^)

Bref, donc le vendredi, découverte du site: pas fléché contrairement à ce qui est annoncé sur le site web, on a trouvé quand même. Le parking est très bien aménagé, beaucoup de place, goudrnné, bien foutu.

La salle est magnifique, une ancienne grange retapée, ça a de la gueule!
Et au fin fond de la cambrousse limousine comme ça, c’est un très chouette cadre.
Avec ça l’accoustique est absolument parfaite, ça en est bluffant. Un vrai régal pour les oreilles!

On a donc démarré avec St Augustine, en provenance de Clermont-Ferrand, ce qu’on a du mal à croire quand il chante: un anglais parfait et une voix… incredibeul.

J’avais déjà écouté un peu son premier album, j’aimais bien mais sans accrocher plus que ça, c’est plus de la musique d’ambiance, ou, comme disait Elicec, « le genre de truc que si tu l’écoutes alors que tu déprimes déjà, tu te pends ».

Eh ben là il nous a servis quelques chansons inédites plus punchy que j’ai beaucoup aimé, et j’espère bien qu’il arrivera à les enregistrer sur un deuxième album!
Et même dans celles du 1er, c’est quand même magnifique, notamment « Let it go » et « Rainy country ».

Ensuite, Camélia Jordana. Moui, je l’aime bien, mais pas tout, elle fait un peu trop de ballades à l’eau de rose, je trouve. Mais j’aime quand même beaucoup son « Calamity Jane », ou « Moi c’est », évidemment « Non non non », des trucs comme ça…
Et elle nous a fait une reprise de « walk like an egyptian » qui était vraiment sympa.

Je ne l’ai pas beaucoup vue à proprement parler, surtout par intermittence, l’inconvénient d’être petite… (mais on a toujours l’impression que les grands gars du genre asperge ou armoire à glace conspirent pour toujours se trouver pile devant toi, ou les frisés pile dans l’axe, etc etc…)

Mais c’était sympa.


Et enfin, celle qui m’avait vraiment attirée: Emilie Simon.

Gaah. Rien que de voir l’installation des instruments, avec le piano tout joli et sa petite méduse, ça annonce la couleur… Et quand elle arrive, avec son petit chapeau tout coquet, son engin steampunk sur l’avant-bras, et les jeux de lumières, effets sur écran, etc, eh ben wouah, quoi.
J’avais beau savoir un peu à quoi m’attendre, ça m’a vraiment fait des frissons.
Sa voix est tout aussi pure et forte que dans les albums, et si belle, si juste…
Avec surtout des chansons du dernier album, que j’adore tout particulièrement, tout dans l’électronique et le mélange des sons, dix fois plus que dans les précédents… C’était vraiment génial.

Arrivée sur « The devil at my door », puis, en vrac, quasiment tout l’album: « Chinatown » , « Dreamland » , « Rocket to the moon » , « The cycle », « Closer », « Rainbow », « Ballad of the Big Machine » , « Fools like us » , « The way I see you », « This is your world »

Et trois vieilles chansons à l’appui: « Opium », « Fleur de saison » (avec un gros bug larsen mais si joliment rattrapé), « Désert », et « Flowers ».

Il y a eu aussi uen reprise mais je n’arrive plus à me souvenir quoi…

M’enfin « Dreamland », « Chinatown » ou « This is your world » en direct comme ça, c’est des purs bijoux, énorme!

Ca va rester dans mes annales, sûr!

Puis, le lendemain, on commençait par Benoît Dorémus, qu’on avait découvert par son « J’écris faux je chante de la main gauche » , il nous a aussi offert un florilège de chansons toutes plus sympas les unes que les autres: « De l’autre côté de l’ordi », « J’apprend le métier », « Comment vont les autres », « Je sors avec une étudiante », « Tu dors à contre-jour », « Rien à te mettre », « Deux pieds dedans », « Je me reappelle pas », « Bilan carbone » , « T’as la loose! », etc…

On a vraiment adoré et qu’on aurait bien voulu prolonger un peu, ça sera à guetter pour le revoir à d’autres occasions.


Ensuite, Micky Green, c’est quand même pas rien d’avoir une star internationale pareille au fond de notre cambrousse!

J’avais déjà découvert grâce à Jown, et j’ai pas du tout regretté, ni de l’avoir découverte, ni de l’avoir vue en live.

Elle est géniale, plantureuse sous sa tignasse platine presque blanche, sensuelle, très cool, super à l’aise, à jouer un peu de tout, d’ailleurs vraiment classe à la batterie et rockstar avec une guitare dans les mains, bref: gé-niale.

Tout plein de ses chansons envoûtantes: « True Love », « No line », « Oh », « The game », « Remember », « Scared Cat » (« le chat qui… a peur? hmm… it doesn’t seem the same in french » – c’est sûr que déjà effrayé ça lui aurait mieux rendu justice), et une reprise de « Love me love me » des Cardigans qui rendait super bien…
(il n’a manqué que Aim low que j’aurais bien aimé, mais bon.)


Et pour finir, Renan Luce, qu’on avait bien envie de revoir depuis la première fois au théâtre de Limoges, et on n’a pas été déçue, oh que non!

Un très bon équilibre entre chansons du premier album et du deuxième, une aisance encore accrue sur scène où il se défonce totalement, avec plus de musiciens, des ré-arrangements super sympas qui plantent une ambiance très forte – un thème western sur le début du « Clan des miros », une trompette de cirque avec éclairage rouge sur « Lacrymal Circus », des petites polyphonies pour boucler certaines chansons…

En vrac et non-exhaustivement: « Les gens sont fous », « Le clan des miros », « Rue de l’oiseau lyre », « Aux timides anonymes », « Ridicule », « Le Lacrymal Circus », « Monsieur Marcel », « Chien mouillé » (très très fort!), « La fille de la bande », « On n’est pas à une bêtise près », « Nantes », « Nuit blanche »,  « Les voisines », « Repenti » (« ah, la bolognaise! » s’est exclamée une fille derrière moi – bah oui, « des spaghettis de la sauce tomate », c’est vrai que c’est logique ^^, ça m’a bien fait marrer, j’ai adoré ^^), « La lettre », et une reprise de « Laisse tomber les filles » qui lui allait comme un gant.

C’était vraiment, vraiment bien.

En bref: ça valait le coup!
(même si crevant)

Petite Musique à Doyet, 23/05/10

Avec les potesses, ça fait un bon moment qu’on est fans de Petite Musique.

 

C’est quoi Petite Musique? Ben c’est un petit groupe de 2 frangins qui vienneuh du sudeuh avec une guitare et un violon, et ça donne des chansons super sympas avec des paroles intelligentes qui parlent des gens comme tout le monde et de la vie ordinaire (avec tout ce que ça a d’extraordinaire), des voix qui sentent le soleil, et une chaude générosité qui déborde littéralement de l’ensemble.




Le problème avec les petits groupes, c’est que c’est pas forcément évident de les voir tourner par chez nous… On en avait très envie depuis longtemps, et on a bien enragé quand on n’a su qu’après coup qu’ils étaient passés une première fois à Limoges, mais la semaine dernière je flânais sur leur myspace histoire de voir un peu où ils en étaient, zieuter vaguement leurs dates de tournée, tout ça… Je me disais qu’il y en avait beaucoup en Bourgogne, et il se trouve que j’ai de la famille dans la Nièvre, mais ça me gênerait trop de m’incruster avec les copines, et puis ça empêche pas qu’il faut y aller, à Nevers. Je voyais aussi qu’il y avait des dates dans le « Centre » et en Auvergne…

Sans trop d’espoir j’ai testé quelques noms sur GoogleMaps pour voir où c’était…

Et là, je vois Doyet à côté de Montluçon, où ils passent le dimanche.


Rapide concertation, et emballez, c’est pesé!

 

Et voilà comment on s’est retrouvées au Maquisard, petit bar très familial, plus convivial tu meurs, dans un joli petit coin de cambrousse et sous un soleil estival à souhait.

 

Pas un chat à l’horizon, la taille du bar surprend un peu, on baguenaude dans les parages avant de s’approcher pendant que les frangins font leurs balances… Cédric nous cerne tout de suite, faut dire que Mari’ échange depuis pas mal de temps sur myspace, et puis on fait un peu tâche à être les seules pas-du-coin (même si pas de + ou – à côté) à venir exprès ^^

Les habitués de l’asso/bar arrivent d’ailleurs au compte-goutte, le concert annoncé à 19h ne commencera finalement que 2h plus tard, grosso modo…

 

Normal avec ce beau soleil, mais peu importe, voilà, les deux frangins démarrent avec « En lumière », une des mes grandes grandes préférées! Et c’est tout de suite impressionnant de voir l’astucieux dispositif avec lequel Sébastien joue à la fois du violon et de la batterie avec les pieds, tout en faisant le choeur par-ci par-là… Et il y va, sur son violon! Et puis y’a pas à dire, les voix c’est mieux « en vrai ». On ressent les paroles beaucoup plus fort.

 

Dans le désordre et non-exhaustivement, on a eu droit à « Les petits voix » (gniiii!), « Celle qui me manque » (re-gniii!), « Dans mon sac » (gni), « Marche ou crève » (gni bis), plusieurs du prochain album aussi (y’en a sur leur myspace), dont « On veut moins » (gni itou), « Lune idéale », « Les cailloux » et « Les crevards de la route »
(bon elles me font toutes « gni » en fait)

 

Et on a arrêté à dix heures et quart, pour éviter au bar d’alourdir leurs problèmes de voisinage franchement navrants…

Ca faisait un concert un peu court, du coup, mais c’était très bien quand même, et ça nous fait une raison de plus de guetter leur prochain passage à Limoges, qu’on ne loupera pas, cette fois!

 

D’ailleurs on en profitera aussi pour leur faire dédicacer nos CD (un 2° offert pour un acheté pas cher, de quoi faire des adeptes autour de nous!), vu que sur le coup on a complètement oublié après le petit papotage final avec Cédric… On est reparties un peu en speed, en fait, mais je crois qu’on savait plus trop où on en était, on n’a pas trop eu le temps de réatterrir tranquillement… (et puis c’était pas tout ça mais on avait de la route à faire)

Surtout que je regrette un peu de ne pas avoir papoté un peu avec Séb aussi, qui a fait son timide et on est bien placées pour le comprendre ^^

 

Brefle, c’était super pour une première rencontre, mais on a bien hâte de les revoir plus longuement à Limoges!

Debout Sur Le Zinc à Veyrac, 15/05/10

C’est presque devenu une habitude: chaque année à l’Ascension, c’est Veyracos.

 

Donc, samedi dernier, nous avons remis le cap sur « le plus grand des petits festivals », son cadre super convivial, et son accoustique délectable après les bouillies de Bourges…



Ce soir-là, on avait repéré Debout Sur Le Zinc, que du coup j’ai découvert pour l’occasion lors de ces derniers mois. La chanson Des mots d’amour m’était familière mais c’était bien tout, et sans avoir eu trop le temps de bien explorer leur abondante discographie, j’étais bien contente de la découverte et ça me paraissait très prometteur en live.

 

Mais auparavant, une autre découverte: Idéo, très sympa aussi, et très prometteur, je leur souhaite un beau bout de chemin…



Pendant ce temps la plupart du public continuait à papoter comme si de rien n’était, c’est gênant, surtout envers le groupe…

 

M’enfin on était quelques uns à apprécier, c’est déjà ça.



Ensuite, Debout Sur Le Zinc s’est mis en place, et a démarré fort (et doucement en même temps, si j’ose dire) avec En attendant le pire, une de mes préférées de leur dernier album….


Je n’ai pas réussi à retrouver tout ce qu’ils avaient chanté, mais j’ai avec certitude dans le désordre:


Scylla, une autre chouette du dernier,

L’arbre, déjà une chanson trop trop belle, mais alors la longue plainte « et ce looong silence » en live, ça fout le frisson,

Les mots d’amour, une de celles que je préfère et que j’attendais plus que tout,

Elle, ZE ONE que j’attendais par-dessus tout,

Je cherche encore, bien sympa aussi,

Les moutons, je me souvenais plus à quel point elle est géniale!,

Elle m’ennuie, j’aurais pas pensé qu’ils la feraient, elle me fait tripper celle-là,

Anita, jolie…,

Si l’idée nous enchante, pareil, je m’en souvenais pas, elle est chouette,

La valse misère, je garde en souvenir les valseuses qui s’en donnaient à coeur joie aux pieds du duo, c’était un beau moment…,

J’ai, bien intense en live celle-ci aussi,

Aller simple, jolie mais j’aurais préféré Te promettre la lune dans la même veine,

La déclaration, très jouissive apogée!

 

Je me demande s’il y a bien eu aussi Le roi du monde, Le bleu du miroir, Emilie, Yvonne, L’abbé Chamel, Rester debout ou encore Un jour ou l’autre…

La seule zappée que j’aurais vraiment voulu, c’était Ma petite chérie (ou La lettre perdue, au choix), mais bon.

 

Et avec la vraie bonne accoustique (au risque d’être lourdingue ^^), on en profitait vraiment à fond, surtout de la si belle voix du chanteur…

 

Et ce qui est bien, c’est qu’ils se déplacent beaucoup (à tel point qu’à certains moments je cherchais un peu où était passé un tel ou un tel, et/ou que je ne savais plus trop où donner des yeux ^^), alors on a pu bien admirer chacun d’entre eux!



     


      



Le contrebassiste était particulièrement incroyable, un truc de ouf. J’ai eu un p’tit coup de coeur pour le batteur, vu de près trop brièvement… (gaaah, cette chemise à la Fersen ^^)


     


Et puis le chanteur, quoi. Tellement bon. Tellement expressif. J’adore quand il sourit, ça lui éclaire carrément la tronche, ça fait très méditerranéen, très généreux…



     


On voit vraiment qu’il est heureux de faire sa musique ; et c’est vrai pour tous: on sentait vraiment qu’ils prenaient leur pied et c’était d’autant plus jouissif de notre côté.

C’est incroyable à quel point ils se sont donnés à fond, c’était particulièrement flagrant avec la chemise complètement trempée et les cordes cassées au violon…
(je crois que je fais une fixette sur les cordes cassées, moi, c’est un détail que j’aime bien ^^)

 

Bref, on en est encore ressorties le dos cassé et les pattes en compote, mais pinaise qu’est-ce que c’était bon!

Je crois qu’ils font partie de ceux que je retournerais voir sans même y réfléchir…

 

 

Les photos du concert ne sont pas de moi, mais de la comparse Mari’ .

 

 

 

(et mirde, déjà midnight. autant pour mes vaines résolutions de reprendre de meilleures habitudes! mais j’y arriverai, tudju, j’y arriverai.)

En Pays Rograveux

J’étais en train d’écouter différentes versions du Song for a Jedi de Dionysos, quand je me suis encore rendue compte d’une Incompréhension:

 

« mon dos ma peau se transformaient en pyrogravure », j’avais toujours compris « en pays rograveux ».

 

Ce qui ne veut rien dire, on est d’accord , mais ça pouvait coller à l’univers de Dionysos, et ça sonnait bien. Et puis maintenant que je m’y penche je me rend compte que je voyais ça un peu comme un mot-valise qui aurait lié « orageux » à « gravier », « rocailleux », enfin ça m’a jamais choqué quoi ^^

 

Par contre du même coup je découvre que dans le premier couplet c’est « mon ombre à eau se transformait », j’avais jamais fait gaffe. Franchement, après ça, je trouve que mon pays rograveux ne dépareille pas tant que ça

Printemps de Bourges, 15/04/10


Jeudi, les potesses et moi étions en goguette au Printemps de Bourges.


Parce que c’est un festi’ dont on entend parler depuis pas mal de temps, qui tous les ans a l’air alléchant, que c’est pas trooop trop loin de chez nous (bon, un peu quand même, mais y’a pire!), et que cette année, il y avait les Cowboys Fringuants!


Leur première fois en France, si je me plante pas (pis c’est eux qui l’ont dit, d’abord ^^), et ça, y’avait rien de mieux pour nous attirer irrésistiblement! C’est d’ailleurs elles qui me les avaient fait découvrir, et j’aime beaucoup ce sympathique groupe québecquois.


Dans la même soirée, y’avait aussi Olivia Ruiz qu’on avait loupé au Zénith de Limoges, Carmen Maria Vega qu’on avait déjà vu (et trouvé sympa) aux Franco’ de La Rochelle, et Coeur de Pirate pour la curiosité.


J’étais aussi furieusement tentée par Eiffel et BB Brunes qui jouaient le même soir dans une autre salle du festi’, mais les horaires se chevauchaient trop (et puis ça faisait deux entrées de salles à payer)


Nous arrivâmes donc sur le coup de 14h, et on a commencé par se poser dans un parc au nord de la ville pour manger nos sandiches. Ensuite, on s’est dirigées tranquillement vers la zone du festi en flânant un peu à travers la ville, fort jolie ma foi. (j’aime les maisons à colombages, huhu)


Arrivées dans la place, on a un peu tourné autour de la médiathèque mais elle était barricadée parce que son parvis formait une scène du festival off, alors on s’est mises en quête des WC publics… Qui étaient bouchés et inondés, alors on a fait la queue pour aller dans le minuscule machin en plastique prévu pour les personnes handicapées (qui devaient avoir bien du mal à rentrer dedans avec un fauteuil, cela dit). Franchement je m’attendais à mieux, pour un festi’ de cette envergure.


M’enfin voilà, après ce soulagement chèrement obtenu, on s’est posées un brin, puis on est retourné déambuler hétéroclitement.


Au moment où on revenait vers le parvis de la médiathèque, le groupe off avait changé et c’est comme ça qu’on a fait la découverte des Tistics avec leur spectacle des Franglaises.


Le principe était simple: ils reprenaient des tubes anglophones et les traduisaient en français littéral, un peu façon traduction automatique et merdique du web ^^


Ils commençaient par réciter le premier couplet en français intégral pour faire deviner la chanson au public, puis ils l’interprétaient à leur sauce, avec juste deux guitares, leurs voix et leur jeu de scène.


    


Certains diront peut-être que ce concept de tubes anglais chantés en français n’est pas forcément très novateur, d’accord, n’empêche que c’est toujours sympa et marrant, et que ça doit pas être forcément facile de bosser ça et d’en faire un résultat aussi génial que le leur!


Entre « Bienvenue à l’Hôtel Californie », « Billie Jean » (prononcez « gens »), « jette un oeil à ma copine » (Breakfast in America), « donne-moi un homme après minuit » (gimme gimme gimme de Abba), « Dans la marine », et autres, il y avait vraiment de quoi faire!


La première fois, on est arrivées sur la fin, mais heureusement on a pu les voir mieux un peu plus tard dans l’après-midi.


C’était vraiment excellent, j’ai complètement adoré, vraiment une chouette découverte!



(nan, chuis pas d’sus, mais j’approuve la pancarte des deux mains)

 

Bref, ensuite on a commencé à se rapprocher sérieusement du Phénix, le chapiteau où se déroulerait notre soirée de concerts, et j’ai bouquiné un peu dans la file d’attente, et même devant la scène pendant que ça continuait à se remplir.


H2G2 (j’en suis au tome 4, « salut et encore merci pour le poisson »), c’était parfait pour ces conditions, pas besoin de trop se concentrer, des chapitres courts et faciles à interrompre, juste quelques pouffements à tenter de contenir dignement.

 

On s’est limite fait marcher dessus parce que la place commençait à manquer devant la scène, mais surtout parce qu’il y a des zozos partout, et je reste polie ^^


M’enfin on était quand même pas trop mal, vu les conditions de chapiteau qui sont forcément jamais aussi bonnes que dans une vraie salle étudiée pour.

 

On a donc commencé avec Carmen Maria Vega, toujours aussi sympatoche et gouailleuse à mort, à fond dans son trip et ses musicos aussi.

 

Petit interlude d’installations, et voilà Coeur de Pirate. Les basses nous ont tout bousillé, c’était vraiment désagréable. A part ça, Coeur de Pirate m’emballait déjà pas vraiment, même si j’ai rien contre et que ça s’écoute volontiers de temps à autres, mais là c’était plutôt fadasse, et la bouillie sonore n’arrangeait rien. Cela dit, ses musicos étaient assez à fond aussi, et elle est assez mimi. Mais bon, voilà, pas terrible.

 

Ensuite, Olivia Ruiz, et là, malgré le petit regret d’avoir été trop à droite pour bien voir le magnifique grand miroir décoré qu’on a seulement vu passer quand ils venaient l’installer, et aussi quelques moments de bouillie sonore à cause des basses, c’était quand même absolument géant, je me suis vraiment éclatée, elle et ses musicos dégageaient une énergie folle, y’a eu que des chansons géniales que j’adore tout particulièrement, ça a vraiment été sympa!


 


A la fin, elle est même revenue avec ses copines les Françoises, un groupe informel créé pour le Printemps de Bourges, avec Camille, Emilie Loizeau, Jeanne Cherhal, Rosemary Standley, Iko, et La Grande Sophie, qui nous intriguait déjà et dont on a bien apprécié d’avoir un petit extrait informel, à défaut de pouvoir retourner voir leur spectacle complet le lendemain.


Et enfin, alors qu’on commençait à bien fatiguer du dos et des pattes, ont déboulé les Cowboys Fringuants.


 

« Prépaare-tooiii, petit garçoonn-oonn

Elle s’ra longueeuh, l’expédition

Et même si on n’en revient jamais vivan-aaannts

Il faut marcher, droit devant »

 

Dès les premières paroles, tout le monde reprenait en choeur, c’était super!

J’ai pas réussi à trop me rendre compte de l’ampleur du public qu’il restait, mais de notre côté on entendait bien que la plupart connaissaient déjà les Fringuants et étaient venus surtout pour eux, comme nous.

Bon par contre notre plaisir a vraiment été gâché par la mauvaise accoustique, y’a pas mal de moments où c’était de la pure bouillie à ch***.

M’enfin on a quand même reconnu « la manifestation », on a grandement apprécié « plus rien », « les étoiles filantes », « en berne », et autres chansons adorées…

Et c’est vraiment un groupe de ouf, le guitariste n’arrêtait pas de sautiller partout, le bassiste le suivait de près, la violoniste s’en donnait à coeur joie, une vraie patate de tous les diables!

 

Et voilà, c’était déjà fini, et il fallait encore forcer sur les petons tant qu’ils étaient chauds pour retourner s’affaler dans la voiture, et reprendre la route, avec une petite fausse alerte de la voiture fatiguée, elle aussi.

Les potesses m’ont posées chez moi à 3h du mat’, et elles sont rentrées chez elles à 5h.

Kelkune et moi on travaillait l’après-midi, et si j’ai pu récupérer royalement en pionçant sans interruption jusqu’à midi, apparement ma compagnonne n’a pas eu autant de chance…


M’enfin voilà, ça valait le coup, aucun regret!

Ca m’a donné très envie de voir Olivia Ruiz dans une vraie salle, et, espoir plus improbable, les Cowboys aussi, et pourquoi pas les Tistics…

Si je m’écoutais, j’y serais presque retourné faire un tour dimanche, en espérant revoir les Tistics une dernière fois et au complet, et puis pour voir Tété.

Mais bon, les potesses estiment que ça serait trop fou, qu’il faut savoir se montrer raisonnables, et elles n’ont pas tort. Dommage ^^

Maintenant, on surveille les Veyracomusies en mai avec Debout Sur Le Zinc, Catalacum en juillet à Chaptelat avec Eiffel (dommage que ce soit pile le même jour que Les Petits Brulous à St Vitte avec Pat O’May, mais bon, à choisir…), et Thomas Fersen à Guéret en juin.

Et Merzhin a sorti un nouvel album, alors je guette si jamais ils voudraient passer par chez nous, et je surveille aussi De Palmas des fois qu’il lui prendrait l’envie de refaire une date par chez nous avant la fin de sa tournée, même si j’y crois pas trop, mais on sait jamais.

Et mes parents râlent un peu qu’ils me voient pas beaucoup avec mes sorties, mais zut, j’en profite un max, on n’a qu’une vie!

De Palmas à Limoges 10/04/10

Hier soir, j’allais voir De Palmas avec EliceC et sa Môman (à la place de sa sister, bicause oubli au moment de fixer les week-end travaillés, vraiment balot…).

 

De Palmas, c’est un de mes plus vieux coups de coeur musicaux,il y a très longtemps j’avais acheté ses deux premiers albums à force d’entendre « Sur la route » à la radio qui me plaisait énormément, et depuis j’en suis bien fan.


Et puis il y a eu son génial retour avec l’album « Marcher dans le sable », puis « Un homme sans racines » qui m’avait plutôt déçue parce que je n’y retrouvais pas assez son punch que j’aime tant, et enfin, dernièrement, « Sortir » m’a complètement réconciliée avec lui, et puis son Live 2002 est vraiment très sympa.

Alors quand on a vu qu’il passait chez nous, ça nous tentait bien, et les cop’s m’ont carrément offert ma place ^^


Alors voilà, on y était, et ce fut un fort chouettissime cadeau d’anniversaire.


On est parties assez tard alors je me disais qu’à cette heure-là, y’aurait beaucoup trop de queue devant nous et qu’on ne pourrait se placer dans les gradins que sur les côtés ou tout en haut (mais ça aurait déjà été mieux que rien!), or De Palmas ne draine pas autant les foules qu’Indochine, et c’était très loin d’être complet, alors c’était vraiment tout tranquillou!

 

Comme ça commence à faire plusieurs fois qu’on va aux concerts et que je trouve l’attente très longue, surtout une fois assises avant le vrai début du concert, j’avais pensé à me prendre de la lecture, donc ça aussi, c’est passé tranquillou.

 

Très ponctuel, Gérald est bien arrivé sur la scène à 20h30, directement, sans première partie, j’avais presque du mal à croire que c’était bien déjà lui!

 

Il chantait « Rose », qui fait partie de celles que je n’aime pas plus que ça, mais ça fait un beau début en douceur.

 

Je me demandais comment il ferait les transitions, vu qu’il m’est toujours apparu comme pas mal timide (enfin, pour ce que j’en sais… quoique l’album live de 2002 tendait déjà à le démentir), mais en fait il est vraiment super à l’aise sur scène!

(bon en même temps ça fait un certain temps qu’il bourlingue et il a eu le temps de se mettre plus à l’aise, j’imagine)


Il nous a raconté des petites anecdotes de son enfance à La Réunion qui l’ont inspiré pour certaines de ses chansons, notamment « Elle danse seule ». Il me semble qu’il a enchaîné avec « L’ange perdu » (c’est là que je me suis rendu compte qu’à part mes préférées, je connais vraiment pas encore très bien son dernier album), ou peut-être « Indemne », que j’aime beaucoup…

Du dernier album, il y a eu aussi « Mon coeur ne bat plus », que je ne connaissais pas trop non plus, en fait, mais aussi « Elle habite ici », « Au paradis » et surtout « Au bord de l’eau » et « Dans une larme » que j’adore…


Je me demandais aussi s’il chanterait quelque chose de son 2° album, qui est le moins connu et le « flop » qu’il avait mis du temps à digérer mais c’est celui que j’ai découvert en premier (talonné de près par le premier que j’avais acheté dans la foulée) et je l’aime vraiment énormément…

Eh bien oui, il a chanté « Les lois de la nature » et « Sans recours », deux chansons qui font partie de mes énooooormes préférées-adorées-vénérées!!


Et le troisième album, sûrement celui que je préfère dans sa discographie parce qu’il réunit le plus de chansons adorées et que c’est l’album de son come back, était très présent aussi, avec « Tomber », « Déjà », « Regarde-moi bien en face », « Le gouffre » (a capella, à tomber par terre…), et mes méga-trop-adorées « J’en rêve encore » et « Une seule vie ».


Il a aussi fait une reprise de « The Joker » vraiment géniale, cette chanson lui va comme un gant, autant avec sa voix qu’avec ses sonorités qui correspondent assez à son style.

Enfin, il nous a fait découvrir une chanson inédite, « Dans mon pays », avant de finir avec « la plus vieille », « Sur la route », absolument géniale aussi…

 

C’est là-dessus aussi qu’il a fait un tour de présentation et remerciements pour ses musiciens et tous ceux qu’on ne voit pas mais qui bossent sur les concerts, chose que j’apprécie toujours énormément.

Surtout que son bassiste et surtout son 2° guitariste sont vraiment ultra doués, c’est impressionnant!

 

Et bien que la salle n’ait pas été remplie, j’ai trouvé qu’il y avait vraiment une super ambiance de ouf, c’est toujours d’autant plus agréable.

 

Et Gérald était vraiment super à l’aise, les transitions étaient toutes très intéressantes et/ou drôles, on en a vraiment pris plein les oreilles de sa voix absolument géniale, presque à donner des frissons quand il partait dans les aigus ou forçait dessus, ou qu’il ponctuait avec ses « Rah! » bien énergiques, et pis il est pas désagréable à regarder, quoi ^^ Bref, c’était vraiment le pied total!

 

Les deux heures sont passées beaucoup trop vite, mais j’en ai vraiment profité un max, et une chose est sûre: dès qu’il repasse par là ou que j’ai une autre occasion d’aller le revoir, je saute dessus sans aucune hésitation!

 

 

 

(par contre j’ai vraiment hâte d’aller chez ma zieutiste parce que je sens vraiment que ma vue baisse, y’a des moments où mes yeux fatiguaient et je voyais un peu flou avec les jeux de lumière…)

Plans lives

Le printemps arrive, les concerts aussi!

Déjà, De Palmas en avril, ça c’est déjà sûr, et ça fait plaisir.

Ensuite, y’aurait le Printemps de Bourges. Le programme regorge de noms alléchants, comme -M-, Izia, Emilie Simon, Féloche, BB Brunes, Tété, Gaëtan Roussel, les Plasticines…
Mais tout ça éparpillé sur tout le festival, pas très pratique, donc.

Par contre, il y a une très belle brochette au Phénix le jeudi soir: Carmen Maria Vega, Coeur de Pirate, Olivia Ruiz et les Cowboys Fringants!

Le seul truc qui me chiffonne, et qui me chiffonne sacrément, c’est qu’il y a aussi Eiffel le même soir dans une autre salle du Printemps à deux pas. Et BB Brunes que j’aurais bien zieuté aussi. Mais ça fait 2 entrées de salles à payer, ça commence à banquer.
Et puis c’est peut-être pas l’idéal pour se glisser dans un coin d’où on verra bien la scène en entrant en cours de route. Et puis autant moi, Carmen Maria Vega et Coeur de Pirate, je peux m’en passer, autant mes copines aimeraient vraiment les voir. Et comme le jour est encore loin où j’oserai aller à un concert toute seule (surtout un festival), faut bien accepter quelques compromis.

Et on a bien cherché d’autres dates de Eiffel autour de chez nous, mais ça tombe jamais à des dates bien pratiques, et même si on a encore un petit plan B, je crains fort qu’il s’avère bousillé aussi quand on en saura plus au niveau de notre disponibilité…

Ca me flingue vraiment, parce que Eiffel, j’y tiens, j’adore tellement ce groupe… Après les avoir déjà ratés à Limoges, c’est vraiment très frustrant de continuer à les rater de si près. Surtout que eux, on sait jamais si ils vont refaire un nouvel album, et quand…

En plus, en épluchant une fois de plus leurs dates pour voir si vraiment y’a pas moyen, j’ai vu des petitfs festivals de toute beauté qui seraient bien tentants aussi, mais c’est décidément toujours beaucoup trop loin. Même celui en Suisse qui me donnerait presque envie de m’inviter chez ma sista ^^

M’enfin bon, on verra bien.

Et pis y’a toujours Dolores O’Riordan et les Cranberries qui passent à Limoges en avril. Mais j’ai personne pour m’accompagner. Et puis bon, quand même, c’est vraiment cher. Je suis présentement en train d’écouter la retransmission en direct de Paris sur RTL2, mais c’est pareil que de le vivre. J’aurais voulu pouvoir dire « je les ai vus, j’y étais ». J’aurais voulu pouvoir m’immerger complètement dans cette musique si dynamisante, vibrer avec cette voix si unique.

Raaah, faich’, tiens.

Indochine Meteor Tour – 07/11/09 Limoges

Bon, je me lance pour ma vague tentative de CR du concert d’Indo…

Je peux déjà dire que c’était un putain de concert, absolument géant, le groupe était très en forme et j’ai trouvé le public particulièrement bon, malgré ce qu’en disent certains de l’Indoforum.
Personnellement, je ne suis jamais très expansive en concert de par ma timidité: je me sens cruche si je bouge les bras et je préfère simplement applaudir en rythme (ou pas) – ce que je fais d’ailleurs à peu près sans discontinuer dans les concerts d’Indo -, et me lever dans les gradins si j’ai pas trop l’impression de gêner ceux de derrière et que je me sens pas trop cruche non plus.
N’empêche qu’à l’intérieur, ça bouillonne nettement plus que ce que j’en laisse voir, et ce concert-là m’a particulièrement fait vibrer, une bonne « claque » bien intense…

Si je ne m’abuse, la setlist ressemblait à ça:

Ouverture
Go Rimbaud go !
Marilyn
Republika
Little dolls
Play boy
Punker
Drugstar
Le Lac
Le Manoir
J’ai demandé à la lune
3ème sexe
La Lettre de métal
Un ange à ma table
Alice & June
Popstitute

(Club Meteor)
You spin me round, Canary Bay, Les tzars, Des fleurs pour Salinger, Adora, Mao Boy


(Rappel 1)
June
3 nuits par semaine
Junior song
Bye bye Valentine

(Rappel 2)
L’Aventurier
Le dernier jour

(Rappel 3)
Le grand soir
Je t’aime tant
Kao Bang
Electrastar

Pour faire un peu plus dans le détail, on s’est donc pointées avec Kelkune & Sister vers 18h, et c’est seulement là, en voyant la file déjà trèèès longue, qu’on a percuté qu’on était un samedi et qu’il aurait été plus judicieux de se pointer plus tôt (en plus, c’était possible, il aurait juste fallu y penser, quoi). M’enfin on a quand même pu s’asseoir pas trop mal dans les gradins, un peu sur la gauche à mi-hauteur, ça aurait pu être pire.

Et donc je m’interrogeais encore sur le sens de l’affiche:


« mais pourquoi un cheval? ça fait cowboy, là, pas soldat! »
Sauf qu’en fait, je n’avais jamais regardé l’affiche de vraiment près, et ce n’est qu’en voyant l’intro pendant le concert que j’ai vu que le cheval portait un masque à gaz!


Tout de suite, tout prend sens… Et bon sang, ça fait toujours un effet monstre de voir le rideau tomber enfin pour dévoiler le groupe!


Sinon, pas autant de décor que pour l’Alice & June Tour, mais un système d’écran plus panoramique, tout aussi époustouflant…

Par exemple sur La Lettre de métal:


Ou la projection en direct de la caméra de scène avec un petit effet pop art:
(sur, euh… Adora?)


Ou encore les images apocalytpiques après Bye bye Valentine :


La pause du groupe avant d’embrayer direct sur l’Aventurier

Et la petite dernière dans mes photos pas trop floues, sur Junior song (je crois):



Vouala.
Et bon sang, en deux ans j’avais oublié à quel point c’était bon.
Nico a dit qu’ils allaient peut-être revenir, je l’espère de tout coeur!