Bilbo le Hobbit (J.R.R. Tolkien)
Comme je le disais plus tôt, j'ai récemment relu ce livre que je n'avais pas retouché depuis mes quinze ans, il y a une dizaine d'années. J'avais encore quasiment tout à découvrir, à ce moment-là, y compris la trilogie du Seigneur des Anneaux, et la plus grande part de ce qui fait ma culture de lectrice et SFFF aujourd'hui...

Je le préférais déjà au Seigneur des Anneaux, et c'est toujours le cas. Peut-être parce qu'on y voit plus les nains et Bilbon qui m'est plus sympathique que Frodon, et Gandalf avant qu'il soit trop Mithrandir (comme je préfère Grand Pas avant qu'il soit trop Aragorn). Peut-être aussi du fait que c'est plus ciblé jeunesse et que ça se ressent dans le rythme et un peu dans le style.
Malgré tout, ça a beau être plus "light" que le SdA, c'est quand même très dense, j'avais oublié à quel point! C'est incroyablement foisonnant, on va tellement d'aventure en aventure que rien que ce petit bouquin justifie bien une trilogie de films à lui tout seul, tout compte fait (et d'autant plus si on étoffe avec d'autres sources, mais ceci est une autre chronique).
Du coup, par moments on frôlerait presque la saturation, et bon nombre d'épisodes de transition, où le voyage se poursuit dans l'expectative ou sans action notable, en deviennent longuets.
Avec ça, je me suis retrouvée à tiquer sur certains éléments de la traduction (comme "Combe Fendue" pour Fondcombe), mais il n'y en a finalement pas tant que ça qui piquent vraiment et dans l'ensemble c'est tout à fait acceptable (comme l'indique aussi le très bon comparatif d'Acta Est Fabula).
Sinon, j'ai retrouvé avec jubilation cette petite touche d'ironie espiègle que Tolkien distille parcimonieusement - et toujours accompagnée d'au moins une graine de sagesse (qu'on retrouve à tout bout de champ, celles-là), souvent à travers Gandalf, mais aussi par des pirouettes de narrateur...
*
"- Cela ne servirait à rien, dit le magicien, tout au moins sans un puissant guerrier, pour ne pas dire un héros. J'ai essayé d'en trouver un ; mais les guerriers sont occupés à batailler entre eux dans des pays lointains, et dans cette région les héros sont rares, sinon introuvables. Par ici, les épées sont pour la plupart émoussées, les haches, on s'en sert pour les arbres, et les boucliers servent de berceaux ou de couvercles de plats ; quant aux dragons, ils se trouvent à une distance tout à fait rassurante (et partant, relèvent de la légende.) C'est pourquoi je me suis décidé pour le cambriolage: surtout quand j'ai repensé à l'existence de cette petite porte. Et voici notre petit Bilbo Baggins, le cambrioleur, le cambrioleur choisi et trié sur le volet. Ainsi donc, poursuivons et dressons des plans."
* * *
*
"Assurément, Bilbo était dans une position critique. Mais, il faut se le rappeler, elle n'était pas tout à fait aussi critique pour lui qu'elle l'eût été pour vous ou moi. Les hobbits ne sont pas entièrement comme les gens ordinaires ; et, après tout, si leurs trous sont des endroits agréables et gais, bien aérés et très différents des tunnels de gobelins, les hobbits sont cependant plus que nous habitués aux souterrains, et ils n'y perdent pas facilement le sens de la direction - c'est-à-dire une fois leur tête remise des heurts. Ils sont capables aussi de se déplacer en grand silence, de se cacher aisément, de se remettre merveilleusement des chutes et des contusions, et ils possèdent un fonds de sagesse et d'adages que les hommes n'ont pour la plupart jamais entendus ou qu'ils ont depuis longtemps oubliés."
* * *
*
"Enfant, il avait accoutumé de s'exercer à lancer des pierres sur les choses, au point que les lapins, les écureuils et même les oiseaux déguerpissaient comme l'éclair dès qu'ils le voyaient se baisser ; et, même adulte, il avait encore passé une certaine partie de son temps à jouer au palet, aux fléchettes, au tir à la baguette, aux boules, aux quilles et autres jeux tranquilles qui consistent à viser et à lancer - en fait, il savait faire une foule d'autres choses que souffler des ronds de fumée, poser des devinettes et faire la cuisine, bien que je n'aie pas eu le loisir de vous en parler. Je n'en ai pas le temps à présent."
*
Je suis toujours passionnée aussi par le peu qu'on entrevoit du passé de Gollum, qui donne bien envie d'en savoir bien plus...
*
"Les énigmes étaient tout ce qui se présentait à son esprit. En poser et parfois les deviner avait été le seul jeu qu'il eût jamais pratiqué avec d'autres drôles de créatures dans leurs trous, il y avait très, très longtemps, avant qu'il n'eût perdu tous ses amis et n'eût été chassé, seul, et qu'il se fût glissé, descendant toujours plus loin, dans les ténèbres sous la montagne.
[...]
Il y avait longtemps, très longtemps qu'il était sous terre et il oubliait ce genre de choses. Mais juste comme Bilbo commençait à espérer que le misérable serait incapable de répondre, Gollum se remémora des souvenirs d'un temps infiniment lointain, de l'époque où il vivait avec sa grand-mère dans un trou creusé sur la berge d'une rivière: 'Ss, sss, mon trésor, dit-il. Le soleil sur les marguerites, ça veut dire, oui.'
Mais ce genre d'énigmes banales à la surface de la terre étaient pour lui fatigantes. Elles lui rappelaient aussi un temps où il était moins seul, moins furtif, moins méchant, et cela le mit de mauvaise humeur."
*
Et puis il y a cette fameuse scène de "vrai courage", dans la confrontation esquivée par simple humanité et bonté d'âme - bien que les questions d'honneur et d'équité du combat agaçent un peu la pratchettienne que je suis - qui est encore plus forte que dans le film de Jackson (dont le raccourci pâtit de son stéréotype hollywoodien).
*
"Le hobbit cessa presque de respirer et se raidit lui aussi. Il était aux abois. Il lui fallait absolument s'échapper de ces horribles ténèbres pendant qu'il lui restait un peu de forces. Il devait se battre. Il devait transpercer cet être répugnant, éteindre ses yeux, le tuer. L'autre voulait le tuer, lui. Non, le combat n'était pas loyal. Il était invisible, à présent. Gollum n'avait pas d'épée. Gollum n'avait pas positivement menacé de le tuer, ni encore tenté de le faire. Et il était misérable, seul, perdu. Une compréhensio soudaine, une pitié mêlée d'horreur s'élevèrent dans le coeur de Bilbo: il vit la suite interminable de jours non marqués, sans lumière, sans aucun espoir d'amélioration, la pierre dure, le poisson froid, les mouvements furtifs, le chuchotement. La pensée de tout cela lui traversa l'esprit en une seconde. Il frémit. Et alors, en un autre éclair aussi rapide, comme soulevé par une nouvelle force et une nouvelle résolution, il bondit."
*
Et tant d'autres épisodes de l'Aventure avec un grand A que Blibon expérimente pour la joie de son côté Touque et le déplaisir de son côté Sacquet, tant d'autres personnages soigneusement taillés (ah, Beorn), et de ruses et d'astuces...
Smaug n'étant pas des moindres, le vieux dragon qui m'avait beaucoup marquée dans son image de ver puissant et redouté, dormant des siècles sur un trésor considérable en guise de couche (jusque là très traditionnel), mais surtout doué de parole, intelligent et roublard tel le Malin (oups, ça m'a échappé).
*
"Alors, il vit que la coupe manquait. Au voleur! Au feu! Au meurtre! Pareille chose ne s'était jamais produite depuis sa venue même à la Montagne! Sa rage passe toute description - c'était le genre de rage des gens riches qui, possédant bien plus que ce dont ils peuvent jouir, perdent soudain ce qu'ils avaient depuis longtemps sans jamais s'en servir ou sans en avoir jamais eu besoin."
*
L'épisode final à Esgaroth m'a rappelé pourquoi la couverture de cette édition montre un archer ringard échappé des Gipsy King que je prenais pour une mauvaise représentation de Bilbo sans avoir le souvenir de son implication dans une scène de ce genre - mais en fait non, tout s'explique et c'est normal
Après, Tolkien a quand même un peu de mal à se séparer de son histoire et ça s'éternise un peu sur la fin, envahie de filets d'informations sur l'après, la vieillesse et pourquoi pas la descendance de tout ce et ceux qu'on a suivis pendant l'aventure ; ça me chiffonne toujours un peu tellement j'aime les fins assez ouvertes pour laisser la place à l'imagination pour mieux s'approprier le livre, mais l'univers de Tolkien est tellement riche que c'est toujours intéressant d'avoir quelques détails en plus.
J'en retiens quand même l'extrême densité - je ne me souviendrai jamais de tout, et ça pourrait bien être l'occasion de passer à la V.O. à l'avenir - mais aussi le suspense bien maîtrisé: j'ai oscillé bien des fois au gré des humeurs de la compagnie, de leurs péripéties et de leurs réussites, sans oublier les quelques larmes que j'ai vraiment versées (et c'est assez rare chez moi pour être une échelle de valeur) sur un détail du dénouement - une chose est sûre, quand je regarderai ça au ciné, je serai à ramasser à la petite cuillère. {moshide hidden SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}(je parle de la mort de Thorïn, Fili et Kili) {/moshide}
Ce fut un vrai plaisir de relecture, en tous cas, avec un petit passage par le groupe de marathon lecture sur Facebook initié par Arcaaléa et qui semble être bien parti pour se renouveler chaque week-end - un bon moyen pour retrouver d'autres lecteurs au même moment

Je le préférais déjà au Seigneur des Anneaux, et c'est toujours le cas. Peut-être parce qu'on y voit plus les nains et Bilbon qui m'est plus sympathique que Frodon, et Gandalf avant qu'il soit trop Mithrandir (comme je préfère Grand Pas avant qu'il soit trop Aragorn). Peut-être aussi du fait que c'est plus ciblé jeunesse et que ça se ressent dans le rythme et un peu dans le style.
Malgré tout, ça a beau être plus "light" que le SdA, c'est quand même très dense, j'avais oublié à quel point! C'est incroyablement foisonnant, on va tellement d'aventure en aventure que rien que ce petit bouquin justifie bien une trilogie de films à lui tout seul, tout compte fait (et d'autant plus si on étoffe avec d'autres sources, mais ceci est une autre chronique).
Du coup, par moments on frôlerait presque la saturation, et bon nombre d'épisodes de transition, où le voyage se poursuit dans l'expectative ou sans action notable, en deviennent longuets.
Avec ça, je me suis retrouvée à tiquer sur certains éléments de la traduction (comme "Combe Fendue" pour Fondcombe), mais il n'y en a finalement pas tant que ça qui piquent vraiment et dans l'ensemble c'est tout à fait acceptable (comme l'indique aussi le très bon comparatif d'Acta Est Fabula).
Sinon, j'ai retrouvé avec jubilation cette petite touche d'ironie espiègle que Tolkien distille parcimonieusement - et toujours accompagnée d'au moins une graine de sagesse (qu'on retrouve à tout bout de champ, celles-là), souvent à travers Gandalf, mais aussi par des pirouettes de narrateur...
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"- Cela ne servirait à rien, dit le magicien, tout au moins sans un puissant guerrier, pour ne pas dire un héros. J'ai essayé d'en trouver un ; mais les guerriers sont occupés à batailler entre eux dans des pays lointains, et dans cette région les héros sont rares, sinon introuvables. Par ici, les épées sont pour la plupart émoussées, les haches, on s'en sert pour les arbres, et les boucliers servent de berceaux ou de couvercles de plats ; quant aux dragons, ils se trouvent à une distance tout à fait rassurante (et partant, relèvent de la légende.) C'est pourquoi je me suis décidé pour le cambriolage: surtout quand j'ai repensé à l'existence de cette petite porte. Et voici notre petit Bilbo Baggins, le cambrioleur, le cambrioleur choisi et trié sur le volet. Ainsi donc, poursuivons et dressons des plans."
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"Assurément, Bilbo était dans une position critique. Mais, il faut se le rappeler, elle n'était pas tout à fait aussi critique pour lui qu'elle l'eût été pour vous ou moi. Les hobbits ne sont pas entièrement comme les gens ordinaires ; et, après tout, si leurs trous sont des endroits agréables et gais, bien aérés et très différents des tunnels de gobelins, les hobbits sont cependant plus que nous habitués aux souterrains, et ils n'y perdent pas facilement le sens de la direction - c'est-à-dire une fois leur tête remise des heurts. Ils sont capables aussi de se déplacer en grand silence, de se cacher aisément, de se remettre merveilleusement des chutes et des contusions, et ils possèdent un fonds de sagesse et d'adages que les hommes n'ont pour la plupart jamais entendus ou qu'ils ont depuis longtemps oubliés."
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"Enfant, il avait accoutumé de s'exercer à lancer des pierres sur les choses, au point que les lapins, les écureuils et même les oiseaux déguerpissaient comme l'éclair dès qu'ils le voyaient se baisser ; et, même adulte, il avait encore passé une certaine partie de son temps à jouer au palet, aux fléchettes, au tir à la baguette, aux boules, aux quilles et autres jeux tranquilles qui consistent à viser et à lancer - en fait, il savait faire une foule d'autres choses que souffler des ronds de fumée, poser des devinettes et faire la cuisine, bien que je n'aie pas eu le loisir de vous en parler. Je n'en ai pas le temps à présent."
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Je suis toujours passionnée aussi par le peu qu'on entrevoit du passé de Gollum, qui donne bien envie d'en savoir bien plus...
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"Les énigmes étaient tout ce qui se présentait à son esprit. En poser et parfois les deviner avait été le seul jeu qu'il eût jamais pratiqué avec d'autres drôles de créatures dans leurs trous, il y avait très, très longtemps, avant qu'il n'eût perdu tous ses amis et n'eût été chassé, seul, et qu'il se fût glissé, descendant toujours plus loin, dans les ténèbres sous la montagne.
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Il y avait longtemps, très longtemps qu'il était sous terre et il oubliait ce genre de choses. Mais juste comme Bilbo commençait à espérer que le misérable serait incapable de répondre, Gollum se remémora des souvenirs d'un temps infiniment lointain, de l'époque où il vivait avec sa grand-mère dans un trou creusé sur la berge d'une rivière: 'Ss, sss, mon trésor, dit-il. Le soleil sur les marguerites, ça veut dire, oui.'
Mais ce genre d'énigmes banales à la surface de la terre étaient pour lui fatigantes. Elles lui rappelaient aussi un temps où il était moins seul, moins furtif, moins méchant, et cela le mit de mauvaise humeur."
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Et puis il y a cette fameuse scène de "vrai courage", dans la confrontation esquivée par simple humanité et bonté d'âme - bien que les questions d'honneur et d'équité du combat agaçent un peu la pratchettienne que je suis - qui est encore plus forte que dans le film de Jackson (dont le raccourci pâtit de son stéréotype hollywoodien).
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"Le hobbit cessa presque de respirer et se raidit lui aussi. Il était aux abois. Il lui fallait absolument s'échapper de ces horribles ténèbres pendant qu'il lui restait un peu de forces. Il devait se battre. Il devait transpercer cet être répugnant, éteindre ses yeux, le tuer. L'autre voulait le tuer, lui. Non, le combat n'était pas loyal. Il était invisible, à présent. Gollum n'avait pas d'épée. Gollum n'avait pas positivement menacé de le tuer, ni encore tenté de le faire. Et il était misérable, seul, perdu. Une compréhensio soudaine, une pitié mêlée d'horreur s'élevèrent dans le coeur de Bilbo: il vit la suite interminable de jours non marqués, sans lumière, sans aucun espoir d'amélioration, la pierre dure, le poisson froid, les mouvements furtifs, le chuchotement. La pensée de tout cela lui traversa l'esprit en une seconde. Il frémit. Et alors, en un autre éclair aussi rapide, comme soulevé par une nouvelle force et une nouvelle résolution, il bondit."
*
Et tant d'autres épisodes de l'Aventure avec un grand A que Blibon expérimente pour la joie de son côté Touque et le déplaisir de son côté Sacquet, tant d'autres personnages soigneusement taillés (ah, Beorn), et de ruses et d'astuces...
Smaug n'étant pas des moindres, le vieux dragon qui m'avait beaucoup marquée dans son image de ver puissant et redouté, dormant des siècles sur un trésor considérable en guise de couche (jusque là très traditionnel), mais surtout doué de parole, intelligent et roublard tel le Malin (oups, ça m'a échappé).
*
"Alors, il vit que la coupe manquait. Au voleur! Au feu! Au meurtre! Pareille chose ne s'était jamais produite depuis sa venue même à la Montagne! Sa rage passe toute description - c'était le genre de rage des gens riches qui, possédant bien plus que ce dont ils peuvent jouir, perdent soudain ce qu'ils avaient depuis longtemps sans jamais s'en servir ou sans en avoir jamais eu besoin."
*
L'épisode final à Esgaroth m'a rappelé pourquoi la couverture de cette édition montre un archer ringard échappé des Gipsy King que je prenais pour une mauvaise représentation de Bilbo sans avoir le souvenir de son implication dans une scène de ce genre - mais en fait non, tout s'explique et c'est normal

Après, Tolkien a quand même un peu de mal à se séparer de son histoire et ça s'éternise un peu sur la fin, envahie de filets d'informations sur l'après, la vieillesse et pourquoi pas la descendance de tout ce et ceux qu'on a suivis pendant l'aventure ; ça me chiffonne toujours un peu tellement j'aime les fins assez ouvertes pour laisser la place à l'imagination pour mieux s'approprier le livre, mais l'univers de Tolkien est tellement riche que c'est toujours intéressant d'avoir quelques détails en plus.
J'en retiens quand même l'extrême densité - je ne me souviendrai jamais de tout, et ça pourrait bien être l'occasion de passer à la V.O. à l'avenir - mais aussi le suspense bien maîtrisé: j'ai oscillé bien des fois au gré des humeurs de la compagnie, de leurs péripéties et de leurs réussites, sans oublier les quelques larmes que j'ai vraiment versées (et c'est assez rare chez moi pour être une échelle de valeur) sur un détail du dénouement - une chose est sûre, quand je regarderai ça au ciné, je serai à ramasser à la petite cuillère. {moshide hidden SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}(je parle de la mort de Thorïn, Fili et Kili) {/moshide}
Ce fut un vrai plaisir de relecture, en tous cas, avec un petit passage par le groupe de marathon lecture sur Facebook initié par Arcaaléa et qui semble être bien parti pour se renouveler chaque week-end - un bon moyen pour retrouver d'autres lecteurs au même moment












Fantasy
Commentaires
Je l'ai découvert cette année et je n'ai pas été déçue, c'est très chouette.
Le côté "cela s'éternise sur la fin", ce doit être une constante de Tolkien, car j'ai ressenti la même chose sur le SDA.
Et on a la même vieille édition moche sinon
Bilbo perso je l'ai lu en BD. Me souviens... de rien à part le dragon sur l'or. Le dragon est plus beau sur la couv récente alors ? Là disons que c'est pour enfant quoi.
O fait pourquoi c'est passé de Bilbon à Bilbo ?
et si tu pouvais me décoder une phrase aussi stp : "Gandalf avant qu'il soit trop Mithrandir (comme je préfère Grand Pas avant qu'il soit trop Aragorn)" heuuuuuu
A l'époque c'était clairement une couv pour public jeunesse contrairement aux nouvelles qui surfent sur la vague du film, oui, m'enfin ça n'empêche pas XD
Je te conseille de le lire, ça doit quand même être plus complet que la BD...
Bilbo, Bilbon, c'est pareil pour Frodon, ça dépend des livres et traductions.
Et si tu as lu la trilogie du SdA, tu dois te souvenir que la compagnie est d'abord guidée par un rôdeur, GrandPas, qui se révèle plus tard être Aragorn (le retour du roi, tout ça), tout comme Gandalf rappelle sa vraie identité de Mithrandir après la Moria, quand il devient tout blanc plutôt que gris...
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