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[Tiphaine Patraque, 4] Je m'habillerai de nuit (Terry Pratchett)

Ca me prend toujours un temps fou de chroniquer du Pratchett, mais cette fois c'est presque un petit record, je me souviens l'avoir commencé en mars, dans l'exemplaire anglais emprunté à Anilori, puis avoir lu l'édition française en mai...
Boah, ça ne fait que 3 mois de retard pour la chronique, en fait, je pensais que c'était pire que ça ^^

Voici donc le 4° et dernier tome de la petite série jeunesse des aventures de Tiphaine Patraque et des Nac Mac Feegles, et c'est encore un très bel opus - certainement mon préféré, en grande partie parce qu'il se rapproche le plus de la série principale du Disque-monde, avec notamment un détour par Ankh-Morpork et une réunion de personnages importants très intéressante.

        

Rude existence que celle d’une sorcière de seize ans dans le Causse. Outre le quotidien d’une infirmière doublée d’une assistante sociale, il faut aussi gérer les crises qui fermentent et la mort prochaine du vieux baron.
Guère de magie là-dedans, guère de sommeil non plus.
Alors, si quelque part une pelote inextricable de malveillance et de frustration s’est réveillée pour inciter à la haine des sorcières et à leur destruction, voilà Tiphaine Patraque soudain démunie…
«J’ai la trouye pou la ch’tite michante sorcieure jaeyante.»
Il reste les Nac Mac Feegle, me direz-vous, toujours prêts à la bataille. Mais si eux-mêmes se mettent à douter…


On retrouve donc Tiphaine bien installée dans le début de sa carrière de sorcière, qui consiste finalement à être surtout une assistante à domicile pour tous. Pas forcément très palpitant, donc, mais elle connaît son territoire et le peuple qui y vit (son exploitation, comme on dit entre sorcières) sur le bout des doigts, elle sait tout sur tout le monde et tout le monde le sait. Elle fait partie du paysage, elle incarne son "pays" (comme on disait autrefois dans nos campagnes).

D'ailleurs la société rurale du Causse est bien aussi droite et décidée qu'elle-même, comme on le découvre avec cette intéressant phénomène de la musique sauvage, quand les gens tapent sur des casseroles en allant faire le pied de grue chez un mauvais voisin parce que trop, c'est trop, et qu'il y a des choses qui ne se font pas...

*
"La plupart des femmes des villages s'étaient endurcies avec l'âge. Il le fallait pour élever une famille avec ce que gagnait un ouvrier agricole. On avait un dicton local, une espèce de recette pour supporter un mari pénible: "Tourte à la langue, grange froide et baguette de cuivre." Ca voulait dire que le mari pénible avait des remarques en guise de dîner, qu'il se faisait expédier dans la grande pour y dormir et qu'il risquait, s'il levait la main sur sa femme, d'écoper d'un méchant coup de la longue tige présente dans toutes les chaumières pour brasser le linge dans la lessiveuse. Les maris concernés comprenaient le plus souvent leurs erreurs avant que la musique sauvage se mette à jouer."

*

C'est une action plutôt positive, venant d'un mouvement de foule, plutôt que les atrocités inexorables qu'on voit le plus souvent et dont Tiphaine entretient la mémoire sans en avoir l'air.

Bien sûr, comme toute sorcière, son statut la met en marge de la société, mais de toute façon elle est par nature quelqu'un d'à part.

*
"De l'aveu de tous, la fête de la Récure était une des attractions les plus sensationnelles du monde pour qui ne se déplaçait pas à plus de cinq kilomètres de chez soi."
*

"Le bruit saturait l'espace au-dessus des vertes collines. On aurait dit que la population entière de deux ou trois villages s'était rassemblée à leur sommet. Du coup, là où ne résonnait d'habitude que le cri occasionnel d'une buse, on entendait celui permanent de... tout le monde, quoi. On appelait ça s'amuser."
*


Et puis il y a le château, où Tiphaine soigne le vieux baron au même titre que n'importe quel habitant du Causse, dans une relation déjà bien établie par le père Patraque, tandis que Roland, son ami d'enfance, se prépare à la succession et s'est fiancé à une fille fade nommée Laititia (a-t-on idée! ^^) terrorisée par sa mère qui terrorise tout le monde, d'ailleurs.

*
"Voilà ce que voulait dire la loyauté, lui avait un jour expliqué son père. Ca voulait dire que toutes sortes d'hommes de bonne volonté travaillaient bien quand il prenaient conscience des droits, des devoirs et de la dignité des gens ordinaires. Et les gens attachaient d'autant plus de valeur à cette dignité qu'elle était, en dehors de quelques draps, pots, casseroles, outils et couverts, plus ou moins tout ce qu'ils possédaient. Il n'était pas utile de parler de l'arrangement, parce que toute personne sensée en connaissait le principe: tant que vous serez un bon maître, je serai un bon travailleur. Je vous resterai loyal tant que vous me resterez loyal, et, tant que le pacte ne sera pas rompu, tout continuera ainsi."
*


Sans oublier la garde-malade du vieux baron, vieille bigote qui soupçonne Tiphaine de tout ce que le folklore a retenu dans son image des méchantes sorcières horribles, quand tout ce que fait Tiphaine, c'est de prendre la douleur grâce à sa technique de transfert, qu'elle ne considère même pas comme de la vraie magie, juste une astuce qu'elle est la seule à maîtriser.

*
"C'est facile de travailler avec le feu quand on garde les idées claires, mais la douleur... La douleur se défend. La douleur est vivante. La douleur, c'est l'ennemie."

*


Les Feegles, eux, savent bien que leur ch'tite michante sorcieure jaeyante n'est pas un monstre - ça serait plutôt eux, les p'tits monstres!

*
"Tiphaine leva les yeux vers le plafond. Le chat s'y accrochait de ses quatre pattes. Il lui lança ce qui était nettement un regard appuyé. Même une sorcière peut baisser les yeux devant un chat qui en a ras le plafond - et qui reste à ras de plafond."
*


Et bien sûr ils ne sont jamais loin, attentifs à toujours veiller sur elle, par ordre de la kelda - Tiphaine peut insister tout ce qu'elle veut, ils ne s'arrêteront jamais de lui coller aux basques.

Ce qui se révèle assez chaotique sur un balai, quand Tiphaine n'a d'autre choix que de se rendre à la Ville, Ankh-Morpork, pour y rechercher Roland qui y fait des emplettes avec sa fiancée et lui annoncer la mort de son père.

Les pictsies gigotants trouvent carrément le moyen de mettre le feu au balai, et comme Tiphaine ne rebondira pas en se marrant comme eux, ils se débrouillent pour faire parachute pour sauver l'atterrissage -
et attention, c'est le moment kiltissime!

"Et voilà comment un balai fumant transportant une sorcière terrifiée et dans les deux douzaines de Nac mac Feegle qui maintenaient leurs kilts écartés afin de ralentir la descente atterrit sur le toit du rapide de marchandises Lancre-Ankh-Morpork."
*


Heureusement qu'une diligence passait par là pour amortir aussi la chute - enfin, malheureusement pour le cocher, qui avait en charge le transport d'un grand globe de verre (une boule à facettes pour un bal d'Ankh-Morpork ^^)

"Il n'avait pas l'air en colère, juste las, comme s'il s'attendait en permanence à ce que le monde lui tende le bout merdeux du bâton."
*

Mais c'est la première fois qu'il rencontre une sorcière, et il découvre qu'elles ne sont pas forcément maléfiques, méchantes, vieilles, et moches. Décidément ces vieux préjugés semblent revenir à la mode.

C'est ce que lui confirme Madame Proust, une sorcière citadine qui utilise et vend la meilleure sécurité possible: un camouflage en déguisement de sorcière de pacotille.
Tiphaine va apprendre beaucoup de choses à Ankh-Morpork, c'est très intéressant de la voir dans ce décor qui nous est si familier, et de voir les Feegles découvrir les joies de la ville eux aussi...

*
"On est à Ankh-Morpork, monsieur Vimaire ; en été, le fleuve prend feu et on a connu des pluies de poissons et de bois de lit, alors, dans l'ensemble, quand on y réfléchit, qu'est-ce qu'un bistro qui tourne sur son axe a de si bizarre?"
*

Et c'est là qu'on a droit à un merveilleux cadeau, que je n'osais espérer bien que Terry Pratchett l'ait évoqué comme une éventualité lors d'une interview, la réapparition d'un ancien personnage génial mais perdu de vue depuis longtemps.
J'ai vraiment jubilé quand j'en ai eu la confirmation!


*
{moshide hidden SPOILER (voir) |SPOILER (cacher)}"C'est vous, hein? Forcément, c'est vous! Eskarina Lefèvre, c'est ça? La seule femme jamais devenue mage!
- Quelque part à l'intérieur, j'imagine, oui, mais ça me paraît remonter si loin, et, tu sais, je ne me suis jamais vraiment sentie mage, alors je ne me suis jamais beaucoup souciée de ce que disaient les gens. De toute façon, j'avais le bourdon, et personne ne pouvait me l'enlever.
Eskarina hésita un instant puis reprit:
C'est ce que j'ai appris à l'Université: être moi-même, ni plus ni moins, et ne pas m'en inquiéter. Savoir ça, c'est en soi l'équivalent d'un bourdon magique invisible. Ecoute, je ne tiens pas franchement à parler de cette histoire. Ca me rappelle de mauvais moments.
- S'il vous plaît, pardonnez-moi, dit Tiphaine. Je n'ai pas pu m'en empêcher. Mille pardons si j'ai ravivé des souvenirs horribles.
Eskarina sourit.
- Oh, les souvenirs horribles ne sont jamais un souci. Ce sont les bons qui peuvent poser des problèmes."
{/moshide}
*


Et dans une moindre mesure, j'ai aussi particulièrement savouré le retour de P'tit Arthur le Dingue, le gnome agent du Guet, et sa rencontre avec les Feegles qui y voient un lointain cousin qui a mal tourné ^^

Au passage, on a aussi quelques notes de bas de page très savoureuses

*
"* Les chaudrons ne sont pas tous en métal. On peut faire bouillir de l'eau dans un chaudron en cuir quand on sait ce qu'on risque. On peut même préparer du thé dans un sac en papier quand on reste prudent et qu'on sait comment s'y prendre. Mais, s'il vous plaît, ne tentez pas l'expérience, ou alors ne dites à personne que c'est moi qui vous en ai parlé."
*
"* Les statues équestres donnent lieu à tout un folklore, surtout celles portant un cavalier. Il paraît qu'un code régit le nombre et la position des sabots du cheval: si un des sabots est en l'air, le cavalier a été blessé à la bataille ; deux en l'air signifient que le cavalier a été tué à la bataille : trois, que le cavalier s'est perdu en route pour la bataille, et quatre que le sculpteur était très, très fort. Cinq en l'air signifie qu'il doit y avoir au moins un autre cheval derrière celui qu'on nous montre ; et le cavalier gisant par terre, son cheval couché sur lui, les quatre sabots en l'air, que l'homme n'y connaissait rien en équitation ou qu'il montait une bête au très mauvais caractère."
*


Et Tiphaine apprend qu'en embrassant l'Hiver (cf. L'Hiverrier), elle a réveillé un esprit malin qui en a après les sorcières en général et maintenant elle en particulier, l'esprit d'un ancien Inquisiteur qui revient toujours semer le trouble malgré les sorcières qui lui ont fait face à travers les âges et l'ont toujours renvoyé dans son sommeil, sans parvenir à faire plus...


*
"Et, s'il dort, je sais de quoi il rêve. Il rêve d'une jolie jeune sorcière, la plus puissante de toutes les sorcières. Et il pense à elle avec une telle haine que, selon la théorie de la ficelle élastique, cette haine fait tout le tour de l'univers pour revenir de l'autre côté, si bien qu'elle ressemble à une espèce d'amour."

*


C'est maintenant au tour de Tiphaine de régler ce problème de taille, et sur son propre terrain, de retour sur le Causse, où la situation s'envenime.

Et là c'est passionnant de voir comment même accusée, menacée et emprisonnée, une sorcière s'arrange pour garder le contrôle un minimum, ne serait-ce que sur son image: c'est elle-même qui vient se protéger derrière les barreaux, et non le contraire, par exemple.

Et elle reste la sorcière du Causse, après tout, dont tout le monde a besoin ou est redevable...

*
"Le château était en effervescence quand elle eut terminé, et elle laissa tout le monde vaquer à ses occupations. Elle hésita en sortant de la demeure et s'arrêta pour réfléchir. Les gens s'arrêtent rarement pour réfléchir. Ils réfléchissent en route. C'est parfois une bonne idée. De s'arrêter d'avancer, des fois qu'on se serait trompé de chemin."

*


A force de bataillage et de cogitation, elle finit par prendre le temps de remarquer que Laititia n'est peut-être pas uniquement la fille simple et larmoyante que tout le monde connaît.


*

"Simple? répéta le Crapaud, qui avait l'air de s'amuser. Eh bien, en tant qu'avocat, laissez-moi vous dire que ce qui paraît très simple peut se révéler extrêmement compliqué, surtout si je suis payé à l'heure. Le soleil, c'est simple. Une épée, c'est simple. Un orage, c'est simple. Tout ce qui est simple traîne par-derrière une queue interminable de complications."
*


Un rapprochement s'impose, et quelques points communs émergent lors d'une petite virée nocturne entre filles.

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"Le dernier mot de la phrase tinta sous le crâne de Tiphaine. "Une bibliothèque? Avec des livres?" Les sorcières n'étaient pas censées s'intéresser beaucoup aux livres, mais Tiphaine avait lu tous ceux qui lui tombaient sous la main. On ne savait jamais ce qu'on pouvait tirer d'un livre."
*
"(...) mais ensuite on grandit et ce n'est plus qu'une illustration ridicule, mais au fond de soi on n'oublie jamais.
On aurait dit que ça arrivait à tout le monde. Le jour où elle avait mentionné à Pétulia qu'elle avait eu peur d'une illustration dans un bouquin, sa camarade avait avoué qu'elle-même avait paniqué quand elle était petite à la vue d'un squelette à l'air joyeux dans un livre d'images. Et, finalement, toutes les autres filles se souvenaient avoir connu la même expérience. C'était comme une réalité de la vie. Un livre commençait par flanquer la frousse."
*


La promenade éclaire beaucoup de choses, et notamment un certain don méconnu de Laititia pour la sorcellerie, mal exploité faute d'apprentissage...
Il se pourrait donc que Tiphaine ne soit plus la seule sorcière du Causse, à l'avenir, et c'est une bonne chose, car ses derniers contacts avec ses collègues des montagnes commencent à remonter à loin... Or, une sorcière ne doit pas rester seule trop longtemps, pour ne pas se laisser aller et tomber dingue.
La seule crainte d'une sorcière. Chacune doit retrouver d'autres sorcières de temps en temps, c'est une règle tacite, plus qu'une recommandation. Et puis comme ça chacune se surveille...

D'ailleurs, les autres membres de la profession arrivent en masse pour les funérailles du vieux baron et les épousailles du jeune Roland, nouveau baron en titre, mais surtout pour l'affrontement entre Tiphaine et le Rusé qui s'annonce proche.

Ca donne là aussi des situations très savoureuses, entre Madame Proust, Mémé Ciredutemps et Nounou Ogg qui ajoutent leurs grains de sel!

*
"[Nounou Ogg] fit un clin d'oeil puis dit à Tiphaine:
- L'être en humain en premier, la sorcière en second ; difficile à se rappeler, facile à faire.
C'était de la magie ; la magie avait changé une salle bondée de gens qui, pour la plupart, ignoraient presque tout de leurs voisins en êtres humains conscients de se trouver au milieu d'autres êtres humains, et, pour le moment, c'était tout ce qui comptait."

*

Et "la lièvre se jette dans le feu", Tiphaine suit son instinct, avec ses meilleures armes: son assurance et sa confiance en elle-même, et une presqu'improvisation misant beaucoup sur du détail crucial et incertain.

Après ça tout va beaucoup mieux, les gens profitent du mariage pour faire la fête et oublier toute cette sale période...

*

"Puis on eut droit à la projection de riz, bien entendu suivie du balayage méticuleux du riz, parce qu'il est scandaleux de gâcher de bons aliments."

*


La sorcière du Causse est entièrement réhabilitée et légitimée, et elle en profite pour soumettre quelques nouvelles mesures à Roland le baron - ce qui donne notamment un droit de propriété officiel et entier aux Nac Mac Feegle sur leur tertre -, en finissant par un grand projet qu'elle a mûri sans l'identifier vraiment jusqu'à ce moment, une proposition surprenante mais frappée au coin du bon sens: une école. 

*
"Ma foi, les professeurs itinérants passent tous les deux ou trois mois, dit le baron.
- Oui, monsieur le baron, je sais, monsieur le baron, et ils ne servent à rien, monsieur le baron. Ils enseignent des faits, pas la compréhension. C'est comme enseigner à des élèves la forêt en leur montrant une scie. Je veux une vraie école, monsieur le baron, pour apprendre à lire, à écrire, et surtout à réfléchir, monsieur le baron, comme ça les gens découvriront à quoi ils sont bons, car quand on fait ce qu'on aime vraiment, c'est toujours un atout dans n'importe quel pays, et on ne le découvre souvent que trop tard."
*

Elle en ressort même avec la totale approbation de la profession, ce qui n'est pas rien.
*
"Là où on cherche des sorcières, c'est au centre des choses. Eh ben, on a regardé par ici et on t'a vue tellement centrale que cette exploitation tourne autour de toi."
*


Au final, je dirais surtout qu'on voit une Tiphaine adulte, qui a grandi et mûri, et qui atteint ici sa consécration. Oui, "quand elle sera grande, elle s'habillera de nuit", elle préfère rester dans sa robe verte aux couleurs du Causse, jusqu'à ce qu'elle se considère digne de porter la robe noire plus traditionnelle des sorcières, mais la meilleure robe noire de toutes. Et elle y parvient.


Terry Pratchett nous offre là encore un opus particulièrement bon - malgré sa maladie qui n'entame en rien ses capacités intellectuelles et créatrices, c'est à souligner une fois de plus - pour clôturer les aventures de Tiphaine Patraque, avec toujours autant - voire plus - d'humour, de personnages humains et attachants, de réflexion sur des thèmes très sérieux et de critique de nous-mêmes par la parodie, comme à son habitude, avec de très beaux cadeaux à la clé.
(notamment une théorie passionnante à propos de Preston soulevée par BaronBreton)

Si les autres tomes de Tiphaine me plaisaient aussi, et de plus en plus, mais qu'ils me laissaient dubitative sur le ciblage d'un lectorat jeunesse et qu'ils me manquait quelque chose par rapport aux tomes du Disque-monde, ce dernier Tiphaine Patraque finit de me séduire complètement et de me faire balayer toute réserve: cette lecture me laisse sur un coup de coeur!



édition spéciale avec une couverture recomposée en mosaïque de petites trombines de fans: j'aime beaucoup le principe

Alors certes, c'est un peu anecdotique, mais les Nac Mac Feegle sont bel et bien là et ils sont tout à fait kiltissimes!

  
 
               © Lesco Griffe

 

Commentaires   

 
Neph
#1 Neph 28-08-2011 17:42
Ca vaut le coup d'attendre ! Tu me donnes envie de reprendre mes lectures de Pratchett ! Mais j'ai envie de finir les Annales avant de passer à tout ce qu'on peut trouver en "annexe" !
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Guest
#2 Guest 28-08-2011 18:43
Je plussoie, ça valait le coup d'attendre, ça c'est de la chronique ! Ca me donnerait envie de le relir sur-le-champ, si ce n'était pas toi qui avais mon exemplaire ^^
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Leïa Tortoise
#3 Leïa Tortoise 28-08-2011 18:51
@Neph': ah ben tant mieux, parce que j'en ai vraiment sué, sur cette chronique, j'ai bien cru que j'y arriverais pas, et même là je la trouve encore trop fouillis et pas assez complète... Enfin, je ferai pas mieux, et c'est déjà pas mal.
Oh voui, reprend donc tes Disque-monde! Et n'hésites pas à venir faire un tour sur le forum du Vade-mecum, ça me ferait très plaisir de t'y voir :P

@Ani': merci ^^ By the way, regarde tes mails: je suis prête à te le rendre au plus vite mais ne sais pas où te l'envoyer!
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