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Le Peuple du Tapis (Terry Pratchett)

Toujours dans mes moultes relectures pratchettiennes, ça faisait longtemps que je voulais relire Le Peuple du Tapis, et Le Grand livre des Gnomes que je ne vais pas tarder à enchaîner (en même temps que Au Guet ! avec le Cercle d'Atuan en mars, ça faisait un moment que j'avais pas relu un de mes grands préférés du Disque).

Comme Olya s'est mise à le lire, j'ai sauté sur l'occasion!

Alors déjà, j'aime beaucoup la préface de Terry où il raconte comment ce livre de ses débuts a été réédité et retravaillé, que je ne peux m'empêcher de vous livrer tellement c'est du pur Pterry:

"Cet ouvrage a deux auteurs et tous deux ne font qu'un.
Le Peuple du Tapis est paru en 1971. Il ne manquait pas de scories, principalement dues au fait qu'il avait été écrit par un auteur âgé de dix-sept ans.
Il s'est vendu doucettement et a fini par épuiser son turage. Et ce fut tout.
Et puis, [vers 1984], les histoires du Disque-monde ont commencé à remporter un certain succès, et les gens qui les achetaient se demandaient toujours:
- Tiens, c'est quoi, ce bouquin-là,
Le Peuple du Tapis, du même auteur?
Et les éditeurs en ont eu tellement marre de répéter qu'il n'y avait plus aucune demande pour ce titre qu'ils ont décidé qu'une nouvelle édition s'imposait.
En apprenant cela, Terry Pratchett, quarante-trois printemps, a déclaré:
- Hé là, minute! J'ai écrit ça à l'époque où je croyais que les histoires de
fantasy devaient traiter de batailles et de rois. De nos jours, j'incline à penser que la fantasy devrait plutôt se préoccuper de la façon dont on évite les batailles et dont on se dispense de rois. Et puisque c'est comme ça, je vais le réécrire...
Vous savez ce qui arrive quand on tire sur un fil qui dépasse...
Alors, voilà. Ce n'est pas exactement l'ouvrage que j'ai écrit à l'époque. Ce n'est pas exactement celui que j'aurais écrit aujourd'hui. C'est une collaboration, mais, hé hé hé, je ne suis pas obligé de céder à l'autre la moitié des droits d'auteurs. De toute façon, il les gaspillerait."


Rien que les éditeurs qui "en ont eu marre de répéter qu'il n'y avait plus aucune demande pour ce titre", ça me colle un grand sourire CheshireCatesque ^^

Alors, voilà, du coup j'ai repréré des éléments typiquement pratchettiens pendant ma relecture, mais je ne sais pas trop s'ils étaient vraiment là à l'origine ou s'ils sont dûs à la réécriture.

Toujours est-il que les prises de tête temporelles des Vivants qui se souviennent de l'avenir et des thurognes qui se souviennent de tous les avenirs possibles est clairement très pratchettesque, on pense illico à Madame Cake ou aux Moines de l'Histoire.
Mais aussi à Dune et à Doctor Who, huhu, même si la vision pratchettienne reste unique tellement c'est particulier, à mon sens, une notion bien à lui.

On retrouve aussi les thèmes du choix et du libre arbitre à opposer à la tradition du destin inexorable ; le fait que chacun voie les autres comme des êtres très bizarres tout en s'estimant tout à fait normaux alors que les autres pensent exactement la même chose, et la prise de conscience de la différence comme des similitudes... Les soldats tellement conditionnés à obéir qu'il suffit d'un bluff osé pour s'infiltrer, le
fait qu'il devient difficile de continuer à considérer comme ennemi des êtres avec qui on vient de combattre ensemble et se sauver la vie mutuellement, et ce genre de mode de pensée qui utilise le sens commun universel pour renverser les situations...
Dans la même veine, le côté très pragmatique, comme la remarque qu'à la fin de toute bataille, qu'on soit vainqueur ou vaincu, ce n'est jamais la paix et la fin de tous les soucis qui arrive, au contraire les ennuis ne font que commencer, avec tout ce qui va arriver après...
Et déjà les anti-héros, même si ça s'est beaucoup plus accentué dans le Disque-monde.

Bref, c'est quand même déjà du Pratchett et on le sent!

A part ça, ça reste un petit truc très sympa, je l'ai sûrement déjà mais j'ai toujours une très grande affection/fascination pour les histoires de personnages disproportionnés, tout particulièrement les petits peuples dans notre monde quotidien qui devient démesuré. Comme cette carpette qui devient un monde entier, où les allumettes tombées forment des murailles larges d'une heure de marche et longues d'une journée de marche...

 

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