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Abraca*Bibli

Xanth, 1: Lunes pour Caméléon (Piers Anthony)

* Ceci était la lecture d'octobre du Cercle d'Atuan *

Xanth est un monde enchanté où règne la magie, un monde peuplé de chimères - centaures, basiliques, dragons - et où chaque citoyen possède un pouvoir spécial.
Mais pour Bink, Xanth n'a rien d'un pays de contes de fées : il est le seul à ne pas avoir de don.
Le Magicien Humfrey affirme pourtant que le pouvoir de Bink est très puissant, mais il est incapable d'en déterminer la nature. Bink serait-il contraint à l'exil ?
Ainsi commence l'une des sagas de Fantasy les plus célèbres du monde, pleine de péripéties, de jeux de mots et de créatures caractérielles !


Au départ ça ne m'attirait pas follement, je ne sais pas trop pourquoi, ça me paraissait peut-être un peu banal, "fantasy de masse" bien commerciale (peut-être l'effet Milady, en fait)... Pourtant, pour que ça ait été proposé (et retenu!) au Cercle, il fallait bien qu'il y ait quelque chose d'intéressant là-dedans... Et puis je l'avais trouvé d'occasion en commandant autre chose, alors j'ai tenté quand même.

Bien m'en a pris! J'ai beaucoup aimé, je suis ravie d'avoir découvert cette série qui a l'air assez connue mais dont je n'avais encore jamais entendu parler.

Je me suis particulièrement délectée de la première partie, où Bink crapahute à travers Xanth, son pays magique, pour aller voir le Bon Magicien Humphrey afin de savoir une bonne fois pour toutes s'il est condamné à l'exil, faute d'avoir un talent magique, ou pas.
On découvre donc un pays complètement imprégné de magie: les végétaux sont magiques, les hommes ont chacun un "talent" magique (souvent assez anodin et basé sur l'illusion), les créatures magiques sont très diverses et variées...
Et pourtant il y a une certaine logique, des lois universelles derrière tout ça, ce qui donne un univers à la fois loufoque et cohérent.

Et le vrai piment de l'affaire, c'est que le texte est bourré d'humour, jeux de mots (parfois bien lourds) et néologismes à la pelle, surtout dans la première partie: charmantes bestioles que les mite-railleuses, lézarves, marmiette (qui arrivent à transe-porter des bouts de pain), et festival de flore avec les
cyprès detoimondieu, la belle fleur qu'on appelle la marrante, les arbres sommiers aux sorts porifiques et autres glandeurs...
Un vrai régal.
D'ailleurs il semblerait que le traducteur se soit bien éclaté là-dessus, un peu comme Couton pour Pratchett.

Avec ça, Bink est un grand curieux qui s'interroge toujours sur la nature de la magie, ce qui nous intéresse toujours et nous permet d'appréhender toute la richesse de cet univers sous tous ses angles...

Et il y a bien sûr une intrigue derrière tout ça, Bink ne passe pas tout son temps à crapahuter. (La première partie est en fait une succession de petites aventures alors que la deuxième est plus focalisée sur l'Aventure.) Il finit par trouver le Bon Magicien, et là commence vraiment l'aventure... Pleine de rebondissements, avec un aperçu du monde Vulgaire au passage, et tout un tas de péripéties.

En compagnie de personnages qui deviennent très attachants, notamment Fanchon et Trent, et la fin me fait penser que je vais aimer Chester par la suite...

Parce que j'ai bien l'intention de continuer cette série, même si j'ai un peu regretté que la deuxième partie soit moins bien servie en jeux de mots et loufoquerie qui donnent ce ton si drôle et frais à la première partie.

 


 

Les autres avis du Cercle d'Atuan

 

 

 

 

Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques (Philip K. Dick)

Parce que je préfère de loin le premier titre: c'est en partie ce qui m'intriguait et me donnait envie de le lire...
Et en plus la couverture du poche est jolie, j'ai trouvé, à la gare (je l'ai acheté et lu en revenant de bretagne).

Sur terre, quelques temps après l'holocauste nucléaire : les espèces animales ont quasiment disparu et certains humains, dit "spéciaux", se sont mis à muter, voire à régresser.
Rick Deckard est chasseur de prime. Il est chargé de démasquer et d'éliminer les Nexus 6, des androïdes dont le séjour sur terre est illégal. Mais leur perfection est telle qu'il est quasiment impossible de les différencier des humains.
Ils pourraient d'ailleurs être bien plus nombreux que prévu. Au point que Deckard finira par se demander s'il n'est pas lui-même une création artificielle dont les souvenirs auraient été implantés.

Mais alors qu'est-ce qui différencie les humains des androïdes? Peut-être cette capacité à utiliser la "boite à empathie", qui les plonge dans le corps perpétuellement meurtri de Wilbur Mercer. Mercer qui pourrait bien s'avérer être un usurpateur...

Très intéressant questionnement sur ce qui fait la différence entre les androïdes et les humains, du moins ce qui reste de l'humanité terrienne, évoluant dans un milieu tellement sinistre qu'elle se raccroche à l'acquisition des rares vrais animaux restants, à la télé ultra formatrice et à la religion...

Le personnage principal est attachant, et il y a un bon rythme, j'ai été tenue en haleine du début à la fin.

Pas mécontente d'avoir lu cette grosse référence de SF ^^



 

Donjon de Naheulbeuk: La Couette de l'Oubli

Ca y est, je suis à jour dans la série de Naheulbeuk, avec ma lecture toute fraîche du roman de la saison 3 et ses quelques épisodes mp3 du site...

Jouez hautbois, résonnez trompettes, les héros du Donjon de Naheulbeuk reprennent du service ! Ils se croyaient sortis d'affaire après avoir rempli leur contrat... que nenni ! En rapportant à leur commanditaire, le sorcier Gontran Théogal, la douzième statuette de Gladeulfeurha, ils ont œuvré à leur insu pour l'avènement de Dlul, le dieu du sommeil et de l'ennui, qui menace d'engloutir le monde dans la Grande Couette de l'Oubli Éternel. Il va bien falloir que quelqu'un s'y colle, mais entre les guerres de religion qui agitent les terres de Fhang, les objectifs incertains des Oracles et le déplorable humour nain, ça s'annonce compliqué !


J'étais surtout très curieuse de voir ce que ça pouvait donner en roman, support bien différent des mp3.

Eh ben j'ai pas été déçue: c'est effectivement un peu différent dans la forme, mais très bien rendu, j'ai souvent entendu les voix dans ma tête!
Et puis c'est moins morcelé que d'attendre à chaque fois le prochain épisode.

C'est vraiment une nouvelle expérience très sympa pour continuer à explorer l'univers de Naheulbeuk: un régal!


L'avenir appartient à ceux qui ne se lèvent pas.
(Actes de Dlul, vingt-trois, huit, paragraphe quatre.)

 

La mécanique du diable (Philip Pullman)

L'auteur de A la croisée des mondes et de Sally Lockhart a écrit aussi d'autres trucs...

Entre autres, ce petit livre d'à peine une centaine de pages.

L'histoire se passe dans une ville germanique, où il y a une grande horloge, décorée avec des petits personnages automates reliés au mécanisme de l'horlogerie. Chaque apprenti du maître horloger ajoute son propre personnage à la fin de son apprentissage, le dernier jour. L'apprenti de l'histoire, la veille du jour fatidique, est morose: il a trop tergiversé et au final n'a rien préparé du tout, l'échec est assuré.
Dans cette ville, il y a aussi un écrivain qui conte ses écrits, le soir à l'auberge, devant les habitants fascinés par ses histoires à faire peur.
Mais cette nuit-là, son histoire est inachevée et prend une tournure très inhabituelle, inquiétante... diabolique?

Ca ressemble beaucoup à un conte, et il y a aussi des petits encarts où l'auteur fait ses petits commentaires plus ou moins détaillés et anecdotiques, un petit plus vraiment sympa ^^

Comme celui-ci, on ne peut plus anecdotique mais qui m'a particulièrement plu:

"La princesse s'appelait Mariposa. Elle était très belle, mais quelle princesse ne l'est pas? Etre belle est leur profession. La princesse Mariposa passait son temps à faire des achats. Les couturiers lui vendaient des robes à moitié prix, car les tenues qu'elle portait dans le monde les rendaient célèbres. Comme quoi, pour acheter bon marché, il vaut mieux être riche. Les pauvres doivent toujours payer le prix fort."

L'histoire est jolie, bien que très (trop?) vite expédiée, et la forme est bien ficelée, pour un récit bien vivant.
C'est vraiment du "jeunesse", mais j'ai bien apprécié!

 

Le royaume magique de Landover (Terry Brooks)

Encore un livre qui a su m'attirer par l'insolite de son résumé et la beauté de sa couverture (mais ça, y'a pas à dire, Bragelonne sait y faire):

"Royaume magique à vendre !": c'est bien cette accroche prometteuse qui m'a intriguée, et c'est bien comme ça que tout commence.


Une publicité dans un catalogue de Noël, du genre pour les milliardaires en mal de cadeaux extravagants ou très personnalisé. Mais ce grand magasin est réputé pour être scrupuleusement honnête et fournir des articles qui correspondent exactement au descriptif. Alors que penser de cette double page proposant un royaume magique? Impossible. Il doit y avoir un trucage, quelque chose. Et même si c'était vrai, le prix d'un million de dollar paraît tellement dérisoire pour un article aussi fabuleux! Comment un catalogue aussi réputé peut-il proposer cet article avec sérieux?
C'est trop intriguant, et Ben Holiday n'attend plus grand chose de la vie, de toute façon.
C'est peut-être le déclic qu'il lui faut, une deuxième chance de reprendre goût à la vie...


Et Landover est bel et bien un authentique royaume magique, livré au complet avec créatures féeriques et sorcellerie incluse, exactement comme la publicité l’avait promis.

Ce n'est qu'après qu'il découvre qu'il n'est que le dernier prétendant par intérim d'une longue succession de clients escroqués, découragés par l'anarchie et le dépérissement qui sont tombés petit à petit sur le royaume.
Il n'est qu'un roi de pacotille dans un royaume qui tombe en ruines... Les barons se tirent dans les pattes, les impôts ne sont plus collectés, une maladie gangrènne les arbres magiques, un dragon ravage la campagne, une sorcière maléfique foment la destruction de... tout. Et comme si ça ne suffisait pas, le seigneur des démons provoque tous les prétendants au trône en un duel à mort qu'aucun mortel ne peut espérer gagner...

Sauf que Ben a un truc typiquement humain dont aucune magie ne peut venir à bout : il est têtu comme une mule…


Voilà pour le résumé.

Mon avis:

Au début, j'étais quand même un peu sceptique, et le tome 1 m'a laissée mitigée.
Une partie de mon désappointement est imputable à l'éditeur ou à la traductrice, je ne sais pas trop, quoique même pour une traduction, l'éditeur se doit de corriger les fautes... Mais j'ai déjà eu des mauvaises surprises avec des livres de Bragelonne, et j'ai vu que leur édition reprend en fait le texte de l'édition poche.
M'enfin quand même, j'ai vu des phrases dont certains mots manquaient, des mots mal accordés, une majuscule à "Ben" oubliée... On a vraiment une impression de bâclé du plus mauvais effet.

Avec ça, on tourne pas mal en rond avec Ben qui se catastrophe très vite et passe son temps à ruminer ses malheurs et à se répéter qu'il se retrouve fourré dans un sacré pétrin et qu'il ne voit pas du tout comment s'en sortir. A la longue, c'est plutôt lourd et exaspérant (ça me rappelle un peu le côté crétin de Harry Potter - le personnage, pas la série).

Donc tout ça pèse dans la balance du mauvais côté, mais j'ai eu l'impression que ça s'améliorait grandement dans les tomes suivants.

Et du bon côté de la balance, il y a un monde fantasy somme toute assez classique mais non moins fort agréable, et en particulier deux des principaux personnages qui font partie intégrante de l'entourage royal et deviennent vite de véritables amis de Ben: Questor Thews, le mage royal mais foireux qui rate tous ses sortilèges, aux jambes maigrichonnes (= "manches à balai") et à la "vieille face de hibou" qui se ratatine sous l'effort de la réflexion ; et Abernathy, le scribe désabusé mais digne malgré sa transformation en chien qui n'a jamais pu être réparée par le mage.


Bref. Dans le tome 2 (La licorne noire), Ben Holiday, qui a réussi à déjouer l'escroquerie et à asseoir son autorité de roi légitime, se retrouve pris dans un nouveau piège du grand méchant manipulateur (qui se trouve être le précédent mage royal qui a mal tourné). Je passe sur les diverses péripéties, j'ai surtout énormément apprécié le personnage d'Edgewood Dirk, un chat au caractère très indépendant et énigmatique, très "chat" tout simplement.
Le fait qu'il soit "prismatique" et envoyé par les fées ne change pas grand chose à l'affaire. C'est très agréable de le voir faire tourner Ben en bourrique (encore une fois, quel crétin obstiné, quand il s'y met... il a un de ces dons pour se mettre des oeillères!).

Dans le tome 3 (Le sceptre et le sort), c'est un nouveau sortilège foiré de Questor qui provoque les catastrophes. On avait déjà eu un bref retour de Ben dans notre monde, mais cette fois-ci l'histoire se passe autant dans notre monde que dans celui de Landover. On découvre l'autre méchant, le prince de mèche avec Meeks le mauvais sorcier, qui vit retranché dans un petit manoir implanté sur notre monde. La fille du gardien croit en la magie et apporte son aide à Abernathy qui se retrouve parachuté sous le toit de son pire ennemi suite à la bévue de Questor...
Encore pas mal d'éléments "classiques" mais cette fois ça m'a vraiment passionné, je suis restée scotchée au livre jusqu'à la fin.

Donc c'est une petite série qui ne paye pas de mine mais qui est finalement plutôt sympa, en fait.

J'ai bien l'intention de lire la suite (déjà 2 autres tomes en France et un autre qui devrait suivre, déjà paru en V.O.), même s'ils ne sont pas à la bibliothèque (pour l'instant) et que je suis donc un peu forcée d'interrompre ma lecture pour le moment, mais j'ai l'habitude de commencer des séries et de ne les continuer que bien plus tard ^^